Rues de Champniers
383 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoine2-3
patrimoine3-4
patrimoine4-5
patrimoine5-6
patrimoine6-7
patrimoine7-8
patrimoine8-9
patrimoineAllée des Bougainvilliées
patrimoineAllée des Charrons
patrimoineAllée des Commerces
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Forgerons
patrimoineAllée des Sabotiers
patrimoineAncienne Voie ferrée d'Angoulême à Confolens - CFEC
patrimoineChemin de Croix de Puyrenaud au Viaduc
patrimoineChemin de Fontenille au Pont de la Rivière
natureChemin de l'Abat Foin
patrimoineChemin de la Châtière
patrimoineChemin de la Combe du Pin au Viaduc de Puyrenaud
patrimoineChemin de la Coriandre
patrimoineChemin de la Noue
patrimoineChemin de la Rivière Argence
natureChemin de la Volige
patrimoineChemin de l'Oeil de Boeuf
patrimoineChemin de l'Oseille
patrimoineChemin de Puyrobert
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Chemin des Amandiers
patrimoineChemin des Bégonias
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patrimoineChemin des Campanules
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patrimoineChemin des épouvantails
patrimoineChemin des Euphorbes
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patrimoineChemin des Grenadiers
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natureChemin des Ifs
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patrimoineChemin des Oliviers
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patrimoineChemin des Potagers
patrimoineChemin des Pouillots
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patrimoineChemin des Savis
patrimoineChemin des Terres du Four
patrimoineChemin de Viville
patrimoineChemin d'exploitation n°33
patrimoineChemin du Champ Joyeux
patrimoineChemin du Jasmin
patrimoineChemin du Persil
patrimoineChemin du Petit Pré
patrimoineChemin Jules Verne
patrimoineChemin rural dit des Chaumes
patrimoineChemin rural dit du Puy de Nelle
patrimoineChemin rural du Bois de Denat à Denat
patrimoineChemin rural du Bourg aux Giraudières
patrimoineChemin rural n° 22 de Fontenille au
patrimoineChemin rural n° 3
patrimoineChemin rural n° 34 dit des Moussettes d'Argence
patrimoineChemin rural n° 83 de Vouillac à Chez Guérin
patrimoineImpasse Alfred Renoleau
patrimoineImpasse au-dessus de l'Argence
patrimoineImpasse Belle Joie
patrimoineImpasse de la Badiane
patrimoineImpasse de l'Abat-Vent
patrimoineImpasse de l'Absinthe
patrimoineImpasse de la Bussière
patrimoineImpasse de la Camomille
patrimoineImpasse de la Chaume à Gilet
patrimoineImpasse de la Claire-Voie
patrimoineImpasse de la Combe d'Argence
patrimoineImpasse de la Fenêtre
patrimoineImpasse de la Girofle
patrimoineImpasse de la Jouée
patrimoineImpasse de la Mauve
patrimoineImpasse de la Mélisse
patrimoineImpasse de la Moutarde
patrimoineImpasse de l'Angélique
patrimoineImpasse de la Persienne
patrimoineImpasse de la Pimprenelle
patrimoineImpasse de l'Ardoise
patrimoineImpasse de la Réglisse
patrimoineImpasse de l'Astragale
patrimoineImpasse de la Valériane
patrimoineImpasse de la Volute
patrimoineImpasse de l'Echauguette
patrimoineImpasse des Albizias
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Arcades
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Cheneveaux
natureImpasse des Chenevières
natureImpasse des Colombes
patrimoineImpasse des Cosmos
patrimoineImpasse des Dahlias
patrimoineImpasse des Gélinottes
patrimoineImpasse des Grèbes
patrimoineImpasse des Groies
patrimoineImpasse des Hérons
patrimoineImpasse des Hiboux
patrimoineImpasse des Huppes
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Mélèzes
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Oeillets
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse des Ortolans
patrimoineImpasse des Outardes
patrimoineImpasse des Pivoines
patrimoineImpasse des Pluviers
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Prairies
natureImpasse des Prêles
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Rouges Gorges
patrimoineImpasse des Rouges-Queues
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse du Café
patrimoineImpasse du Câpre
patrimoineImpasse du Chambranle
patrimoineImpasse du Champ du Cormier
patrimoineImpasse du Curry
patrimoineImpasse du Docteur Jean Pernot
patrimoineImpasse du Four Banal
patrimoineImpasse du Garde Corps
patrimoineImpasse du Guat
patrimoineImpasse du Jour
patrimoineImpasse du Lavoir
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patrimoineImpasse du Patchouli
patrimoineImpasse du Pistou
patrimoineImpasse du Pontil
patrimoineImpasse du Puits d'Argence
patrimoineImpasse du Serpolet
patrimoineImpasse du Sureau
patrimoineImpasse du Thé
patrimoineImpasse du Thym
patrimoineImpasse du Trumeau
patrimoineImpasse Émile Augier
patrimoineImpasse Giovanni da Verrazano
patrimoineImpasse Jean Calvin
patrimoineImpasse Laënnec
patrimoineImpasse Le Rang Clos
patrimoineImpasse Lucien Noël
patrimoineImpasse Maria Casarés
patrimoineImpasse Octavien de Saint-Gelais
patrimoineLa Vallade
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Tison d'Argence
patrimoineRond-Point de Pont Cassé
patrimoineRoute d'Agris
patrimoineRoute de Gond Pontouvre
patrimoineRoute de la Braconne
patrimoineRoute de la Mongerie
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Ruelle
patrimoineRoute des Châtaigneraies
patrimoineRoute des Renardières
patrimoineRoute de Vilaine
patrimoineRoute du Pont de Fonte
patrimoineRue Adrien Paul Mairat
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alphonse Eugène Beau de Rochas
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Bouillaud
patrimoineRue Buissonnière
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patrimoineRue Claire-Voie
patrimoineRue Claude Roy
patrimoineRue Daniel Reynaud
patrimoineRue de Bouvreuils
patrimoineRue de la Bergamote
patrimoineRue de la Bisaiguë
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patrimoineRue de la Cardamome
patrimoineRue de la Carvis
patrimoineRue de la Chaume
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patrimoineRue de la Citronnelle
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patrimoineRue de la Gache
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Génoise
patrimoineRue de l’Aiguille de Vouillac
patrimoineRue de la Lavande
patrimoineRue de la Margelle
patrimoineRue de la Marjolaine
patrimoineRue de la Mélisse
patrimoineRue de la Menthe
patrimoineRue de la Muscade
patrimoineRue de la Myrte
patrimoineRue de l'Aneth
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patrimoineRue de l'Anis Étoilé
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patrimoineRue de la Porte
patrimoineRue de la Porte du Château
patrimoineRue de la Poulie
patrimoineRue de l'Appentis
patrimoineRue de l'Arbalétrier
patrimoineRue de l'Arêtier
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patrimoineRue de la Sablière
patrimoineRue de la Sanguinette
patrimoineRue de la Sarriette
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patrimoineRue de la Solive
patrimoinerue de l'Auvent
patrimoineRue de l'Auvent
patrimoineRue de la Vanille
patrimoineRue de la Verveine
patrimoineRue de l'Echantignole
patrimoineRue de l'Entrait
patrimoineRue de l'Estragon
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patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Origan
patrimoineRue des Abricotiers
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Althæas
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patrimoineRue des Busards
patrimoineRue des Cailles
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cheneveaux
natureRue des Chevaliers Guignette
patrimoineRue des Chouettes
patrimoineRue des Clématites
patrimoineRue des Cochevis
patrimoineRue des Cognassiers
patrimoineRue des Colverts
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cormiers
patrimoineRue des Corneilles
patrimoineRue des Courlis
patrimoineRue des Crocus
patrimoineRue des Engoulevents
patrimoineRue des Éperviers
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Étourneaux
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Figuiers
patrimoineRue des Geais
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Grands Bois
patrimoineRue des Grives Musiciennes
patrimoineRue des Hêtres
natureRue des Hiboux
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Lauriers Roses
patrimoineRue des Lechères
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Lis
patrimoineRue des Loriots
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Martinets
patrimoineRue des Martins-Pêcheurs
patrimoineRue des Meneaux
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Millauds
patrimoineRue des Montagnes
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Néfliers
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Noyers
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Pâquerettes
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Petits Ducs
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pics-Verts
patrimoineRue des Pies
patrimoineRue des Pinsons
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patrimoineRue des Porches
patrimoineRue des Poules d'Eaux
patrimoineRue des Pruniers
patrimoineRue des Roses Trémières
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Rouges Gorges
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sittelles
patrimoineRue des Sureaux
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tourterelles
patrimoineRue des Troglodytes
patrimoineRue des Trois Porches
patrimoineRue des Tulipiers
patrimoineRue des Vanneaux
patrimoineRue des Verdiers
patrimoineRue des Vieilles Pierres
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patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue du Basilic
patrimoineRue du Bois des Roys
patrimoineRue du Buis
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patrimoineRue du Champ de Reigner
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patrimoineRue du Colombage
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patrimoineRue du Vieux Puits
patrimoineRue Edward Warin
patrimoineRue Émile Roux
patrimoineRue Étienne Pontenier
patrimoineRue Eugène Delacroix
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patrimoineRue François de la Rochefoucau
patrimoineRue François et Marie Mayoux
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Guillaume Resnier de Goué
patrimoineRue Guillaume Taillefer
patrimoineRue Jean-Baptiste de la Péruse
patrimoineRue Jean-Claude Pirotte
patrimoineRue Jean de la Fontaine
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patrimoineRue Jean-Louis Guez de Balzac
patrimoineRue Jean Martell
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Louis Pergaud
patrimoineRue Lucien Deschamps
patrimoineRue Ludovic Trarieux
patrimoineRue Marcellin Leroy
patrimoineRue Marc-René de Montalembert
patrimoineRue Marguerite de Valois
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie-Thérèse Charlotte de France
patrimoineRue Odette Commandon
patrimoineRue Paul Dambier
patrimoineRue Richard Hennessy
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Voie communale n°29 de Feuillade au Moulin-Maret
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...