Rues de Champhol
79 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Amandiers
patrimoineAllée des Orchidées
patrimoineAllée du Gros Orme
patrimoineAllée Jacqueline Auriol
patrimoineAvenue de la Chênaie
patrimoineChemin de fontaine bouillant
patrimoineChemin de Fontaine Bouillant
patrimoineChemin des Ouches
patrimoineChemin du Haut de l'Épine
patrimoineClos de la Moufle
patrimoineClos de Sechecote
patrimoineClos des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Clos Firmains
patrimoineClos Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Clos Roland Garros
patrimoineFerme de Vauventriers
patrimoineGiratoire Campo-Fauni
patrimoineGrande Rue
patrimoineLe Clos Florentine
patrimoinePassage de la Barillette
patrimoinePlace des Acloutis
patrimoineRue Adrienne Bolland
patrimoineRue André Taillandier
patrimoineRue Caroline Aigle
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Clos des Charmes
patrimoineRue Clos des Herbes Folles
patrimoineRue de Chartres
patrimoineRue de la Barillette
patrimoineRue de la Cité
patrimoineRue de la Croix Brisée
patrimoineRue de la Croix Jouvet
patrimoineRue de la Fontaine Bouillant
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Marche
patrimoineRue de la Mare Cochin
patrimoineRue de la Mare Hervé
patrimoineRue de la Mare Hervet
patrimoineRue de la Messe
patrimoineRue de la Moufle
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Plisse
patrimoineRue de la Porte Verte
patrimoineRue de la Varenne
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Longsault
patrimoineRue de Saint-Denis
patrimoineRue de Saint-Prest
patrimoineRue des Bornes
patrimoineRue des Champs Brizards
patrimoineRue de Sèchecôte
patrimoineRue des Frichalliers
patrimoineRue des Gatelles
patrimoineRue des Grandes Plantes
patrimoineRue des Grands Buissons
patrimoineRue des Hautes Bornes
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jannetières
patrimoineRue des Missonnières
patrimoineRue des Paissières
patrimoineRue des Pressoirs
patrimoineRue des Rougerons
patrimoineRue des Trente Setiers
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Vauventriers
patrimoineRue du Bois Musquet
patrimoineRue du Clos de la Plisse
patrimoineRue du Clos Paty
patrimoineRue du Lieutenant Albert Vasseur
patrimoineRue du Médecin Général Beyne
patrimoineRue du Pigeon Voyageur
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Jean-Baptiste Boussingault
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Louis Blériot
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Michel Dubois
patrimoineRue Saint-Gilduin
patrimoine