Rues de Castanet-Tolosan
299 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bleue
patrimoineAllée Cocorastii-Mirlii
patrimoineAllée de la Flânerie
patrimoineAllée de la Palette
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Buis
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Géraniums
patrimoineAllée des Grillons
patrimoineAllée des Libellules
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Papillons
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée Diane Fossey
patrimoineAllée d'Orion
patrimoineAllée du 11 Novembre 1918
patrimoineAllée du 8 Mai 1945
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAllée du Grand Chêne
natureAllée du Marronnier Rouge
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée Edouard Vaillant
patrimoineAllée Hubert Vidal
patrimoineAllée Juliette Drouet
patrimoineAllée Katia Krafft
patrimoineAllée Louise Michel
patrimoineAllée Montredon
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAutoroute des Deux Mers
patrimoineAvenue Assolelhat
patrimoineAvenue Barthélémy Salettes et Jean-Marie Manset
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de Las Bessanos
patrimoineAvenue des Lascardos
patrimoineAvenue des Peupliers
natureAvenue des Sources
patrimoineAvenue de Toulouse
patrimoineAvenue du 19 Mars 1962
patrimoineAvenue du Docteur Delherm
patrimoineAvenue du Docteur Louis Delherm
patrimoineAvenue du Lauragais
patrimoineAvenue Édouard Herriot
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Marie Laurencin
patrimoineAvenue Pierre Mendès France
patrimoineAvenue Salvador Allende
patrimoineAvenue Se Canto
patrimoineBoulevard des Alouettes
patrimoineBoulevard des Campanhols
patrimoineBoulevard des Genêts
patrimoineCarriera Castelet Roman
patrimoineCastanet-Tolosan
patrimoineChemin d'Augustin
patrimoineChemin de Buffo Bent
patrimoineChemin de Combe d'Oly
patrimoineChemin de Dupuis
patrimoineChemin de la Chanson
patrimoineChemin de la Crabotte
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Sapinière
patrimoineChemin de l'Écluse de Vic
patrimoineChemin de Peloque
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patrimoineChemin de Riou Peyre
patrimoineChemin de Sain
patrimoineChemin des Ânes
patrimoineChemin de Savignol
patrimoineChemin des Canelles
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patrimoineChemin des Clos
patrimoineChemin des Quatre Vents
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Bois de Savignol
patrimoineChemin du Canal Au Pont de Tuile
patrimoineChemin du Carrelet
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Mares
patrimoineChemin du Touron
patrimoineCheminement Borde Rouge
patrimoineChemin Joseph Gayssot
patrimoineChemin Lacassagne
patrimoineChemin Legoux
patrimoineChemin Se Canto
patrimoineChemin Tassié
patrimoineClos des Trois Pins
patrimoineDomaine Les Terrasses de Savignol
patrimoineImpasse Belle-Vue
patrimoineImpasse de Camp-Coubert
patrimoineImpasse de la Javanaise
patrimoineImpasse de la Marjolaine
patrimoineImpasse de la Petite Reine
patrimoineImpasse de la Soulane
patrimoineImpasse de la Treille
patrimoineImpasse de la Tuilerie
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse dels Drolets
patrimoineImpasse de Provence
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Agacos
patrimoineImpasse des Bons Enfants
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Camparols
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Fontanelles
patrimoineImpasse des Garbiers
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Joncs
patrimoineImpasse des Meuniers
patrimoineImpasse des Moissons
patrimoineImpasse des Palhiers
patrimoineImpasse des Péniches
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pyrénées
patrimoineImpasse des Romains
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse du Barry
patrimoineImpasse du Brabant
patrimoineImpasse du Castel Tolosan
patrimoineImpasse du Castel Vielh
patrimoineImpasse du Petit Chose
patrimoineImpasse du Rei Petit
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse du Touron
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse Elsa Triolet
patrimoineImpasse Jacques Brel
patrimoineImpasse Jean Eustache
patrimoineImpasse Jean Gironis
patrimoineImpasse Jolie Mome
patrimoineImpasse Lo Mossairon
patrimoineImpasse Lucie Aubrac
patrimoineImpasse Magali
patrimoineImpasse Manon des Sources
patrimoineImpasse Manouchian
patrimoineImpasse Odilon Redon
patrimoineImpasse Paul Éluard
patrimoineImpasse Paul Mazières
patrimoineImpasse Paul Riquet
patrimoineImpasse Petit Coquelicot
patrimoineImpasse Pierre Brossolette
patrimoineImpasse Raymond Queneau
patrimoineImpasse Raymond Radiguet
patrimoineImpasse Rivière de l'Hers Vieux
natureImpasse Sainte-Lucie
patrimoineImpasse Semenobren
patrimoineImpasse Wolf
patrimoineINRAE
patrimoineLe Domaine du Lac
patrimoineMail des Drolets
patrimoineMail François Bac
patrimoinePassage Alberto Moravia
patrimoinePassage Françoise
patrimoinePassage Primo Lévi
patrimoinePeupliers
naturePlace Albert Camus
patrimoinePlace André Maurel
patrimoinePlace Argyroupolis
patrimoinePlace Astier de la Vigerie
patrimoinePlace Clémence Isaure
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Ancienne Mairie
patrimoinePlace des Charmes
patrimoinePlace des Érables
patrimoinePlace Gaspard de Fieubet
patrimoinePlace Guillaume Apollinaire
patrimoinePlace Guillaume Foures
patrimoinePlace Jean Galinie
patrimoinePlace Pierre Richard
patrimoinePlace René Char
patrimoinePlace Romulus
patrimoinePlace Semenobren
patrimoineRoute de Labège
patrimoineRoute de Mervilla
patrimoineRoute de Rebigue
patrimoineRoute d'Escalquens
patrimoineRue Alain Savary
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Amédéo Modigliani
patrimoineRue Anaïs Nin
patrimoineRue André Lupiac
patrimoineRue Anne Frank
patrimoineRue Antoine Peries
patrimoineRue Antonin Artaud
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Bernard Janson
patrimoineRue Berthe Morisot
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patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Canto L'Auseto
patrimoineRue Cavalié
patrimoineRue Danielle Casanova
patrimoineRue de Broc
patrimoineRue de Labège
patrimoineRue de la Carrelasse
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patrimoineRue du Capitaine Fracasse
patrimoineRue du Chant du Merle
patrimoineRue du Colonel Gendreau
patrimoineRue du Développement
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Général Dourakine
patrimoineRue du Moulin de Courrège
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Petit Prince
patrimoineRue du Plat Pays
patrimoineRue du Pré Fleuri
patrimoineRue du Professeur Eugène Barthe
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Edmond Casse
patrimoineRue Édouard Vaillant
patrimoineRue Flora Tristan
patrimoineRue François Espitalier
patrimoineRue François Miquel
patrimoineRue François Truffaut
patrimoineRue Frederica Montseny
patrimoineRue Gabriel Jany
patrimoineRue Gavroche
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Vallerey
patrimoineRue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Jacques Tati
cultureRien ne destinait Jacques Tati (1907-1982), grand escogriffe d'un mètre quatre-vingt-onze, petit-fils d'un général comte russe émigré et fils d'un encadreur d'art parisien, à devenir l'un des plus grands cinéastes du monde. Jacques Tatischeff — son vrai nom — passa d'abord par le rugby (il joua au Racing Club de France) puis par les music-halls où il inventa dans les années 1930 des numéros de pantomime sportive stupéfiants : il mimait à lui seul un match de tennis, un combat de boxe, une partie de rugby, un cheval au galop, jusqu'à devenir une gloire des cabarets parisiens. Colette, son admiratrice, écrivit qu'il avait « créé quelque chose de tout à fait extraordinaire, à savoir un athlète imaginaire ».Il ne réalisa que six longs métrages en trente-cinq ans. Six seulement — mais chacun est un monument. Jour de fête (1949) invente sur la place d'un village le facteur cycliste François, jamais rassuré face à la vitesse américaine. Puis vient Les Vacances de Monsieur Hulot (1953), où naît son double éternel : silhouette efflanquée, chapeau, pipe, parapluie, gabardine trop courte, démarche à la fois pressée et suspendue. Hulot ne parle presque pas. Il traverse le monde moderne comme un enfant curieux et perpétuellement en retard, faisant apparaître, par sa seule présence, tout ce que ce monde a d'absurde. Suivront Mon Oncle (1958), critique féroce et tendre de la modernité pavillonnaire — Oscar du meilleur film étranger —, puis le vertigineux Playtime (1967), tourné dans un immense décor de verre et d'acier que Tati fit construire à ses frais dans la banlieue parisienne : « Tativille ». Le film le ruina. C'est aujourd'hui l'un des films préférés des cinéastes du monde entier (Wes Anderson, David Lynch, Roy Andersson, Miyazaki en font une référence obsessionnelle).Tati était un maniaque du son. Dans ses films, on entend chaque pas, chaque grincement de porte, chaque tintement de couvert, chaque bruit de machine — la musique du monde moderne devient une partition comique. Il retravaillait ses bandes-son pendant des mois. Il retouchait, remontait, ajoutait des détails invisibles qui n'apparaissent qu'à la dixième vision. Playtime comporte des scènes où des dizaines de gags se déroulent simultanément dans le même plan — comme dans une toile de Bruegel — et où le spectateur doit choisir où poser son regard.Après la ruine de Playtime, il ne réalisa plus que Trafic (1971) et le tardif Parade (1974), commande de la télévision suédoise. Il mourut en 1982 dans une relative discrétion, sans jamais avoir été richement récompensé de son vivant en France. Sa réhabilitation viendra après, portée par les cinéastes plus que par le public. Aujourd'hui, la silhouette de Hulot est reconnue dans le monde entier au même titre que Chaplin ou Buster Keaton — comme si un immense inventeur du burlesque s'était glissé, discrètement, entre les tours de verre et les ronds-points de nos vies.
Rue Jean Gironis
patrimoineRue Jean Ingres
patrimoineRue Jean-Marie Arnaud
patrimoineRue Jean Pinaud
patrimoineRue Juliet Berto
patrimoineRue Las Vendemias
patrimoineRue Léon Blum
patrimoineRue le Petit Bonheur
patrimoineRue les Copains d'Abord
patrimoineRue le Temps des Cerises
patrimoineRue Louis Canitrot
patrimoineRue Louise Labé
patrimoineRue Marcel Langer
patrimoineRue Marcel Pagnol
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patrimoineRue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Morhange
patrimoineRue Mouloudji
patrimoineRue Nelly Roussel
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patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Suzanne Valadon
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patrimoineSentier de la Bousigue
patrimoineSentier des Cornouillers
patrimoineSquare Joséphine Baker
patrimoineVerte Prairie
nature