Rues de Chantemerle-les-Blés
75 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Roseaux
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineChemin Combe Fauchet
patrimoineChemin de Bornarin
patrimoineChemin de Chatrou
patrimoineChemin de Darmignon
patrimoineChemin de la Combe Fauchet
patrimoineChemin de la Croix des Morts
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de L'Omelette
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Gallières
patrimoineChemin des Notes
patrimoineChemin des Perrioles
patrimoineChemin des Sapins
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Bel Air
patrimoineChemin du Grand Malen
patrimoineChemin du Mallen
patrimoineChemin du Mas des Vées
patrimoineChemin Lespinasse
patrimoineImpasse Combe Jacquet
patrimoineImpasse de Beleau
patrimoineImpasse de la Cure
patrimoineImpasse des Belauds
patrimoineImpasse des Chevreuils
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Lagunes
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Grenouillet
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse Fontetu
patrimoineImpasse Gaboulu
patrimoineImpasse Mathieu
patrimoineImpasse Pré Bouvier
patrimoineLotissement Le Jardin de Julie
patrimoineLotissement Le Jardin des 7 Semaines
patrimoineLotissement Le Lavandou
patrimoineMontée de l'Église
patrimoinePassage
patrimoinePassage de la Bouterne
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace Pierre Brenier
patrimoineRoute de Chantemerle Les Blés
patrimoineRoute de Chavannes
patrimoineRoute de Claveyson
patrimoineRoute de la Ratte
patrimoineRoute de Larnage
patrimoineRoute de l'Étang
natureRoute de Saint-Barthélemy-de-Vals
patrimoineRoute de Saint-Sauveur
patrimoineRoute des Bas de Saint-Sauveur
patrimoineRoute des Bois
patrimoineRoute des Carrières
patrimoineRoute des Certeraud
patrimoineRoute des Chambrières
patrimoineRoute des Croisées
patrimoineRoute des Granges
patrimoineRoute des Lacets
patrimoineRoute des Rivoires
patrimoineRoute des Romanières
patrimoineRoute des Tennis
patrimoineRoute des Vées
patrimoineRoute de Tain
patrimoineRoute du Bois de L'Âne
patrimoineRoute du Mas de Surlan
patrimoineRoute du Mas du Cognet
patrimoineRue des Baumes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Genevières
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue Éloi Aber
patrimoineRuelle des Tonneliers
patrimoine