Rues de Charenton-le-Pont
114 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Liberté
patrimoineAllée de la Terrasse
patrimoineAllée de Navarre
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Moulin des Corbeaux
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Allée Mahaut d'Artois
patrimoineAllée Ronsard
patrimoineAutoroute de l’Est
patrimoineAvenue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Avenue de Gravelle
patrimoineAvenue de la Liberté
patrimoineAvenue de Saint-Maurice
patrimoineAvenue de Stinville
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Winston Churchill
patrimoineBoulevard Périphérique Extérieur
patrimoineChemin de l'Ancienne Écluse
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineCour du 18 Juin 1940
patrimoineJardin du Cardinal de Richelieu
patrimoinePassage de l'Arcade
patrimoinePasserelle d'Alfortville
patrimoinePasserelle de Valmy
patrimoinePasserelle du km 4.0
patrimoinePasserelle Industrielle d'Ivry-Charenton
patrimoinePlace Aristide Briand
histoireHomme politique, avocat et diplomate, Aristide Briand (1862-1932) est une figure majeure de la IIIe République, dont la carrière est marquée par les grandes réformes françaises et la recherche de la paix en Europe. Né à Nantes dans une famille de cafetiers, il devient avocat avant de s’engager dans le journalisme et le mouvement socialiste. Proche de Jean Jaurès, il est élu député en 1902 et se distingue rapidement par ses talents d’orateur.
En 1905, il joue un rôle central dans l’élaboration de la loi de séparation des Églises et de l’État, dont il est le rapporteur à la Chambre des députés. Devenu ministre l’année suivante, il contribue à sa mise en œuvre. Cette étape marque le début d’une longue carrière au sommet de l’État : il dirige 11 gouvernements et occupe à de nombreuses reprises des fonctions ministérielles, notamment pendant la Première Guerre mondiale, durant laquelle il est président du Conseil de 1915 à 1917.
Après le conflit, profondément marqué par les ravages de la guerre, Briand fait de la réconciliation européenne une priorité. Ministre des Affaires étrangères, il œuvre au rapprochement entre la France et l’Allemagne, notamment avec son homologue Gustav Stresemann. Ensemble, ils participent aux accords de Locarno en 1925, puis reçoivent le prix Nobel de la paix en 1926. En 1928, Briand contribue également au pacte Briand-Kellogg, qui condamne le recours à la guerre pour régler les conflits entre États.
Convaincu qu’une paix durable passe par une coopération entre les nations, il défend en 1929 un projet d’union européenne destiné à rapprocher les pays du continent, notamment sur le plan économique. Si cette initiative ne se concrétise pas, elle témoigne d’une vision novatrice pour son époque. Aristide Briand meurt à Paris le 7 mars 1932, laissant l’image d’un homme d’État qui, après avoir traversé les conflits de son temps, a consacré une grande partie de sa carrière à chercher les voies de la paix.Place Aristide-Briand
patrimoinePlace Arthur Dussault
patrimoinePlace Bobillot
patrimoinePlace de la Coupole
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace des Marseillais
patrimoinePlace de Valois
patrimoinePlace Henri d'Astier
patrimoinePlace Henri IV
patrimoinePlace Ramon
patrimoinePont de Charenton
patrimoinePont de l'Île Martinet
patrimoinePont Martinet
patrimoinePont Nelson Mandela
patrimoineQuai de Bercy
patrimoineQuai des Carrières
patrimoineRoute de la Plaine
patrimoineRoute de Reuilly
patrimoineRoute Dom Pérignon
patrimoineRoute du Bac
patrimoineRue Alfred Savouré
patrimoineRue Arthur Croquette
patrimoineRue Camille Mouquet
patrimoineRue de Conflans
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Cerisaie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Rue de l'Arcade
patrimoineRue de l'Archevêché
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de l'Embarcadère
patrimoineRue de l'Entrepôt
patrimoineRue de l'Hérault
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue des Bordeaux
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue d'Estienne d'Orves
patrimoineRue de Sully
patrimoineRue de Valmy
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Bac
patrimoineRue du Cadran
patrimoineRue du Commandant Delmas
patrimoineRue du Général Chanzy
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Maréchal Juin
patrimoineRue du Nouveau Bercy
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Petit Château
histoireLe mot « château » vient du latin castellum, qui signifie « forteresse » ou « place fortifiée ». Dès le Moyen Âge, il désigne une construction destinée à défendre un territoire, protéger ses habitants et affirmer l’autorité de son seigneur. Souvent édifié sur une position stratégique, le château fort est doté de remparts, de tours et parfois de fossés, qui lui permettent de résister aux attaques.
Au-delà de sa fonction militaire, le château est aussi un lieu de pouvoir et de résidence seigneuriale. Il accueille le seigneur, sa famille et son entourage, et constitue un centre d’administration du domaine environnant. Au fil des siècles, avec l’évolution des techniques militaires et des modes de vie, de nombreux châteaux perdent progressivement leur rôle défensif pour devenir des demeures plus confortables et prestigieuses.
À partir de la Renaissance, puis sous l’Ancien Régime, le terme désigne de plus en plus souvent de grandes résidences entourées de jardins ou de parcs, à l’image des célèbres châteaux de la Loire ou de Versailles. Aujourd’hui, il peut aussi désigner une vaste maison de campagne ou, dans le Bordelais, une propriété viticole.
Le château demeure ainsi un symbole fort du patrimoine français, témoin de l’évolution de l’architecture, des rapports de pouvoir et des modes de vie à travers les siècles.Rue du Pont
patrimoineRue du Port aux Lions
patrimoineRue du Président Kennedy
patrimoineRue du Séjour
patrimoineRue du Séminaire de Conflans
patrimoineRue Escoffier
patrimoineRue Étienne Méhul
patrimoineRue Félix Langlais
patrimoineRue Fragonard
patrimoineRue Gabrielle
patrimoineRue Gabriel Péri
histoireJournaliste, député communiste et martyr de la Résistance fusillé par les nazis au Mont-Valérien, Gabriel Péri (1902-1941) incarne le combat d’une génération d’intellectuels européens qui ont pris la plume comme on prend les armes pour alerter, dès les années 1930, sur la montée des fascismes. Spécialiste reconnu des relations internationales, auteur de plus de 4 200 articles en moins de vingt ans, il laisse à la postérité une dernière lettre bouleversante devenue l’un des textes fondateurs de la mémoire résistante française.
Né le 9 février 1902 à Toulon dans une famille modeste d’origine corse, Gabriel Péri grandit à Marseille où il fait de brillantes études secondaires. La Grande Guerre le marque profondément. Encore lycéen, il adhère aux Jeunesses socialistes en 1919 à l’âge de dix-sept ans et, après le congrès de Tours de décembre 1920, rejoint le tout jeune Parti communiste. Il renonce à préparer le concours d’entrée à l’École normale supérieure pour se consacrer au militantisme — devient secrétaire régional puis secrétaire national des Jeunesses communistes en 1922, à vingt ans.
Élu député d’Argenteuil en 1932, puis réélu en 1936, il dénonce avec vigueur l’agression italienne contre l’Éthiopie, défend la République espagnole et s’oppose aux concessions faites à Hitler lors des accords de Munich. Antifasciste convaincu, il défend l’idée d’une union contre le nazisme, même lorsque ses positions l’éloignent de certains dirigeants de son propre parti. Le pacte germano-soviétique de 1939 le plonge notamment dans une situation délicate, révélatrice de son indépendance d’esprit et des tensions qui traversent alors le mouvement communiste.
Après l’interdiction de la presse communiste en 1939, Gabriel Péri entre dans la clandestinité et poursuit son engagement sous l’Occupation. Arrêté par la police française le 18 mai 1941, il est livré aux autorités allemandes et fusillé au Mont-Valérien le 15 décembre 1941, sans avoir été jugé. Après sa mort, il devient l’une des figures symboliques de la Résistance, notamment grâce aux poèmes d’Aragon. Son nom, donné à de nombreuses rues et places en France, rappelle le parcours d’un journaliste et homme politique qui consacra sa vie à combattre le fascisme.Rue Guérin
patrimoineRue Jean-Baptiste Marty
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jean Pigeon
patrimoineRue Labouret
patrimoineRue Marcelin Berthelot
patrimoineRue Marius Delcher
patrimoineRue Necker
patrimoineRue Nocard
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Éluard
patrimoineRue Robert Grenet
patrimoineRue Robert Schuman
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Thiébault
patrimoineRue Victor Basch
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Square du 11 Novembre
patrimoineSquare Henri Sellier
patrimoineTerrasse Le Nôtre
patrimoineVilla Bergerac
patrimoineVilla des Fleurs
patrimoineVilla Le Marin
patrimoineVilla Saint-Pierre
patrimoine