Rues de Castelnau-le-Lez
419 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Antoine Lavoisier
patrimoineAllée Charles Robert Darwin
patrimoineAllée de la Belgentiéroise
patrimoineAllée de la Diligence
patrimoineAllée de la Gardie
patrimoineAllée de la Louisiane
patrimoineAllée de l'Améllan
patrimoineAllée de l'Aramon
patrimoineAllée de la Rose de France
patrimoineAllée de la Rougette
patrimoineAllée de la Salonnenque
patrimoineAllée de la Tapenade
patrimoineAllée de la Volhe
patrimoineAllée de l'Ermitage
patrimoineAllée de l'Honneur
patrimoineAllée de L'Olivière
patrimoineAllée de Navitau
patrimoineAllée des Alouettes
patrimoineAllée des Castellanes
patrimoineAllée des Causses
patrimoineAllée des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Condamines
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Grives
patrimoineAllée des Ifs
patrimoineAllée des Lavognes
patrimoineAllée des Lucques
patrimoineAllée des Meulières
patrimoineAllée des Mousquetaires
patrimoineAllée des Picholines
patrimoineAllée des Pierrottes
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Poètes
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Sablons
patrimoineAllée des Scarabées
patrimoineAllée des Trouvères
patrimoineAllée du Berger
patrimoineAllée du Carignan
patrimoineAllée du Coche
patrimoineAllée du Docteur Louis Constantin
patrimoineAllée du Fiacre
patrimoineAllée du Genévrier
patrimoineAllée du Grand Canyon
patrimoineAllée du Jaspe
patrimoineAllée du Mas de Rochet
patrimoineAllée du Merlot
patrimoineAllée du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Moulin à Huile
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Parc aux Cèdres
patrimoineAllée du Relais
patrimoineAllée du Stade
patrimoineAllée du Vallon de l'Olivier
patrimoineAllée Émilie du Châtelet
patrimoineAllée François Chalbos
patrimoineAllée Frédéric Mistral
patrimoineAllée Galilée
patrimoineAllée Germaine Richier
patrimoineAllée Irène Joliot-Curie
patrimoineAllée Isaac Newton
patrimoineAllée Jean d'Alembert
patrimoineAllée Jean Marie Amelin
patrimoineAllée Lino Ventura
patrimoineAllée Maréchal Marie-Pierre Koenig
patrimoineAllée Marie Banegas
patrimoineAllée Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Allée Paul-Émile Desmonts
patrimoineAllée Sabine et Miron Zlatin
patrimoineAllée Sainte-Agnès
patrimoineAllée Saint Jean-Paul II
patrimoineAllée Sophie Germain
patrimoineAllée Yves Stourdze
patrimoineAvenue André Ampère
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Avenue Clément Ader
patrimoineAvenue de Castelnau
patrimoineAvenue de la Galine
patrimoineAvenue de la Monnaie
patrimoineAvenue de la Moutte
patrimoineAvenue de l'Aube Rouge
patrimoineAvenue de la Volhe
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue Denis Papin
patrimoineAvenue de Plankstadt
patrimoineAvenue des Apollons
patrimoineAvenue des Centurions
patrimoineAvenue des Compagnons
patrimoineAvenue des Érables
patrimoineAvenue des Sabines
patrimoineAvenue des Vénus
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Consul
patrimoineAvenue du Devois
patrimoineAvenue du Jeu de Mail
patrimoineAvenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Frédéric Bazille
patrimoineAvenue Georges Frêche
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Konrad Adenauer
patrimoineAvenue Louis Blériot
patrimoineAvenue Marcel Dassault
patrimoineAvenue Mélusine
patrimoineAvenue René Couveinhes
patrimoineAvenue Roger Salengro
patrimoineBoulevard de Lauriol
patrimoineBoulevard Philippe Lamour
patrimoineChemin de Balestrier
patrimoineChemin de Borie
patrimoineChemin de Caylus
patrimoineChemin de Coulon
patrimoineChemin de la Draye
patrimoineChemin de la Draye du Marbre
patrimoineChemin de la Farigoule
patrimoineChemin de la Gardie
patrimoineChemin de la Madrague
patrimoineChemin de la Malabesse
patrimoineChemin de la Rocheuse
patrimoineChemin de l'Eclair
patrimoineChemin de l'Hirondelle
natureChemin des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Chemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin des Aires
patrimoineChemin des Aires Prolongé
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Buissonnets
patrimoineChemin des Castors
patrimoineChemin des Cauquilloux
patrimoineChemin des Cèdres
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Cigales
patrimoineChemin des Coccinelles
patrimoineChemin des Fauvettes
patrimoineChemin des Genèvriers
patrimoineChemin des Grès
patrimoineChemin des Grillons
patrimoineChemin des Grives
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Libellules
patrimoineChemin des Loriots
patrimoineChemin des Mendrous
patrimoineChemin des Mésanges
patrimoineChemin des Mûriers
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin des Papillons
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin des Sapins
patrimoineChemin des Sophoras
patrimoineChemin des Thermes
patrimoineChemin des Thuyas
patrimoineChemin de Substantion
patrimoineChemin de Tisson
patrimoineChemin de Verchant
patrimoineChemin du Cascal
patrimoineChemin du Champ Juvénal
patrimoineChemin du Chèvrefeuille
patrimoineChemin du Clos de l'Armet
patrimoineChemin du Grès
patrimoineChemin du Lez
patrimoineChemin du Martinet
patrimoineChemin du Mas de Rochet
patrimoineChemin du Mas du Diable
patrimoineChemin du Pech Saint-Peyre
patrimoineChemin du Petit Poucet
patrimoineChemin du Pioch-Pelat
patrimoineChemin du Pont de Seranne
patrimoineChemin du Roc Fleuri
patrimoineChemin du Romarin
patrimoineChemin du Sablasou
patrimoineChemin du Thym
patrimoineChemin en Impasse, Ancien Diverticule de la Voie Domitienne
patrimoineCité Cantegril
patrimoineDraille du Marbre
patrimoineEscalier forestier
patrimoineEsplanade du Domaine des Oliviers
patrimoineHameau Fleur de Saison
patrimoineHameau Graine d'Étoiles
patrimoineHameau Il Était une Feuille
patrimoineHameau L'Âme Rêvée
patrimoineHameau Le Charme des Bois
patrimoineHameau L'Écume des Jours
patrimoineHameau Le Havre de Paix
patrimoineHameau Le Temps de Vivre
patrimoineHameau Quand Vient le Jour
patrimoineImpasse Amans Marques
patrimoineImpasse Beauséjour
patrimoineImpasse Bossuet
patrimoineImpasse Charles Amans
patrimoineImpasse Corneille
patrimoineImpasse d'Alicante
patrimoineImpasse d'Allut
patrimoineImpasse de la Côte d'Or
patrimoineImpasse de la Falaise
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Grenouillère
patrimoineImpasse de la Moutte
patrimoineImpasse de la Musaraigne
patrimoineImpasse de la Pompette
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de l'Aurore
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse Descartes
patrimoineImpasse des Chênes Kermès
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Dahlias
patrimoineImpasse des Décurions
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Gladiateurs
patrimoineImpasse des Guilhems
patrimoineImpasse des Hauts du Sablas
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Micocouliers
patrimoineImpasse des Nobis
patrimoineImpasse des Paquerettes
patrimoineImpasse des Rocailles
patrimoineImpasse des Salvias
patrimoineImpasse des Sophoras
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Tribuns
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Mas du Diable
patrimoineImpasse du Petit Vichy
patrimoineImpasse du Proconsul
patrimoineImpasse du Séringat
patrimoineImpasse du Serpolet
patrimoineImpasse du Souvenir
patrimoineImpasse du Vieux Cèdre
patrimoineImpasse Jacquard
patrimoineImpasse La Bruyère
patrimoineImpasse la Rocade
patrimoineImpasse les Cupidons
patrimoineImpasse les Roches
patrimoineImpasse les Thermes
patrimoineImpasse Marjolaine
patrimoineImpasse Menon
patrimoineImpasse Molière
patrimoineImpasse Notre-Dame
patrimoineImpasse Rabelais
patrimoineImpasse Racine
patrimoineImpasse Roucher
patrimoineImpasse Tranquilitat
patrimoineImpasse Verte Colline
patrimoineImpasse Vié
patrimoineMas de Paoletti
patrimoineParcours de Santé
patrimoinePassage de la Marne
patrimoinePasserelle Julien Quet
patrimoinePetite Rue des Centurions
patrimoinePlace Aristote
patrimoinePlace Bacchus
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de la Liberté
patrimoinePlace de l'Europe - Simone Veil
patrimoinePlace des Tribuns
patrimoinePlace du Forum
patrimoinePlace du Four à Chaux
patrimoinePlace Hypathie D'Alexandrie
patrimoinePlace Martin Luther King
patrimoinePlace Pierre Mendès France
patrimoinePlace Simon Wiesenthal
patrimoinePont de la Concorde
patrimoineResidence le Village
patrimoineRond-Point Berlin
patrimoineRond-Point Bir Hakeim
patrimoineRond-Point Bruxelles
patrimoineRond-Point Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rond-Point de Madrid
patrimoineRond-Point de Paris
patrimoineRond-Point Légion d'Honneur
patrimoineRond-Point Léonard de Vinci
patrimoineRond-Point Londres
patrimoineRond-Point Mimoun
patrimoineRond-Point Rome
patrimoineRond-Point Suzanne Orts
patrimoineRoute de Clapiers
patrimoineRoute de la Pompignane
patrimoineRoute de Nîmes
patrimoineRue Aglaonice de Thessalie
patrimoineRue Albert Thomas
patrimoineRue Alphonse Beau de Rochas
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Andreï Sakharov
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patrimoineRue Armand Barbès
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patrimoineRue Averroès
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patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Closerie des Guilhems
patrimoineRue d'Allut
patrimoineRue de Clairval
patrimoineRue de Doscarès
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patrimoineRue du Clair Soleil
patrimoineRue du Clos des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue du Clos du Puits
patrimoineRue du Clos Martin
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Maréchal Bernadotte
patrimoineRue du Maréchal Brune
patrimoineRue du Maréchal Lefebvre
patrimoineRue du Maréchal Marmont
patrimoineRue du Maréchal Massena
patrimoineRue du Maréchal Murat
patrimoineRue du Maréchal Ney
patrimoineRue du Mas de Verchant
patrimoineRue du Miradou
patrimoineRue du Petit Nice
patrimoineRue du Prado
patrimoineRue du Puech Saint-Peyre
patrimoineRue du Roussillon
patrimoineRue du Sablas
patrimoineRue Émile Combes
patrimoineRue Enclos Saint-Nicolas
patrimoineRue Étienne Dantoine
patrimoineRue Euclide
patrimoineRue Gaston Baissette
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Hippocrate
patrimoineRue Jacques Roseau
patrimoineRue Janus
patrimoineRue Jean-Antoine Injalbert
patrimoineRue Jean Giono
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patrimoineRue Johannès Lagarde
patrimoineRue Jules Ferry
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patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Marcellin Albert
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Michel Rozier
patrimoineRue Morgane
patrimoineRue Nicolas Copernic
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Gauguin
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre Granier
patrimoineRue Pierre Latécoère
patrimoineRue Pythagore
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue René Iché
patrimoineRue Roland Dorgelès
patrimoineRue Romaine
patrimoineRue Romani
patrimoineRue Sainte-Teresa de Calcutta
patrimoineRue Titus
patrimoineRue Toulouse Lautrec
patrimoineRue Urgante
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Square des Anciens d'Indochine
patrimoineTraverse Diderot
patrimoineVéloligne A
patrimoineVia Domitia - (Ancienne Voie Romaine)
patrimoineVoie Domitienne
patrimoineVoie du Bustram
patrimoine