Rues de Changé
538 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire du Château de Ricoudet
patrimoineAllée Alain Mimoun
patrimoineAllée Colette Besson
patrimoineAllée d'Alsace
patrimoineAllée d'Anjou
patrimoineAllée de Bourgogne
patrimoineAllée de Champagne
patrimoineAllée de la Coudre
patrimoineAllée de la Coulée
patrimoineAllée de la Girarderie
patrimoineAllée de la Petite Landrière
patrimoineAllée de la Petite Réserve
patrimoineAllée de la Possonnière
patrimoineAllée de la Route du Tertre
patrimoineAllée de la Sauvagère
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de Roncevaux
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Jasnières
patrimoineAllée des Loriots
patrimoineAllée des Noues
patrimoineAllée des Quatre Vents
patrimoineAllée des Roitelets
patrimoineAllée des Templiers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée de Touraine
patrimoineAllée de Vézelay
patrimoineAllée du Cormier
patrimoineAllée du Dindo
patrimoineAllée du Perquoi
patrimoineAllée du Petit Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Allée du Pont
patrimoineAllée du Pont des Arts
patrimoineAllée du Pont Mirabeau
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée du Stade
patrimoineAllée François Villon
patrimoineAllée la Blanchisserie
patrimoineAllée Saint-Exupéry
patrimoineAllées des Noyers
patrimoineArdennes
patrimoineAutoroute du Pique-Prune
patrimoineAvenue du Docteur Jean Mac
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Marie et Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Avenue Pierre de Coubertin
patrimoineBoulevard Arago
patrimoineBoulevard de Buffon
patrimoineBoulevard de la Chenardière
patrimoineBoulevard de la Communication
patrimoineBoulevard Denis Papin
patrimoineBoulevard des Landes
natureBoulevard des Manouvriers
patrimoineBoulevard des Ravalières
patrimoineBoulevard Galilée
patrimoineBoulevard Henri Becquerel
patrimoineBoulevard Saint-Roch
patrimoineChambootz
patrimoineChemin aux Boeufs
patrimoineChemin aux Bœufs
patrimoineChemin d'Amigné
patrimoineChemin de Beauvais à Saint-Mars-la-Brière
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de César
patrimoineChemin de Changé
patrimoineChemin de Chanteloup
patrimoineChemin de Chefraison
patrimoineChemin de Halage de la Mayenne
patrimoineChemin de la Bidauderie
patrimoineChemin de la Blinière
patrimoineChemin de la Butte des Fermes aux Epinettes
patrimoineChemin de la Chapelle de Loudon à Changé
patrimoineChemin de la Colasière
patrimoineChemin de la Contentinière
patrimoineChemin de la Croix d'Ardennes
patrimoineChemin de la Croix de la Verronière à Champagné
patrimoineChemin de la Fourche à la Marinière
patrimoineChemin de la Grande Bigottière
patrimoineChemin de la Grande Chênaie
patrimoineChemin de la Grande Guette
patrimoineChemin de la Haize
patrimoineChemin de la Haute Berdière
patrimoineChemin de la Juberdière
patrimoineChemin de la Lande de Montgriveau
natureChemin de la Louvrie à la Hedinaie
patrimoineChemin de la Pelouse
patrimoineChemin de la Petite Bigottière
patrimoineChemin de la Petite Guette
patrimoineChemin de la Poulainerie
patrimoineChemin de la Poulainerie aux Petites Auguisières
patrimoineChemin de la Préelle
patrimoineChemin de la Rousselière
patrimoineChemin de la Rousselière aux Commerreries
patrimoineChemin de la Sauvagère
patrimoineChemin de la Sauvagère à la Touche au Gris
patrimoineChemin de la Torchonnière
patrimoineChemin de l'Aunay aux Brosses
patrimoineChemin de l'Épau au Gué-Perré
patrimoineChemin de l'Espérance
patrimoineChemin de l'Hermite
patrimoineChemin de Mirson
patrimoineChemin de Mondon
patrimoineChemin de Nayer
patrimoineChemin des Auguières
patrimoineChemin des Auguizières
patrimoineChemin des Aulnaies
patrimoineChemin des Bas Bois
patrimoineChemin des Bas Champs
patrimoineChemin des Besnardières
patrimoineChemin des Bigottières
patrimoineChemin des Brosses
patrimoineChemin des Clos à Saint-Hubert
patrimoineChemin des Emondières
patrimoineChemin des Ferrières
patrimoineChemin des Fontaines
patrimoineChemin des Galets
patrimoineChemin des Gallets
patrimoineChemin des Ganneries à la Robinière
patrimoineChemin des Goderies
patrimoineChemin des Grands Marais à Bel Air
patrimoineChemin des Grands Marais à Bel-Air
patrimoinechemin des Noyers
patrimoineChemin des Papinières
patrimoineChemin des Perdrielles
patrimoineChemin des Petites Frairies
patrimoineChemin des Petits Boulaies
patrimoineChemin des Pironnières
patrimoineChemin des Prairies
natureChemin des Rossays
patrimoineChemin des Rossays à l'Allée de Mirson
patrimoineChemin des Sablons
patrimoineChemin des Vernelles
patrimoineChemin des Vernelles à Touchegats
patrimoineChemin d'Halleray
patrimoineChemin du Bois Clos
patrimoineChemin du Bourgneuf
patrimoineChemin du Carrefour des Brosses à la Chapelle et à l'Hermite
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Grand Auneau
patrimoineChemin du Gué aux Oies
patrimoineChemin du Gué aux Oies au Pâtis
patrimoineChemin du Guy Bouttier
patrimoineChemin du Mans à Saint-Calais
patrimoineChemin du Pâtis
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Rocher
patrimoineChemin du Rond de Corneloup à Changé
patrimoineChemin du Sapin Fourchu
patrimoineChemin du Val
patrimoineChemin d'Yvré-l'Évêque
patrimoineClos du Verger
patrimoineDomaine de la Petite Lande
natureGrande Rue
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Brumaire
patrimoineImpasse de Florence
patrimoineImpasse de Gênes
patrimoineImpasse de l'Abbaye
patrimoineImpasse de la Bora
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Californie
patrimoineImpasse de la Cointise
patrimoineImpasse de la Cordelle
patrimoineImpasse de la Forêt
natureImpasse de la Fouquerie
patrimoineImpasse de la Guarrigue
patrimoineImpasse de la Lande
natureImpasse de la Masnière
patrimoineImpasse de la Montagnère
patrimoineImpasse de la Pironnette
patrimoineImpasse de la Sapinière
patrimoineImpasse de l'Aunay
patrimoineImpasse de l'Aurisse
patrimoineImpasse de la Vannerie
patrimoineImpasse de la Vesine
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse de l'Aviron
patrimoineImpasse de l'Espérance
patrimoineImpasse de Naples
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse des Alizés
patrimoineImpasse des Archers
patrimoineImpasse des Aulnes
patrimoineImpasse des Barges
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Blanchisseuses
patrimoineImpasse des Bois
patrimoineImpasse des Bolets
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Bouvreuils
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Cavaliers
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chanterelles
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chasseurs
patrimoineImpasse des Chaufourniers
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Closiers
patrimoineImpasse des Commerreries
patrimoineImpasse des Coprins
patrimoineImpasse des Cordonniers
patrimoineImpasse des Coulemelles
patrimoineImpasse des Éclusiers
patrimoineImpasse des Ecuyers
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Essards
patrimoineImpasse des Façonniers
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Forgerons
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Glaïeuls
patrimoineImpasse des Grenadiers
patrimoineImpasse des Guerinières
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jacinthes
patrimoineImpasse des Lanciers
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Micocouliers
patrimoineImpasse des Mousserons
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Palomets
patrimoineImpasse des Papinières
patrimoineImpasse des Petites Brosses
patrimoineImpasse des Pleurotes
patrimoineImpasse des Pontonniers
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Prunelliers
patrimoineImpasse des Ravalières
patrimoineImpasse des Régates
patrimoineImpasse des Renoncules
patrimoineImpasse des Rodiveaux
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Sablons
patrimoineImpasse des Souchettes
patrimoineImpasse des Tailleurs
patrimoineImpasse des Teinturiers
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineImpasse des Tremelles
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse des Zéphirs
patrimoineImpasse de Vauderon
patrimoineImpasse du Bief
patrimoineImpasse du Farou
patrimoineImpasse du Grain Blanc
patrimoineImpasse du Joran
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Layon
patrimoineImpasse du Marin
patrimoineImpasse du Mistral
patrimoineImpasse du Panorama
patrimoineImpasse du Pâtis
patrimoineImpasse du Petit Pavillon
patrimoineImpasse du Petit Pont
patrimoineImpasse du Petit Robinson
patrimoineImpasse du Pin
patrimoineImpasse du Ponant
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Pont de l'Europe
patrimoineImpasse du Pont de Normandie
patrimoineImpasse du Pont de Saint-Nazaire
patrimoineImpasse du Solaire
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse du Vendavel
patrimoineImpasse du Viaduc de Millau
patrimoineImpasse Floréal
patrimoineImpasse Fructidor
patrimoineImpasse Galerne
patrimoineImpasse Germinal
patrimoineImpasse Hauteclair
patrimoineImpasse Léonard de Vinci
patrimoineImpasse le Sapin
patrimoineImpasse Levanter
patrimoineImpasse Libeccio
patrimoineImpasse Lombarde
patrimoineImpasse Louis Neel
patrimoineImpasse Louis Rosier
patrimoineImpasse Marie Pape-Carpantier
patrimoineImpasse Maurice Allais
patrimoineImpasse Messidor
patrimoineImpasse Nordet
patrimoineImpasse Notus
patrimoineImpasse Olympe de Gouges
patrimoineImpasse Raymond Kopa
patrimoineImpasse Santa Ana
patrimoineImpasse Suet
patrimoineImpasse Thermidor
patrimoineImpasse Val du Gué Carré
patrimoineImpasse Vaudaire
patrimoineImpasse Vendémiaire
patrimoineImpasse Vent Blanc
patrimoineLa Coudre
patrimoineLa Petite Lande
natureLa Pichonnière
patrimoineLa Pironnette
patrimoineL'Armoricaine
patrimoineLaval Mini Auto Club
patrimoineLe Chemin de la Mine
patrimoineLe Clos des Tulipes
patrimoineLe Grand Cochet
patrimoineLe Petit Cochet
patrimoineLe Port
patrimoineLes Granges
patrimoineLe Vivier
patrimoineLotissement du Fresne
patrimoinePlace Christian d'Elva
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Pléiade
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Copalmes
patrimoinePlace des Étamines
patrimoinePlace des Floralies
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du Pont de l'Alma
patrimoinePlace Georges Macé
patrimoinePlace Jacques Peletier
patrimoinePlace Léonard de Vinci
patrimoinePlace Louis Aragon
patrimoinePlace Robert Garnier
patrimoinePlace Sainte-Cécile
patrimoinePlace Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Place Voltaire
patrimoinePont de Pritz
patrimoinePont des Aulnaies
patrimoineRocade Nord
patrimoineRocade Nord (Boulevard Arago)
patrimoineRocade Ouest
patrimoineRoute de Beauchêne
natureRoute de Bois Martin
patrimoineRoute de Champagné
patrimoineRoute de Champagné à Ruaudin
patrimoineRoute de Changé
patrimoineRoute de Courteboule
patrimoineRoute de Fontenay
patrimoineRoute de Fontenay à Céné
patrimoineRoute de la Bionnerie
patrimoineRoute de la Blanchardière
patrimoineRoute de la Californie
patrimoineRoute de la Chenardière
patrimoineRoute de la Cointise
patrimoineRoute de la Croix des Fermes
patrimoineRoute de la Girarderie
patrimoineRoute de la Morinière
patrimoineRoute de la Pouponnière
patrimoineRoute de la Soreille
patrimoineRoute de l'Épau
patrimoineRoute de l'Espérance
patrimoineRoute de Mayenne
patrimoineRoute de Mirebeau
patrimoineRoute de Niafles
patrimoineRoute de Parigné l'Évêque
patrimoineRoute des Aulnaies à l'Hermite des Maisons Neuves
patrimoineRoute des Bas Chatons
patrimoineRoute des Boires
patrimoineRoute des Brosses
patrimoineRoute des Chalottières
patrimoineRoute des Charmes
patrimoineRoute des Commerreries
patrimoineRoute des Courpins
patrimoineRoute des Épinettes
patrimoineRoute des Guérinières
patrimoineRoute des Maisons Neuves
patrimoineRoute des Marais
patrimoineRoute des Plouzières
patrimoineRoute des Rochers
patrimoineRoute des Rossays
patrimoineRoute du Carrefour
patrimoineRoute du Charbon
patrimoineRoute du Genest-Saint-Isle
patrimoineRoute du Luth
patrimoineRoute du Mans
patrimoineRoute du Perquoi
patrimoineRoute du Roncheray
patrimoineRoute du Tertre
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Assia Djebar
patrimoineRue Auguste de Clinchamp
patrimoineRue Berthe Marcou
patrimoineRue Charlemagne
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Charles Nicolle
patrimoineRue Charles-Robert Darwin
patrimoineRue Constantin Matei
patrimoineRue d'Autan
patrimoineRue de Bel-Air
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Cluny
patrimoineRue de la Batellerie
patrimoineRue de la Biochère
patrimoineRue de la Brique
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chartrie
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patrimoineRue de la Fenaison
patrimoineRue de la Filature
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patrimoineRue de la Gasnerie
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patrimoineRue de la Girarderie
patrimoineRue de la Grande Bise
patrimoineRue de la Jaffetière
patrimoineRue de la Javelle
patrimoineRue de la Juiverie
patrimoineRue de la Matinière
patrimoineRue de l'Amiral Beaufort
patrimoineRue de la Pléiade
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patrimoineRue de la Sapinière
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de la Tomette
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de l'Auneau
patrimoineRue de la Varenne
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patrimoineRue de l'Orée du Bois
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patrimoineRue de Niafles
patrimoineRue de Palerme
patrimoineRue de Rochefort
patrimoineRue de Rome
patrimoineRue de Ruaudin
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Académiciennes
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Amaryllis
patrimoineRue des Anémones
patrimoineRue de Savone
patrimoineRue des Bergeronnettes
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patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Campanules
patrimoineRue des Carriers
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Chasseurs
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
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patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
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sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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