Rues de Châteauneuf-du-Pape
218 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Bois de la Ville
patrimoineAllée la Cerise
patrimoineAllée le Clos de la Cerise
patrimoineAllée le Clos des Vignes
natureAncien Chemin de Caderousse
patrimoineAncien Chemin de Caderousse à Avignon
patrimoineAvenue Baron Le Roy
patrimoineAvenue des Amandiers
patrimoineAvenue des Bosquets
patrimoineAvenue des Oliviers
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Impériale
patrimoineAvenue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Pierre de Luxembourg
patrimoineAvenue Saint-Joseph
patrimoineChemin Château Fortia
patrimoineChemin de Bédarrides
patrimoineChemin de Boursan
patrimoineChemin de Brusquières
patrimoineChemin de Cabrières
patrimoineChemin de Charbonnières
patrimoineChemin de Charbonnières 2
patrimoineChemin de Coste Froide
patrimoineChemin de Farguerol
patrimoineChemin de Farguerol à Châteauneuf-du-Pape
patrimoineChemin de Grand l'Hers
patrimoineChemin de la Bigote
patrimoineChemin de la Calade
patrimoineChemin de la Combe Carrière
patrimoineChemin de la Combe d'Arnavel
patrimoineChemin de la Crau
patrimoineChemin de la Croze
patrimoineChemin de la Croze bis
patrimoineChemin de la Font du Loup
patrimoineChemin de la Gardine
patrimoineChemin de l'Airs à Chateauneuf-du-Pape
patrimoineChemin de la Nerthe
patrimoineChemin de la Petite Gardiole
patrimoineChemin de l'Arnersque Bis
patrimoineChemin de l'Arnesque
patrimoineChemin de l'Arnesque Nord
patrimoineChemin de la Roquette
patrimoineChemin de la Solitude
patrimoineChemin de l'Hers
patrimoineChemin de l'Hers 1
patrimoineChemin de l'Hers 3
patrimoineChemin de l'Hers 4
patrimoineChemin de Montalivet
patrimoineChemin de Montalivet 2
patrimoineChemin de Montredon
patrimoineChemin de Montredon à Farguerol
patrimoineChemin de Pierre à Feu
patrimoineChemin de Pierre à Feu 2
patrimoineChemin de Pierre à Feu 3
patrimoineChemin de Pierre à Feu 4
patrimoineChemin de Pierre à Feu à Châteauneuf-du-Pape
patrimoineChemin de Pradel
patrimoineChemin des Armeniers
patrimoineChemin des Combes d'Arnavel
patrimoineChemin des Devès
patrimoineChemin des Dèves C
patrimoineChemin des Galimardes
patrimoineChemin des Galimardes Bis
patrimoineChemin des Garrigues
patrimoineChemin des Garrigues Bis
patrimoineChemin des Marines
patrimoineChemin des Marines Bis
patrimoineChemin de Sorgues Bis
patrimoineChemin des Plagnes
patrimoineChemin des Rêves A
patrimoineChemin des Rêves B
patrimoineChemin des Roumiguières
patrimoineChemin des Terres Blanches
patrimoineChemin de Vaudieu
patrimoineChemin Draille de la Crau
patrimoineChemin du Bois de la Ville
patrimoineChemin du Boucoup
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Grangeon de Nani
patrimoineChemin du Limas
patrimoineChemin du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Parc
patrimoineChemin du Parc Bis
patrimoineChemin du Plan du Rhône
patrimoineChemin du Pont de la Martine
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Puits de l'Horme
patrimoineChemin du Puits de l'Horme Nord
patrimoineChemin du Puits de l'Horme Sud
patrimoineChemin du Ravin 1
patrimoineChemin du Ravin 2
patrimoineChemin du Saule
patrimoineChemin Farguerol Sud
patrimoineChemin Islon Saint-Luc
patrimoineChemin la Consonière
patrimoineChemin la Font du Pape
patrimoineChemin le Grand-Pierre
patrimoineChemin le Grand-Serres a
patrimoineChemin le Grand-Serres C
patrimoineChemin le Grand-Serres d
patrimoineChemin le Long du Canal
patrimoineChemin le Long du Rhône
patrimoineChemin Maure des Puits
patrimoineChemin Monseigneur André Mestre
patrimoineChemin Monseigneur Jules Avril
patrimoineChemin Pied de Baud
patrimoineChemin Proche Amandiers
patrimoineChemin Proche Farguerol
patrimoineChemin Roger Bouachon
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural de Cansaud
patrimoineChemin Rural de la Nerthe bis
patrimoineChemin rural de Sorgues
patrimoineChemin Saint-Préfert
patrimoineChemin Traversier 1
patrimoineChemin Traversier 10
patrimoineChemin Traversier 11
patrimoineChemin Traversier 2
patrimoineChemin Traversier 3
patrimoineChemin Traversier 4
patrimoineChemin Traversier 5
patrimoineChemin Traversier 6
patrimoineChemin Traversier 7
patrimoineChemin Traversier 9
patrimoineChemin Traversier Roquette
patrimoineChemin Viol
patrimoineImpasse Ca Ira
patrimoineImpasse Combe Masque Nord
patrimoineImpasse Combe Masque Sud
patrimoineImpasse de Courthézon bis
patrimoineImpasse de Grenade
patrimoineImpasse de la Brusquière
patrimoineImpasse de la Nerthe Bis
patrimoineImpasse de la Petite Bastide
patrimoineImpasse de l'Arnesque Bis
patrimoineImpasse de Montalivet
patrimoineImpasse de Montalivet 2
patrimoineImpasse des Combes d'Arnavel
patrimoineImpasse des Cordeliers
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Garrigues
patrimoineImpasse des Grands Jardins
patrimoineImpasse des Montagnards
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineImpasse Draille de la Crau
patrimoineImpasse Draille de la Crau 2
patrimoineImpasse du Chemin Traversier 7
patrimoineImpasse du Millénaire
patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse Impériale
patrimoineImpasse l'Arnesque
patrimoineImpasse Martial Imbart
patrimoineImpasse Mireille
patrimoineImpasse Montredon 2
patrimoineImpasse Proche du Château a
patrimoineImpasse Proche du Château B
patrimoineImpasse Thomas Petrucci
patrimoineImpasse Traversier 1
patrimoineImpasse Traversier 6
patrimoineImpasse Tresquoys 1 Section B
patrimoineImpasse Tresquoys 2 Section B
patrimoineImpasse Tresquoys 3 Section B
patrimoineImpasse Vincent
patrimoineImpasse Viol
patrimoineLotissement le Jardin du Bosquet
patrimoineMontée du Château
patrimoinePassage de Hurlevent
patrimoinePassage de la Consonière
patrimoinePassage des Girondins
patrimoinePassage du Clos
patrimoinePetit Chemin 2
patrimoinePetit Chemin de l'Arnesque
patrimoinePetit Chemin Traversier
patrimoinePetit Chemin Traversier 1
patrimoinePlace Castel Gandolfo
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de la Renaissance
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Portail
patrimoinePlace du Portalet
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Monseigneur Mestre
patrimoinePromenade des Cabanes
patrimoineRoute de Bédarrides
patrimoineRoute de Courthézon
patrimoineRoute de Roquemaure
patrimoineRoute de Sorgues
patrimoineRoute d'Orange
patrimoineRoute du Sel
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Anselme Mathieu
patrimoineRue Carmagnole
patrimoineRue de la Calade
patrimoineRue de la Nouvelle Poste
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Consuls
patrimoineRue des Papes
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Commandant Lemaître
patrimoineRue du Puits Neuf
patrimoineRue du Réservoir
patrimoineRue du Sommelier
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Henri Jourdan
patrimoineRue Jean-Henri Fabre
patrimoineRue Joseph Ducos
patrimoineRue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Porte Rouge
patrimoineRue Ville Vieille
patrimoineTerrasse
patrimoineTraverse des Pénitents Blancs
patrimoineTraverse du Pas de la Mule
patrimoine