Rues de Charvieu-Chavagneux
213 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Tour
patrimoineAvenue Alexandre Grammont
patrimoineAvenue de Bretagne
patrimoineAvenue du Collège
patrimoineBoulevard de l'Union
patrimoineBoulevard des Tréfileries
patrimoineCharvieu-Chavagneux Yves Nania-TeamTex
patrimoineChemin de Coupe-Cou
patrimoineChemin de Fer de l'Est de Lyon
patrimoineChemin de l'Abreuvoir
patrimoineChemin de la Diligence
patrimoineChemin de la Refeuille
patrimoineChemin de Pinéa
patrimoineChemin de Saint-Ours
patrimoineChemin des Coutuses
patrimoineChemin des Crêtes
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Quartier des Bruyères
patrimoineClos de la Garenne
patrimoineClos Erevan
patrimoineClos Latreille
patrimoineGiratoire des Perves
patrimoineImpasse Arthur Rimbaud
patrimoineImpasse Auer
patrimoineImpasse Boileau
patrimoineImpasse Burnou de Caqueran
patrimoineImpasse Chantoiseau
patrimoineImpasse Charles Baudelaire
patrimoineImpasse Charles Naudin
patrimoineImpasse Chevreul
patrimoineImpasse de la Bergerie
patrimoineImpasse de la Centrale
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Diligence
patrimoineImpasse de la Pastourelle
patrimoineImpasse de la Plaine Fleurie
patrimoineImpasse de la Serve
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse des 3 Fontaines
patrimoineImpasse des Airelles
patrimoineImpasse des Asphodèles
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Fabriques
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Muguets
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Oeillets
patrimoineImpasse des Pervenches
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Présidents
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Tisserands
patrimoineImpasse des Verchères
patrimoineImpasse de Villandrando
patrimoineImpasse du Breton
patrimoineImpasse du Bugey
patrimoineImpasse du Clos de la Vigne
natureImpasse du Dauphiné
patrimoineImpasse du Dizain
patrimoineImpasse du Lac
patrimoineImpasse du Maillon
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse G. Cuvier
patrimoineImpasse Geoffroy Saint Hilaire
patrimoineImpasse Georges Buffon
sciencesLe comte de Buffon, de son nom complet Georges-Louis Leclerc (1707-1788), se destinait initialement aux mathématiques. Il publia des travaux remarqués, mais finit par s'opposer à la philosophie scientifique cartésienne qu'il considérait comme réductrice. Souhaitant une plus grande proximité de l'expérience et de l'observation, il se tourna vers les sciences naturelles et réussit à devenir intendant du Jardin Royal des Plantes, fondé au début du XVIIᵉ siècle par Louis XIII. Il en fera l'ancêtre du prestigieux Muséum d'Histoire naturelle en y rapportant des espèces végétales du monde entier. Il consacra parallèlement quarante ans de sa vie à son Histoire naturelle, immense inventaire du vivant en trente-six volumes qui fit sa gloire dans toute l'Europe des Lumières. Monarchiste et proche des rois Louis XV et Louis XVI, il resta distant des problèmes politiques de son époque. On peut regretter qu'il dénigra les travaux de Linné et se brouilla avec Daubenton, qui par chance possèdent des rues se trouvant dans le quartier…
Impasse Guiffrey Vallier
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Lamarck
patrimoineImpasse Jean Rostand
patrimoineImpasse Joule
patrimoineImpasse Latreille
patrimoineImpasse le Pradet
patrimoineImpasse Louis Daubenton
patrimoineImpasse Lucien Labbé
patrimoineImpasse Mathieu Thomassin
patrimoineImpasse Maubec
patrimoineImpasse Michel de Montaigne
patrimoineImpasse Monstrelet
patrimoineImpasse Montbertrand
patrimoineImpasse Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Impasse Perolin
patrimoineImpasse Pierre de Terrail
patrimoineImpasse Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Impasse Saint-François
patrimoineImpasse Sibuet Rivoire
patrimoineImpasse Termant
patrimoineImpasse Van Gogh
patrimoineLe Clos de Javeline
patrimoineLe Clos de la Pertuisane
patrimoineLe Clos de l'Etendard
patrimoineLe Clos du Destrier
patrimoineLe Clos du Pavois
patrimoineLotissement Clos Gauguin
patrimoineLotissement la Lauze
patrimoineMontée de la Roue
patrimoineMontée du Phénix
patrimoinePassage Esteban Sousa
patrimoinePasserelle
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du 24 Avril 1915
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace Jean Marie Gauthier
patrimoinePlace Raymond Barbé
patrimoineProjet Déviation Pont de Chéruy
patrimoineRond-Point La Croix
patrimoineRond-Point La Sirène
patrimoineRond-Point La Tour
patrimoineRond-Point La Triode
patrimoineRond-Point "Le Dauphin"
patrimoineRond-Point "Le Petit-Prince"
patrimoineRoute de Colombier
patrimoineRoute de Crémieu
patrimoineRoute de Jameyzieu
patrimoineRoute de la Léchère
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Pont de Chéruy
patrimoineRoute des Perves
patrimoineRoute de Vienne
patrimoineRoute du Bois Thuillier
patrimoineRoute du Réveil
patrimoineRue Ampere
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Auerstaedt
patrimoineRue Charles Aznavour
patrimoineRue Charles Darwin
patrimoineRue Charles de Montesquieu
patrimoineRue Chartreuse Dauphine
patrimoineRue Claudius Livet
patrimoineRue d'Austerlitz
patrimoineRue de Fréminville
patrimoineRue de la Batterie
patrimoineRue de la Chaîne
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Gerbe
patrimoineRue de la Meije
patrimoineRue de la Pêcheraie
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Rivoire
patrimoineRue de l'Éternité
patrimoineRue Denis Diderot
patrimoineRue de Rivoli
patrimoineRue des 4 Fontaines
patrimoineRue des Allobroges
patrimoineRue des Alpes
patrimoineRue des Arcades
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Burlanchères
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Côtes Saint-Martin
patrimoineRue des Franchises
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Mûriers
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Provinces
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Terrasses
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Villas
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Claret
patrimoineRue du Docteur Robert
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue d'Ulm
patrimoineRue du Piarday
patrimoineRue du Ponant
patrimoineRue du Réveil
patrimoineRue du Travail
patrimoineRue du Village
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Émile Payet
patrimoineRue Francisque Vincent
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Humbert de Grolée
patrimoineRue Iéna
patrimoineRue Jacques de Vaucanson
patrimoineRue James Allison
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Johnny Halliday
patrimoineRue Johnny Hallyday
patrimoineRue Jules Buchaillat
patrimoineRue Jules Revelin
patrimoineRue Lancelot
patrimoineRue Louis de Chalon
patrimoineRue Maurice Boutin
patrimoineRue Milton Friedman
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nicolas Chorier
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Paul Bernascon
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Perceval
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Raoul de Gaucourt
patrimoineRue René Descartes
patrimoineRue Saint-François de Sales
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Louis
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Wagram
patrimoine