Rues de Chasné-sur-Illet
41 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Anne Franck
patrimoineAllée de la Grotte
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée du Square
patrimoineAllée du Val
patrimoineAllée du Vallon
patrimoineAllée du Vert-Village
patrimoineAllée Joséphine Baker
cultureAutomne 1925. Sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées, une jeune femme de dix-neuf ans venue d'un ghetto noir de Saint-Louis dans le Missouri fait son entrée dans la Revue Nègre — presque nue, portée à moitié sur les épaules de son partenaire, dansant un charleston frénétique. La salle est en émoi. Certains crient au scandale, d'autres à la révélation. Le lendemain, Freda Josephine McDonald (1906-1975), fille d'une blanchisseuse et d'un père absent, est devenue Joséphine Baker — la vedette la plus commentée de Paris. Un an plus tard, aux Folies Bergère, elle porte cette ceinture de seize bananes qui la rendra à jamais mythique, entre ironie coloniale et audace scénique. Elle avait quitté les États-Unis pour fuir la ségrégation. La France la fit reine, mais elle rendit largement le compliment. En 1937, elle épousa l'industriel Jean Lion et obtint la nationalité française. Deux ans plus tard, dès la déclaration de guerre, elle offrit ses services à Jacques Abtey, chef du contre-espionnage militaire. Ce fut le début d'une carrière secrète que le grand public ne découvrit qu'après-guerre : recueil de renseignements dans les soirées mondaines de Paris auprès des officiels étrangers, puis, à partir de 1940, transmission de messages codés dissimulés dans ses partitions musicales durant ses tournées en Espagne, au Portugal, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Refusant de chanter devant les Allemands dans Paris occupé, elle se retira dans son château des Milandes en Dordogne, puis rejoignit Casablanca et Marrakech où elle poursuivit son travail de renseignement pour la France libre. En 1944, elle fut nommée sous-lieutenant des Forces féminines de l'Air. Elle recevrait après la guerre la médaille de la Résistance française, la Croix de guerre et la Légion d'honneur des mains du général Valin. L'artiste ne cessa jamais d'être militante. En 1963, elle marcha aux côtés de Martin Luther King à Washington — la seule femme à prendre officiellement la parole ce jour-là, revêtue de son uniforme de l'armée française. Dans son château des Milandes, elle éleva sa fameuse tribu arc-en-ciel : douze enfants adoptés aux quatre coins du monde, expérience humaine et politique du vivre-ensemble qui la ruina financièrement. Chassée des Milandes en 1969, hébergée par la princesse Grace de Monaco, elle remonta une dernière fois sur scène à Bobino en 1975. Quatre jours après sa première triomphale, elle s'éteignit d'une hémorragie cérébrale. Le 30 novembre 2021, elle devint la sixième femme et la première femme noire à entrer au Panthéon. Son cercueil, à sa demande, resta à Monaco ; à Paris fut installé un cénotaphe contenant de la terre de ses quatre patries : Saint-Louis, Monaco, la Dordogne, et Paris.
Allée Lucie Aubrac
patrimoineAllée Simone Veil
patrimoineAllée Tadorne
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Justais
patrimoineChemin de la Roulette
patrimoineChemin des Beyons
patrimoineChemin du Pré Thébault
patrimoineImpasse du Champ Thébault
patrimoineLe Clos de la Porte Pilet
patrimoineLes Allées de la Choinette
patrimoineLes Coteaux de la Chouanet
patrimoineLigne Forestière de la Mettrie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRésidence de la Grotte
patrimoineRésidence de la Mairie
patrimoineRoute des Marettes
patrimoineRoute Forestière de l'Étang du Compte
natureRoute Forestière des Noés
patrimoineRue Anserelle
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de l'École
patrimoineRue de l'Illet
patrimoineRue du Champ des Buttes
patrimoineRue du Champ Thébault
patrimoineRue du Château à Motte
patrimoineRue du Clos de la Jannaie
patrimoineRue du Clos Lorin
patrimoineRue du Grand Clos
patrimoineRue du Gué
patrimoineRue du Portail
patrimoineRue Fuligule
patrimoineRue Naise
patrimoine