Rues de Caussade
268 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue de la Bénèche
patrimoineAvenue de Molières
patrimoineAvenue de Saint-Cirq
patrimoineAvenue des Tourondes
patrimoineAvenue du 8 Mai
patrimoineAvenue du Docteur Olive
patrimoineAvenue du Docteur Schweitzer
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Edouard Herriot
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard Didier Rey
patrimoineBoulevard Léonce Granié
patrimoineCarré des Chapeliers
patrimoineCaussade
patrimoineChemin d'Albert
patrimoineChemin de Barthe Folle
patrimoineChemin de Belfil
patrimoineChemin de Blanchous
patrimoineChemin de Bonnemort
patrimoineChemin de Bouys
patrimoineChemin de Calsos
patrimoineChemin de Castel Bas
patrimoineChemin de Catalo
patrimoineChemin de Goudou
patrimoineChemin de Gouzes
patrimoineChemin de Griffoulet
patrimoineChemin de Guillounet
patrimoineChemin de Hèche
patrimoineChemin de Huguenot
patrimoineChemin de Jagot
patrimoineChemin de Jouncayralade
patrimoineChemin de Juanico
patrimoinechemin de la Biasse
patrimoineChemin de la Briquetterie
patrimoineChemin de Las Fargues
patrimoineChemin de Latapié
patrimoineChemin de l'Égalité
patrimoineChemin de Lissart
patrimoineChemin de Marchandous
patrimoineChemin de Marot
patrimoineChemin de Martinol
patrimoineChemin de Massal
patrimoineChemin de Mès
patrimoineChemin de Monplaisir
patrimoineChemin de Montagnac
patrimoineChemin de Naudou
patrimoineChemin de Panassac
patrimoineChemin de Pech Del Barry
patrimoineChemin de Peyralade
patrimoineChemin de Piquemole
patrimoineChemin de Poujoles
patrimoineChemin de Poujoles-Bas
patrimoineChemin de Poujoulat
patrimoineChemin de Poulbérens
patrimoineChemin de Raux
patrimoineChemin de Ricassac
patrimoineChemin de Rimepoul
patrimoineChemin de Roussal
patrimoineChemin de Roynes
patrimoineChemin de Saint-Pierre
patrimoineChemin de Sarni
patrimoineChemin des Combettes
patrimoineChemin des Couconnes
patrimoineChemin de Sudre
patrimoineChemin des Vignals
patrimoineChemin de Syriech
patrimoineChemin de Teulary
patrimoineChemin de Tuquets
patrimoineChemin du Camp
patrimoineChemin du Colombié
patrimoineChemin du Gasc
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Piboul
patrimoineChemin du Pouget
patrimoineChemin du Truquet
patrimoineChemin du Truquets
patrimoineChemin Saint-Cernin
patrimoineImpasse Campieu
patrimoineImpasse de Balosses
patrimoineImpasse de Barthe-Folle
patrimoineImpasse de Bosques de Griffoulet
patrimoineImpasse de Caillembert
patrimoineImpasse de Célis
patrimoineImpasse de Fenouillet
patrimoineImpasse de Goudou
patrimoineImpasse de Gouzes
patrimoineImpasse de Grieumard
patrimoineImpasse de Guilhamet
patrimoineImpasse de Home
patrimoineImpasse de Jouanicou Bas
patrimoineImpasse de Labombardière
patrimoineImpasse de La Lère
patrimoineImpasse de Las Croux
patrimoineImpasse de Marnhiou
patrimoineImpasse de Marot
patrimoineImpasse de Meaux
patrimoineImpasse de Negrepelisse
patrimoineImpasse de Payrol
patrimoineImpasse de Pécholier
patrimoineImpasse de Perry
patrimoineImpasse de Plumal
patrimoineImpasse de Ranié
patrimoineImpasse des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Impasse des Condamines
patrimoineImpasse des Côteaux
patrimoineImpasse des Moulinières
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse de Soulié
patrimoineImpasse des Ruisseaux
natureImpasse des Tourondes
patrimoineImpasse de Xirle
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Docteur Olive
patrimoineImpasse du Lac
patrimoineImpasse du Maréchal Lyautey
patrimoineImpasse du Pradet
patrimoineImpasse du Truc
patrimoineImpasse Edouard Herriot
patrimoineImpasse Huguenot
patrimoineImpasse Treilhou
patrimoineLes Promenades
patrimoineL'Occitane
patrimoinePassage de l'Arbot
patrimoinePassage des Tanneries
patrimoinePlace de Calahorra
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place des Mûriers
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du 11 Novembre
patrimoinePlace du Fil
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace Edmond Michelet
patrimoinePlace Hippolyte Lacombe
patrimoinePlace Notre-Dame
patrimoinePlaces des Anciens Combattants et Victimes d'Afrique du Nord 19 Mars 1962
patrimoinePlace victor Fournier
patrimoinePlace Victor Fournier
patrimoineRésidence Les Terrasses du Traversiet
patrimoineRoute de Bioule
patrimoineRoute de Cahors
patrimoineRoute de la Benèche
patrimoineRoute de l'Ancien Candé
patrimoineRoute de Lapenche
patrimoineRoute de Montalzat
patrimoineRoute de Montricoux
patrimoineRoute de PuyLaroque
patrimoineRoute de Réalville
patrimoineRoute de Saint-Cirq
patrimoineRoute de Saint-Martin
patrimoineRoute de Saint-Vincent
patrimoineRoute des Pigeonniers
patrimoineRoute de Tanguine
patrimoineRoute du Causse
patrimoineRoute du Treilhou
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Ange Huc
patrimoineRue Antonin Perbosc
patrimoineRue Arthur Honegger
patrimoineRue Banaste
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bède
patrimoineRue Berlioz
patrimoineRue Bombée
patrimoineRue Bourdelle
patrimoineRue Campieu
patrimoineRue Chanoine Galabert
patrimoineRue Charles Monfrini
patrimoineRue Clair Soleil
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Clément Marot
patrimoineRue Darius Milhaud
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Jonquière
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Mouline
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de l'Amourie
patrimoineRue de la Piboulette
patrimoineRue de l'Arbot
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Solidarité
patrimoineRue de Lavaur
patrimoineRue de Lesparre
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Fraissades
patrimoineRue des Frères Duclos
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Marches
patrimoineRue des Récollets
patrimoineRue des Républicains Espagnols
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Tourondes
patrimoineRue de Treilhou
patrimoineRue de Versailles
patrimoineRue Dieudonné Costes
patrimoineRue du Candé
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Docteur Georges Nougue
patrimoineRue du Maréchal Lyautey
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pradet
patrimoineRue du Treilhou
patrimoineRue du Truc
patrimoineRue Émile Pouvillon
patrimoineRue Érik Satie
patrimoineRue Estivenque
patrimoineRue Flandres Dunkerque
patrimoineRue Francis Poulenc
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Georges Talbot
patrimoineRue Germaine Tailleferre
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Henri Courtois de Maleville
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Ingres
patrimoineRue Jacques Ancelet
patrimoineRue Jacques Chapou
patrimoineRue Jacques Momméja
patrimoineRue Jean Calvin
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne et Pierre Cabarroques
patrimoineRue Juliette Gréco
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Louis Boscus
patrimoineRue Louis Durey
patrimoineRue Marcel Laurent
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Mirabey
patrimoineRue Moissagaise
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Nelson Mandela
patrimoineRue Pablo Picasso
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patrimoineRue Pierre Nicolau
patrimoineRue Raymond Duclos
patrimoineRue Robert Desnos
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Gauzy
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Salvador Allende
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineSentier de Bayle
patrimoineSentier de Bonne Vieille
patrimoineSentier de Julio
patrimoineSentier de Labelle
patrimoineSentier de Naudy
patrimoineSentier des Cluzels
patrimoineSentier des Mothes
patrimoineSentier du Treilhou
patrimoineTraverse de Bonnemort
patrimoineTraverse de Castel-Haut
patrimoineTraverse de Combals
patrimoineTraverse de Grimal
patrimoineTraverse de RATIER
patrimoineTraverse des Amourettes
patrimoineTraverse de Soulié
patrimoineTraverse du Truc
patrimoineTraversée des Amourettes
patrimoine