Rues de Carros
153 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
10e Rue
patrimoine11e Rue
patrimoine12e Rue
patrimoine13e Rue
patrimoine14e Rue
patrimoine15e Rue
patrimoine1re Avenue
patrimoine1re Rue
patrimoine2e Avenue
patrimoine2e Rue
patrimoine3e Avenue
patrimoine3e Rue
patrimoine4e Avenue
patrimoine4e Rue
patrimoine5e Avenue
patrimoine5e Rue
patrimoine6e Rue
patrimoine7e Rue
patrimoine8ème Rue
patrimoine9e Rue
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée du Baou
patrimoineAllée du Cheiron
patrimoineAncien Chemin du Broc à Vence
patrimoineAncienne Route de Carros
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue des Cigales
patrimoineBoulevard de la Colle Belle
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineCamin de l'Uba
patrimoineCarriera Fernand Barbary
patrimoineCarriero de la Bourgado
patrimoineCarriero de la font
patrimoineCarriero de la Gleiso
patrimoineCarriero de l'Ourtoun
patrimoineCarriero Dou Pas Dou Loup
patrimoineChemin de Bonvillars
patrimoineChemin de Carros aux Camps Plans
patrimoineChemin de Gabeyrée
patrimoineChemin dei Ferreiro
patrimoineChemin de la Calade
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Culasse
patrimoineChemin de la Douane
patrimoineChemin de la Fontbonne
patrimoineChemin de la Foux
patrimoineChemin de la Montagne
patrimoineChemin de la Quéreillo
patrimoineChemin de la Soite
patrimoineChemin de la Solidarité
patrimoineChemin de la Téréhentine
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Tulière
patrimoineChemin de l'Emigra
patrimoineChemin de l'Escat de Nouguie
patrimoineChemin des Barraques
patrimoineChemin des Diligences
patrimoineChemin des Framboisiers
patrimoineChemin des Launes
patrimoineChemin des Pesquiers
patrimoineChemin des Rougières
patrimoineChemin des Salles
patrimoineChemin des Selves
patrimoineChemin des Tulières
patrimoineChemin d'ou Distiladou
patrimoineChemin du Carrousset
patrimoineChemin du Claret
patrimoineChemin du Claus
patrimoineChemin du Clos de Ripert
patrimoineChemin du Collet de la Déesse
patrimoineChemin du Cougnet
patrimoineChemin du Goubet
patrimoineChemin du Gourg
patrimoineChemin du Roure
patrimoineChemin Forestier de la Cavagne
patrimoineChemin Lou Balaguie
patrimoineChemin Lou Camp Long
patrimoineChemin Lou Chrestian
patrimoineChemin lou Coulombie
patrimoineChemin Lou Plan
patrimoineChemin Rural
patrimoineEscalier Dou Casteu
patrimoineGiratoire Claude Joux
patrimoineGiratoire Louis Frescolini
patrimoineImpasse de la Téréhentine
patrimoineImpasse de l'Emigra
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse du Blavet
patrimoineImpasse du Goubet
patrimoineImpasse du Mont Vial
patrimoineLotissement des Roses Marine
patrimoineMonté de Monséguise
patrimoineMonté du Castelet
patrimoinePiste du Claret
patrimoinePlace de l'Hubac
patrimoinePlace du Mont Agel
patrimoinePont de la Lune
patrimoinePont de la Manda
patrimoineRaccordement
patrimoineRond-Point de la Manda
patrimoineRond-Point de la Roya
patrimoineRoute de Carros
patrimoineRoute de la Cavagne
patrimoineRoute de la Manda
patrimoineRoute de la Zone Artisanale
patrimoineRoute de la Zone Artisanale de la Grave
patrimoineRoute de Nice
patrimoineRoute de Saint-Sébastien
patrimoineRoute des Fraises
patrimoineRoute des Negociants Sardes
patrimoineRoute des Plans
patrimoineRoute du Pont Charles-Albert
patrimoineRoute du Pont de Colomars
patrimoineRoute Jean Natale
patrimoineRoute Nationale de Cagne sur Mer
patrimoineRue de la Beilouno
patrimoineRue de la Cagne
patrimoineRue de l'Argens
patrimoineRue de l'Argilac
patrimoineRue de la Roya
patrimoineRue de l'Aspre
patrimoineRue de la Tinée
patrimoineRue de la Vésubie
patrimoineRue de l'Espère
patrimoineRue de l'Estéron
patrimoineRue de l'Eusière
patrimoineRue de l'Hubac
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Arbousiers
patrimoineRue des Grillons
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Selves
patrimoineRue de Valdeblore
patrimoineRue Dou Pountis
patrimoinerue du Bosquet
patrimoineRue du Cians
patrimoineRue du Coulon
patrimoineRue du Farnet
patrimoineRue du Férion
patrimoineRue du Figaret
patrimoineRue du Loup
patrimoineRue du Mont Agel
patrimoineRue du Paillon
patrimoineRue du Ponant
patrimoineRue du Var
patrimoineRue du Verdon
patrimoineRue Marcel Richier
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Pierre Richard Dick
patrimoineRue Soutrano
patrimoineTraverse de la Grave
patrimoineViaduc de l'Enghièri
patrimoine