Rues de Chailly-en-Bière
81 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Berthe Morisot
patrimoineAllée de la Marnière
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée Ferdinand Salvaterra
patrimoineAllée Frédéric Bazille
patrimoineAllée Georges Gassies
patrimoineAllpe des Roses
patrimoineAvenue de Villeroy
patrimoineChemin de Cély
patrimoineChemin de Chailly-en-Bière à Fay
patrimoineChemin de Fleury-en-Bière à Chailly-en-Bière
patrimoineChemin de la C 2 à la N 7
patrimoineChemin de la Fromagerie
patrimoineChemin de la Liberté
patrimoineChemin de la Mare de Paris
patrimoineChemin de l'Ancien Tramway
patrimoineChemin de la Porte du Lys
patrimoineChemin de Perthes-en-Gâtinais à Chailly-en-Bière
patrimoineChemin de Saint-Martin-en-Bière à Chailly-en-Bière
patrimoineChemin de Saint-Sauveur-sur-École à Chailly-en-Bière
patrimoineChemin de Samois
patrimoineChemin des Billebault
patrimoineChemin de Semalzes
patrimoineChemin des Pointes
patrimoineChemin des Roches-Marceaux
patrimoineChemin des Thibaults
patrimoineChemin des Tombes
patrimoineChemin de Tire l'Âne
patrimoineChemin de Villiers
patrimoineChemin de Villiers à Faÿ
patrimoineChemin Rural de Chailly-en-Bière
patrimoineChemin Vert
patrimoineRoute Briquet
patrimoineRoute d'Alger
patrimoineRoute de Brolles
patrimoineRoute de Farcy
patrimoineRoute de Fontainebleau
patrimoineRoute de la Glandée
natureRoute de la Laie
patrimoineRoute de l'Ancien Bornage
patrimoineRoute de la Surveillance
patrimoineRoute de l'Épine Foreuse
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute des Audriettes
patrimoineRoute des Grandes Pointes à Melun
patrimoineRoute des Plaisirs du Roi
patrimoineRoute d'Orgenoy
patrimoineRoute du Bois Notre-Dame
patrimoineRoute du Garde Général Moisant
patrimoineRoute du Malheur
patrimoineRoute Neuve
patrimoineRue Chamaillard
patrimoineRue de Faÿ
patrimoineRue de Forges
patrimoineRue de la Citerne
patrimoineRue de la Fosse aux Loups
patrimoineRue de la Fromagerie
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Ormeau
patrimoineRue de Melun
patrimoineRue de Samois
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Biches
patrimoineRue des Bourdettes
patrimoineRue des Cytises
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Près
patrimoineRue des Sangliers
patrimoineRue des Thibaults
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Clocher
patrimoineRue du Four à Chaux
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue François Desportes
patrimoineRue Théodore Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Sentier de la Courtray
patrimoineSentier de la grange aux dimes
patrimoineVoie de Pertes-en-Gâtinais à Chailly-en-Bière
patrimoineVoirie Saints-Pègres
patrimoine