Rues de Carantec
254 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Ker Bleuniou
patrimoineAllée de Rodellec du Porzic
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Osiers
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Troènes
patrimoineAllée du Cosmeur
patrimoineAllée du Général Accart
patrimoineAvenue de Kerdanet
patrimoineAvenue des Français Libres
patrimoineBoucle du Vanneg
patrimoineCale du Commandant Bizien
patrimoineChantiers Ostréicoles Pors Trez
patrimoineChaussée du Frout
patrimoineChemin de Coat-Hir
patrimoineChemin de Cosquer Ven
patrimoineChemin de Kerdanet-Cosquer
patrimoineChemin de Kerhein
patrimoineChemin de Kerinec Bras
patrimoineChemin de Kerinec Creis
patrimoineChemin de Kerlouquet
patrimoineChemin de Kermen Bras
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de Lan ar Vern
patrimoineChemin de Lenven
patrimoineChemin de Penn-Enez
patrimoineChemin de Penzornou
patrimoineChemin de Porz an Iliz
patrimoineChemin de Poul Morvan
patrimoineChemin de Roch Glas
patrimoineChemin de Roc'h Huella
patrimoineChemin de Roz-ar-Grillet
patrimoineChemin de Saint-Guénolé
patrimoineChemin des Huîtres
patrimoineChemin des Îlots de la Baie
patrimoineChemin de Troborn
patrimoineChemin de Ty-Nod
patrimoineChemin de Villemet
patrimoineChemin du Frout
patrimoineChemin du Guern
patrimoineChemin du Guezou
patrimoineChemin du Haut Varquez
patrimoineChemin du Penquer
patrimoineChemin du Sud
patrimoineChemin du Varquez
patrimoineChemin du Vergoz
patrimoineChemin Louis le Guennec
patrimoineChemin Pont ar Bellec
patrimoineChemin Scouarnec
patrimoineCircuit du Phare de la Lande
natureCréach-Caouet
patrimoineGarros
patrimoineImpasse Armor
patrimoineImpasse Castel Dour
patrimoineImpasse de Créhérou
patrimoineImpasse de Kerliezec
patrimoineImpasse de Kervreost
patrimoineImpasse de la Baie de Morlaix
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de Landanet
patrimoineImpasse de Languenebe
patrimoineImpasse de l'Île au Sable
patrimoineImpasse de l'Île aux Dames
patrimoineImpasse de l'Île Noire
patrimoineImpasse de l'Île Verte
patrimoineImpasse de Pen ar Guer
patrimoineImpasse de Porz ar Gored
patrimoineImpasse de Prat-ar-Leignou
patrimoineImpasse de Saint Karanteg
patrimoineImpasse des Belougas
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Caravelles
patrimoineImpasse des Cat-Boats
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Chrysalides
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Embruns
patrimoineImpasse des Goëmoniers
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Jardins de la Presqu’Île
patrimoineimpasse des Korrigans
patrimoineImpasse des Quatre Vents
patrimoineImpasse des Rhu Land
patrimoineImpasse du Corsaire Cornic
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Parc Coz
patrimoineImpasse du Pors Trez
patrimoineImpasse Éric Tabarly
patrimoineImpasse Jean Bart
patrimoineImpasse Jean Cabioch
patrimoineImpasse Joseph Le Foll
patrimoineImpasse Jules Le Goff
patrimoineImpasse Keremma
patrimoineImpasse Les Prés
patrimoineImpasse Morlouine
patrimoineImpasse Parc An Ty
patrimoineImpasse Pen Duick
patrimoineImpasse René Morvan
patrimoineImpasse Ty Dour
patrimoineImpasse Yves Lefebvre
patrimoineKerjeanne
patrimoineKermen-Bras
patrimoineKeruguelen
patrimoineKervezec
patrimoineLa passe
patrimoineLe Poullou
patrimoineLe Tour de Carantec
patrimoineMescaro
patrimoineParking du Kélenn
patrimoinePen Al Lan
patrimoinePen Ar Guer
patrimoinePlace de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la République
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace du Port
patrimoinePorche de l'Église
patrimoineRésidence du Golf
patrimoineRésidence du Men Gwen
patrimoineRond-Point de Kermor
patrimoineRoute Croix de Kermen
patrimoineRoute de Callot
patrimoineRoute de Carantec
patrimoineRoute de Creac'h Herou
patrimoineRoute de Guernevez
patrimoineRoute de Henvic
patrimoineRoute de Kerangoaguet
patrimoineRoute de Kerjeanne
patrimoineRoute de Kerlouquet
patrimoineRoute de Kermaria
patrimoineRoute de Kermen
patrimoineRoute de Kerprigent
patrimoineRoute de la Corniche
patrimoineRoute de la Grande Grève
patrimoineRoute de Lan ar Vern
patrimoineRoute de Linguinou
patrimoineRoute de Pen al Lan
patrimoineRoute de Plouzornou
patrimoineRoute de Pont Born
patrimoineRoute de Prat Lichy
patrimoineRoute de Toul ar Broc'het
patrimoineRoute du Goas
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pont de la Corde
patrimoineRoute Robert Guyader
patrimoineRue Albert Louppe
patrimoineRue Amiral Guépratte
patrimoineRue Amiral Linois
patrimoineRue Amiral Ronarc'h
patrimoineRue André Colin
patrimoineRue Bougainville
patrimoineRue Bouvet
patrimoineRue Coëtlogon
patrimoineRue Colbert
patrimoineRue Courbet
patrimoineRue de Bir-Hakeim
patrimoineRue de Crantock
patrimoineRue de Genève
patrimoineRue de Guérilis
patrimoineRue de Keravel
patrimoineRue de Kerguelen
patrimoineRue de Kerhallic
patrimoineRue de Kerlizou
patrimoineRue de Kermenguy
patrimoineRue de Kernus
patrimoineRue de Kerrot
patrimoineRue de la 1ère DFL
patrimoineRue de la Bourdonnais
patrimoineRue de la Chaise du Curé
patrimoineRue de la Galissonière
patrimoineRue de la Grève Blanche
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de la Plage du Kelenn
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Rue de la Rose des Vents
patrimoineRue de Lolory
patrimoineRue de Parc ar Meneyer
patrimoineRue de Pen al Lann
patrimoineRue des Aigrettes
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Français Libres
patrimoineRue des Frères Ollivier
patrimoineRue des Hauts de Ty-Nod
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Sternes
patrimoineRue des Trois Frères Tanguy
patrimoineRue de Tourville
patrimoineRue de Ty Guen
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Castel an Dour
patrimoineRue du Champ du Marquis
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Clouet
patrimoineRue du Garros
patrimoineRue du Général Diego Brosset
patrimoineRue du Grand Large
patrimoineRue Duguay Trouin
patrimoineRue du Kélenn
patrimoineRue du Kernilis
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Marechal Koenig
patrimoineRue du Meneyer
patrimoineRue du Parc Coz
patrimoineRue du Petit Thouars
patrimoineRue du Pilote Trémintin
patrimoineRue Dupleix
patrimoineRue du Port
patrimoineRue Duquesne
patrimoineRue du Rhu Bian
patrimoineRue Edmond Pouthier
patrimoineRue Ernest Sibiril
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue Forbin
patrimoineRue François de Kergrist
patrimoineRue François de Kermenguy
patrimoineRue François le Duc
patrimoineRue Guichen
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue J. de la Gravière
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Louis Dirou
patrimoineRue Jurien de la Gravière
patrimoineRue Kersaint
patrimoineRue Laennec
patrimoineRue Lamotte Piquet
patrimoineRue Lapérouse
patrimoineRue Latouche-Tréville
patrimoineRue Le Clos Roz ar Grillet
patrimoineRue Lozach Le Guen
patrimoineRue Marcel le Berre
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Michel Creach
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Parc ar Roch
patrimoineRue Parc Océan
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pors-Pol
patrimoineRue Primauguet
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Sané
patrimoineRue Suffren
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Villaret de Joyeuse
patrimoineRue Yves Landouar
patrimoineRue Yves le Guen
patrimoineSquare du 18 Juin 1940
patrimoine