Rues de Carry-le-Rouet
176 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bellevue
patrimoineAllée Chantefeuille
patrimoineAllée de Barqueroute
patrimoineAllée de la Calanque
patrimoineAllée de la Falaise
patrimoineAllée de la Garrigue
patrimoineAllée de la Madrague
patrimoineAllée de la Malle Poste
patrimoineAllée de la Montagnette
patrimoineAllée de la Pinède
patrimoineAllée de la Rascas
patrimoineAllée de la Vallée Verte
patrimoineAllée de la Vigie
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée de Romaron
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Alpilles
patrimoineAllée des Amandiers
patrimoineAllée des Amaryllis
patrimoineAllée des Bégonias
patrimoineAllée des Bouqueteaux
patrimoineAllée des Buddelia
patrimoineAllée des Calèches
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cigales
patrimoineAllée des Clématites
patrimoineAllée des Colombes
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Dahlias
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Fiacres
patrimoineAllée des Flots
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Genêts d'Or
patrimoineAllée des Genévriers
patrimoineAllée des Grillons
patrimoineAllée des Hauts du Jas
patrimoineAllée des Horizons Bleus
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Lavandins
patrimoineAllée des Marines du Jas Neuf
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Muriers
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Oursins
patrimoineAllée des Pescadous
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Restanques
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Tourterelles
patrimoineAllée du Bastidon
patrimoineAllée du Bastidon du Jas
patrimoineAllée du Cap
patrimoineAllée du Cap de Nantes
patrimoineAllée du Grand Mornas
patrimoineAllée du Jas Neuf
patrimoineAllée du Mas
patrimoineAllée du Parc de la Côte Bleue
patrimoineAllée du Pigeonnier
patrimoineAllée du Vallon
patrimoineAllée du Vignon
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Blanche Calvet
patrimoineAvenue Bocoumajour
patrimoineAvenue Chanteperdrix
patrimoineAvenue de la Plaine
patrimoineAvenue de la Première Division Française
patrimoineAvenue de la Source
patrimoineAvenue de la Tasse
patrimoineAvenue de la Tuilière
patrimoineAvenue de Méditerranée
patrimoineAvenue des Floralies
patrimoineAvenue des Romarins
patrimoineAvenue Don Camillo
patrimoineAvenue Draio de la Mar
patrimoineAvenue du Colombier
patrimoineAvenue du Docteur Gérard Montus
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Grands Horizons
patrimoineAvenue du Grands Large
patrimoineAvenue du Vallon de l'Aigle
patrimoineAvenue Émile Combes
patrimoineAvenue Jean Baptiste Grimaldi
patrimoineAvenue Jean Bart
patrimoineAvenue Joseph Arrighi
patrimoineAvenue Paul Clap
patrimoineAvenue Paul Lombardi
patrimoineAvenue Pierre Semard
patrimoineAvenue René Cassin
patrimoineBoulevard de la Pastissière
patrimoineBoulevard des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Boulevard Edmond Montus
patrimoineBoulevard Lieutenant Jean Valensi
patrimoineBoulevard Philippe Jourde
patrimoineChemin de Carry à Chateauneuf-les-Martigues
patrimoineChemin de la Grande Mona
patrimoineChemin de l'Aire
patrimoineChemin de la Mer
patrimoineChemin de la Pastissière
patrimoineChemin de la Vierge
patrimoineChemin des Anglais
patrimoineChemin des Cassaïres
patrimoineChemin des Diligences
patrimoineChemin des Eaux Salées
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Marchandises
patrimoineChemin des Muriers
patrimoineChemin de Valapoux
patrimoineChemin du Jas Vieux
patrimoineChemin du Plan Capelan
patrimoineChemin du Réganas
patrimoineChemin du Rivage
patrimoineChemin du Rouet
patrimoineChemin du Solarium
patrimoineChemin Lou Perdigaou
patrimoineImpasse Arnaud
patrimoineImpasse Beauséjour
patrimoineImpasse Bocoumajour
patrimoineImpasse de la Calanque
patrimoineImpasse de la Pinède
patrimoineImpasse de la Vierge
patrimoineImpasse de l’Oursinado
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Embruns
patrimoineImpasse des Gabians
patrimoineImpasse des Pierres Tombées
patrimoineImpasse des Santolines
patrimoineImpasse Draïo de la Mar
patrimoineImpasse du Cap
patrimoineImpasse du Hameau de la Mer
patrimoineImpasse du Petit Mornas
patrimoineImpasse du Pousset
patrimoineImpasse Jean Bart
patrimoineImpasse Olive
patrimoineImpasse Sclavo Paul
patrimoineLes Panoramas du Jas
patrimoineLou Mistralet
patrimoineMontée de la Grotte
patrimoineMontée des Pescadoux
patrimoinePlace de l'Aire
patrimoinePlace des Althéas
patrimoinePlace des Amandiers
patrimoinePlace des Bleuets
patrimoinePlace des Marines
patrimoinePlace du Vallon
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Quai Angelin Fouque
patrimoineQuai Pierre Maleville
patrimoineQuai Professeur Émile Vayssière
patrimoineRésidence Vert-Coteau
patrimoineRond-Point de la Patissière
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRue Baptistin Aprea
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Caporal Coder
patrimoineRue Chapelier
patrimoineRue de la Bartavelle
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fréres Clément
patrimoineRue du Colonel Rozanoff
patrimoineRue du Grand Pin
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue Gabriel Galinou
patrimoineRue Jérôme Chapuis
patrimoineRue Marie Olive
patrimoineRue Marius Arnaud
patrimoineRue Roger Carasso
patrimoineSentier du Littoral
patrimoineSquare Bellevue
patrimoineSquare du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.