Rues de Chantillac
64 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de Cheville à la Font David
patrimoineChemin de Chez Barbotin à la Migraine
patrimoineChemin de l'Abime
patrimoineChemin de la Borne du Pin
patrimoineChemin de la C 202 à la Migraine
patrimoineChemin de la Maçonne
patrimoineChemin de l'Ariac
patrimoineChemin de Mazerotte à la Route Nationale
patrimoineChemin des Enclouses
patrimoineChemin des Hautes Bises
patrimoineChemin des Palennes
patrimoineChemin d'Exploitation
patrimoineChemin du Bois Bonneau
patrimoineChemin du Bois Marteau
patrimoineChemin du Busquin
patrimoineChemin du Champ Boutin
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Grand Creux
patrimoineChemin du Poteau
patrimoineImpasse Brard
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Sables
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Champ des Bois
patrimoineImpasse du Chêne
natureImpasse du Pilone
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse Poitevin
patrimoineImpasse Richon
patrimoineLigne de Châteauneuf-sur-Charente à Saint-Mariens - Saint-Yzan
patrimoineRoute de Baignes
patrimoineRoute de Beaupuy
patrimoineRoute de Bonnaudet
patrimoineRoute de Chantillac
patrimoineRoute de Chevanceaux
patrimoineRoute de Cheville
patrimoineRoute de Courcouteau
patrimoineRoute de Jaublet
patrimoineRoute de la Brune
patrimoineRoute de la Champagne
patrimoineRoute de la Clie
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Migraine
patrimoineRoute de Mazerolle
patrimoineRoute de Montendre
patrimoineRoute de Montsoreau
patrimoineRoute de Peuchatain
patrimoineRoute de Picoutin
patrimoineRoute des Granges
patrimoineRoute de Siraud
patrimoineRoute des Noues
patrimoineRoute des Pommiers
patrimoineRoute des Quatre Vents
patrimoineRoute des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route des Trois Monts
patrimoineRoute de Toutvent
patrimoineRoute du Marronnier
patrimoineRoute du Pin
patrimoineRoute du Pré des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Route du Stade
patrimoineRoute du Vignac
patrimoineRoute Saint-Gaston
patrimoine