Rues de Cheptainville
55 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Fond Ramont
patrimoineAllée de la Croix de Bouray
patrimoineAllée de l'Épine Ronde
patrimoineAllée des Fourneaux
patrimoineAllée Pomone
patrimoineChemin d'Arpajon à Lardy
patrimoineChemin de la Mare des Rayons
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Église à Lardy
patrimoineChemin de l'Orme à Chiquard
patrimoineChemin des Charbonneaux
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Fourneaux
patrimoineChemin des Graviers
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Long Boyau
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Potager
patrimoineChemin du Trou à Marcou
patrimoineChemin Rural de Torfou à Cheptainville
patrimoineImpasse Chantereau
patrimoineImpasse des Comices
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patrimoineImpasse des Reinettes
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patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse du Rû
patrimoinePlace des Vignes Rouges
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patrimoineRoute d'Arpajon
patrimoineRoute de la Ferté Alais
patrimoineRoute de Lardy
patrimoineRoute de Marolles
patrimoineRue Chantereau
patrimoineRue de la Pierre Blanche
patrimoineRue de l'Arche Rompue
patrimoineRue de l’Orme
patrimoineRue des Bois Blancs
patrimoineRue des Cormiers
patrimoineRue des Francs Bourgeois
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
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