Rues de Ciboure
214 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Aldapa
patrimoineallée André Hiriart
patrimoineAllée Caparocenia
patrimoineAllée de l'Haritzaga
patrimoineAllée de Sainte-Croix
patrimoineAllée des Basques
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée de Zubiberri
patrimoineAllée du Petit Bois
patrimoineAllée Elorrienborda
patrimoineAllée Florentino Goicoechea
patrimoineAllée Goïti
patrimoineAllée Kali Joko
patrimoineAllée Léventenia
patrimoineAllée Mendibeltz
patrimoineAllée Oihana
patrimoineAllée Oihanalde
patrimoineAllée Patarrean
patrimoineAllée Zaldi Xurito
patrimoineAutoroute de la Côte Basque
patrimoineAvenue Catherine Aguirre
patrimoineAvenue Cordilleta
patrimoineAvenue d'Artzamendi
patrimoineAvenue de Berastegia
patrimoineAvenue de la Baie
patrimoineAvenue de la Croix Blanche
patrimoineAvenue de la Rade
patrimoineAvenue de la Rhune
patrimoineAvenue de l'Artha
patrimoineAvenue de l'Escale
patrimoineAvenue de l'Océan
patrimoineAvenue de Miguélénia
patrimoineAvenue des Basques
patrimoineAvenue d'Ibardin
patrimoineAvenue du Commandant Passicot
patrimoineAvenue du Docteur Speraber
patrimoineAvenue du Golf
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Errekazahar
patrimoineAvenue Errepira
patrimoineAvenue Eugene Corre
patrimoineAvenue Francis Picherit
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Gabriel Delaunay
patrimoineAvenue Haizehegoa
patrimoineAvenue Jean-Baptiste Carassou
patrimoineAvenue Jean-Baptiste Duhau
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Poulou
patrimoineAvenue Joseph Abeberry
patrimoineAvenue Joseph Besselère
patrimoineAvenue Kattalin Aguirre
patrimoineAvenue Krika
patrimoineAvenue Lehena
patrimoineAvenue Malkonea
patrimoineAvenue Maribernatenia
patrimoineAvenue Oihanalde
patrimoineAvenue Sopiténia
patrimoineBoulevard d'Abbadie d'Arrast
patrimoineBoulevard de Bordagain
patrimoineBoulevard Pierre Benoit
patrimoineCarrefour des Évadés
patrimoineCarrefour Marinella
patrimoineCarrefour Oihan-Aldé
patrimoineChemin Ahuntzen Bidea
patrimoineChemin d'Achotarreta
patrimoineChemin de Barikenia
patrimoineChemin de Bethanie
patrimoineChemin de Bordachumia
patrimoineChemin de Bordazahar
patrimoineChemin de Gaineko borda
patrimoineChemin de Gurutzeta
patrimoineChemin de l'Untxin
patrimoineChemin de Mamizun
patrimoineChemin de Mokanetx Pertala
patrimoineChemin de Muchugorry
patrimoineChemin de Pendichenea
natureChemin de Sainte-Anne
patrimoineChemin des Blocs
patrimoineChemin d'Espeletenia
patrimoineChemin d'Etxalde
patrimoineChemin d'Ithurritchua
patrimoineChemin d’Olhaberrieta
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin Dupont Delporte
patrimoineChemin Gurutze Saindu
patrimoineChemin Landaburu
patrimoineChemin Pandatetxua
patrimoineChemin Sagardiko Bidea
patrimoineEscalier Beñat Josie
patrimoineImpasse Aiako Harria
patrimoineImpasse Aristide Bourousse
patrimoineImpasse Arrantzalea
patrimoineImpasse Badiola
patrimoineImpasse Barikenia
patrimoineImpasse Berekoa
patrimoineImpasse Bigarrena
patrimoineImpasse Cité Elizalde
patrimoineImpasse de la Croix Rouge
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Relais
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse Eguzkilore
patrimoineImpasse Eskualduna
patrimoineImpasse Gainekoa
patrimoineImpasse Gazteluzahar
patrimoineImpasse Herculabaita
patrimoineImpasse Hirugarrena
patrimoineImpasse Ibiry
patrimoineImpasse Iratzea
patrimoineImpasse Iturbide
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse Joseph Besselère
patrimoineImpasse Lilipa
patrimoineImpasse Lizardi
patrimoineImpasse Muskoa
patrimoineImpasse Novelty
patrimoineImpasse Oihanbide
patrimoineImpasse Oihanttiki
patrimoineImpasse Oihenart
patrimoineImpasse Okineta
patrimoineImpasse Pumpenia
patrimoineImpasse Uhartea
patrimoineImpasse Uhartekoa
patrimoineImpasse Ur Zilo
patrimoineImpasse Xango
patrimoineImpasse Ziburumendi
patrimoineImpasse Zuhamo
patrimoinePassage de la Fontaine
patrimoinePassage de l'escalier Marcel Vicendoritz
patrimoinePassage du Belvédère
patrimoinePassage Erdikoa
patrimoinePassage Félix Bonnet Tobeen
patrimoinePassage Georges Masson
patrimoinePassage Raymond Virac
patrimoinePassage Ribera
patrimoinePassage Ttaket
patrimoinePassage Virac
patrimoinePlace Camille Jullian
patrimoinePlace de la Tour d'Auvergne
patrimoinePlace des frères Chancerelle
patrimoinePlace des frères Chancerelles
patrimoinePlace des Récollets
patrimoinePlace du 8 Mai
patrimoinePlace du Fronton
patrimoinePlace Joseph Arbiza
patrimoinePlace Koxe Arbiza
patrimoinePlace Pocalette
patrimoinePont Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Quai François Turnaco
patrimoineQuai Maurice Ravel
patrimoineQuai Pascal Elissalt
patrimoineRésidence Euskara
patrimoineRoute de Ciboure
patrimoineRoute de l'Océan
patrimoineRoute d'Olhette
patrimoineRue Achericillo
patrimoineRue Agorette
patrimoineRue Amaud
patrimoineRue Antoine Ordoqui
patrimoineRue Aristide Bourousse
patrimoineRue Arnaud Massy
patrimoineRue Azkena
patrimoineRue Briquet Baïta
patrimoineRue Charles Mapou
patrimoineRue de Galtzaburu
patrimoineRue de l'Abbé Récalde
patrimoineRue de la Croix Rouge
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Liberté
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'escalier Marcel Vicendoritz
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Rosiers
patrimoineRue des Trois Couronnes
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du Cimetière marin
patrimoineRue du Docteur Micé
patrimoineRue du Jeu de Paume
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Phare
patrimoineRue du Sémaphore
patrimoineRue Estefana Oyarzabal
patrimoineRue Évariste Baignol
patrimoineRue François Tournaco
patrimoineRue François Turnaco
patrimoineRue Gaston Pommereau
patrimoineRue Georges Olascuaga
patrimoineRue Iduski Leku
patrimoineRue Iduzkki
patrimoineRue Itholako Bidea
patrimoineRue Jean-Louis Saint-Esteven
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joseph Iturriza
patrimoineRue Jules Paquier
patrimoineRue Koxe Basurco
patrimoineRue Lehena
patrimoineRuelle Aitabaita
patrimoineRuelle Boga Boga
patrimoineRuelle Corona Baita
patrimoineRuelle Évariste Baignol
patrimoineRuelle Pepeenea
patrimoineRue Loperena
patrimoineRue Louis Etcheverry
patrimoineRue Pierre Bouvet de Thèze
patrimoineRue Pocalette
patrimoineRue Ramiro Arrue
patrimoineRue Rhin et Danube
patrimoineRue Simone Menez
patrimoine