Rues de Cagnes-sur-Mer
482 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès au Château
patrimoineAllée Albert André
patrimoineAllée André Malraux
patrimoineAllée de la Farigoule
patrimoineAllée de la Quiétude
patrimoineAllée de la Tramontane
patrimoineAllée des Artistes
patrimoineAllée des Bambous
patrimoineAllée des Bougainvilliers
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Bugadières
patrimoineAllée des Cailletiers
patrimoineAllée des Cottages
patrimoineAllée des Dahlias
patrimoineAllée des Galofres
patrimoineAllée des Glaieuls
patrimoineAllée des Hibiscus
patrimoineAllée des Jacinthes
patrimoineAllée des Joncs
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Lentisques
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Pruniers
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Villas Fleuries
patrimoineAllée du Ponant
patrimoineAllée E. Lejeune
patrimoineAllée Franck et Laurence Acquilina
patrimoineAllée Jean Cocteau
patrimoineAllée Mozart
patrimoineAllées des Presses
patrimoineAllée Sisley
patrimoineAllée V. Vasarely
patrimoineArtuby
patrimoineAvenue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Avenue Auguste Renoir
patrimoineAvenue Cyrille Besset
patrimoineAvenue de Bellevue
patrimoineAvenue de Cannes
patrimoineAvenue de Grasse
patrimoineAvenue de la Colle
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Gaude
patrimoineAvenue de la Grange Rimade
patrimoineAvenue de la Roseraie
patrimoineAvenue de la Santoline
patrimoineAvenue de la Serre
patrimoineAvenue de la Station
patrimoineAvenue de l'Hôtel de Ville
patrimoineAvenue de Nice
patrimoineAvenue de Passau
patrimoineAvenue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Avenue des Alpes
patrimoineAvenue des Breguieres
patrimoineAvenue des Bréguières
patrimoineAvenue des Camelias
patrimoineAvenue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Avenue des Citronniers
patrimoineAvenue des Fauvettes
patrimoineAvenue des Ferrayonnes
patrimoineAvenue des Jasmins
patrimoineAvenue des Lucioles
patrimoineAvenue des Mésanges
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Myosotis
patrimoineAvenue des Oliviers
patrimoineAvenue des Orangers
patrimoineAvenue des Pinsons
patrimoineAvenue des Plantiers
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue des Tuilières
patrimoineAvenue des Vespins
patrimoineAvenue des Violettes
patrimoineAvenue de Val en Sol
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue de Villeneuve
patrimoineAvenue du Cheiron
patrimoineAvenue du Colonel Jeanpierre
patrimoineAvenue du Docteur Maurice Donat
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Maréchal De Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue du Mercantour
patrimoineAvenue du Parc
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Germaine
patrimoineAvenue Hôtel des Postes
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Louis Blériot
patrimoineAvenue Marcel Pagnol
patrimoineAvenue Massenet
patrimoineAvenue Paul Cézanne
patrimoineAvenue Pierre Sauvaigo
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Ziem
patrimoineBelvoir
patrimoineBoreon
patrimoineBoulevard du Maréchal Juin
patrimoineBoulevard John F. Kennedy
patrimoineBoulevard Marcel Pagnol
patrimoineCentre Commercial du Loup
patrimoineCheman J. Van Wijk
patrimoineChemin Alphonse Daudet
patrimoineChemin Auguste Renoir
patrimoineChemin de Eglantines
patrimoineChemin de Figournas
patrimoineChemin de l'Abreuvoir
patrimoineChemin de la Campanette
patrimoineChemin de la Céramique
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Destourbe
patrimoineChemin de la Ferrière
patrimoineChemin de la Maure
patrimoineChemin de la Minoterie
patrimoineChemin de Léouvé
patrimoineChemin de l'Estelle
patrimoineChemin de l'Hubac
patrimoineChemin de Monsieur
patrimoineChemin de Montaleigne
patrimoineChemin de Peyre Long
patrimoineChemin de Sainte-Colombe
patrimoineChemin de Sainte-Pétronille
patrimoineChemin de Saint-Jean
patrimoineChemin de Saint-Laurent du Var
patrimoineChemin de Saint-Véran
patrimoineChemin des Alliés
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Canebiers
patrimoineChemin des Caucours
patrimoineChemin des Charmes
patrimoineChemin des Colles
patrimoineChemin des Collettes
patrimoineChemin des Collines
patrimoineChemin des Espartes
patrimoineChemin des Ferrayonnes
patrimoineChemin des Glycines
patrimoineChemin des Grands Plans
patrimoineChemin des Gros Buaux
patrimoineChemin des Lavandins
patrimoineChemin des Marguerites
patrimoineChemin des Mauberts
patrimoineChemin des Moulières
patrimoineChemin des Muletiers
patrimoineChemin des Noisetiers
patrimoineChemin des Pâquerettes
patrimoineChemin des Passiflores
patrimoineChemin des Petits Plans
patrimoineChemin des Plateaux Fleuris
patrimoineChemin des Presses
patrimoineChemin des Remparts
patrimoineChemin des Roseaux
patrimoineChemin des Rosiers
patrimoineChemin des Salles
patrimoineChemin des Tamaris
patrimoineChemin des Travails
patrimoineChemin des Treize Dames
patrimoineChemin des Trois Pins
patrimoineChemin des Vallières
patrimoineChemin du Bel Azur
patrimoineChemin du Belvédère
patrimoineChemin du Brecq
patrimoineChemin du Collet de l'Hubac
patrimoineChemin du Collet des Grailles
patrimoineChemin du Collet du Malvan
patrimoineChemin du Frais Vallon
patrimoineChemin du Gué
patrimoineChemin du Lautin
patrimoineChemin du Malvan
patrimoineChemin du Moulieres
patrimoineChemin du Pain de Sucre
patrimoineChemin du Puit Fleuri
patrimoineChemin du Puy
patrimoineChemin du Val de Cagne
patrimoineChemin du Val de Cagnes
patrimoineChemin du Val Fleuri
patrimoineChemin du Vallon des Vaux
patrimoineChemin Fahnestock
patrimoineChemin Fleuri
patrimoineChemin Guillaumet
patrimoineChemin Guynemer
patrimoineChemin Maryse Bastié
patrimoineChemin Pichoudou
patrimoineChemin Roland Garros
patrimoineClos des Bréguières
patrimoineContre-Allée Louis Négro
patrimoineCorniche d'Agrimont
patrimoineCours du 11 Novembre
patrimoineCours du Béal
patrimoineDomaine du Loup
patrimoineDomaine du Lys
patrimoineEchangeur de Cagnes-sur-Mer est
patrimoineEchangeur de Villeneuve-Loubet-Cagnes Ouest
patrimoineEden Park
patrimoineEsteron
patrimoineImpasse A. France
patrimoineImpasse Carella
patrimoineImpasse Cassini
patrimoineImpasse Colettes d'Azur
patrimoineImpasse de France
patrimoineImpasse de la Calade
patrimoineImpasse de la Collinette
patrimoineImpasse de l'Aire
patrimoineImpasse de la Palmeraie
patrimoineImpasse de la Tonnelle
patrimoineImpasse de l'Aurore
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse de l'Olivaie
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Anthémis
patrimoineImpasse des Arums
patrimoineImpasse des Bigaradiers
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Clémentiniers
patrimoineImpasse des Collettes
patrimoineImpasse des Combes
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Griottes
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jacinthes
patrimoineImpasse des Lentisques
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Lucioles
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Mandariniers
patrimoineImpasse des Mauvans
patrimoineImpasse des Myrtes
patrimoineImpasse des Narcisses
patrimoineImpasse des Oeillets
patrimoineImpasse des Orchidées
patrimoineImpasse des Palombières
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Reynes
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Strelitzias
patrimoineImpasse des Tamaris
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Trois Pins
patrimoineImpasse des Vallières
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse Douce France
patrimoineImpasse du Clair Azur
patrimoineImpasse du Clapier
patrimoineImpasse du Clos Renoir
patrimoineImpasse du Colombier
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Docteur Roux
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Pain de Sucre
patrimoineImpasse du Perousin
patrimoineImpasse du Val Bleu
patrimoineImpasse Henri Bosco
patrimoineImpasse Hippolyte Guis
patrimoineImpasse Hyppolyte Séguran
patrimoineImpasse Jean Aicard
patrimoineImpasse Jean Barnoin
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse Jean Nègre
patrimoineImpasse Jean Pons
patrimoineImpasse Jean Villeri
patrimoineImpasse Layet
patrimoineImpasse Richard Guino
patrimoineImpasse Ste. Colombe
patrimoineImpasse Toesca
patrimoineImpasse Val en Sol
patrimoineJardin de la Mer
patrimoineLa Provençale
patrimoineLe Bel Horizon
patrimoineLe Jardin Theotime
patrimoineLe Mas des Violettes
patrimoineLe Mas du Léouvé
patrimoineLe Papagayo
patrimoineLes Belles Terres
patrimoineLes Jardins de l'Alhambra
patrimoineLes Logis du Val Fleuri
patrimoineLes Mimosees
patrimoineMas des Lucioles
patrimoineMontée de France
patrimoineMontée de la Bourgade
patrimoineMontée de la Gardiole
patrimoineMontée des Agaves
patrimoineMontée des Terrasses
patrimoineMontée du Brecq
patrimoineMontée du Château
patrimoineMontée du Cimetière
patrimoineMontée du Coteau
patrimoineMontée du Pérousin
patrimoineMontée du Pont Sebastien
patrimoineMontée du Souvenir
patrimoineMontée Sainte-Anne
patrimoineMontée Sainte-Luce
patrimoineMontée Sous-Baou
patrimoineMontréjeau
patrimoineParking Sainte Luce
patrimoineParking Saint Luce
patrimoineParvis de la Chapelle Saint-Pierre-des-Pécheurs
patrimoineParvis Père Georges Mela
patrimoinePas. Lou Palangre
patrimoinePassage Adrien Graglia
patrimoinePassage de la Conque
patrimoinePassage de la Grève
patrimoinePassage de la Poutine
patrimoinePassage de l'Arc
patrimoinePassage des Capucines
patrimoinePassage des Joncs
patrimoinePassage des Maraîchers
patrimoinePassage des Pêcheurs
patrimoinePassage des Sarrazins
patrimoinePassage du Docteur Calmette
patrimoinePassage du Lido
patrimoinePassage du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage Jean Bottéro
patrimoinePassage Jean Pons
patrimoinePassage Laugier
patrimoinePassage Léonard André-Bonnet
patrimoinePassage Marguerite Aussel
patrimoinePassage Renoir
patrimoinePassages des Ateliers
patrimoinePassage Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Piste DFCI
patrimoinePlace de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Dardanelles
patrimoinePlace du 11 Novembre
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Docteur Maurel
patrimoinePlace Emile Wery
patrimoinePlace Gabriel Péri
patrimoinePlace Grimaldi
patrimoinePlace John Lewis
patrimoinePlace Léon Bérenger
patrimoinePlace Notre-Dame-de-la-Protection
patrimoinePlace Sainte-Luce
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePlace Saint-Sébastien
patrimoinePont du Brecq
patrimoinePont Marie-Pierre Koenig
patrimoinePromenade de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Promenade de l'Hippodrome
patrimoineRésidence Le Bocage Saint-Veran
patrimoineRésidence les Ondines
patrimoineRond-Point André Malraux
patrimoineRond-Point de André Verdet
patrimoineRond-Point de Saint-Veran
patrimoineRond-Point des Arts
patrimoineRond-Point des Gendarmes d'Ouvéa
patrimoineRond-Point des Parachutistes du Drakkar
patrimoineRond-Point Gustave Durante
patrimoineRond-Point Schuman
patrimoineRoute de France
patrimoineRoute de Grasse
patrimoineRoute de Saint-Jeannet
patrimoineRoute des Serres
patrimoineRoute de Vence
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Balloux
patrimoineRue Bellissime
patrimoineRue Bonaparte
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Charles Geniaux
patrimoineRue Charles Pathé
patrimoineRue Ch. Perrault
patrimoineRue Cigalière
patrimoineRue Cipriani
patrimoineRue C. Monet
patrimoineRue de Beaulieu
patrimoineRue de Bir Hakeim
patrimoineRue de Foujida
patrimoineRue Degas
patrimoineRue de la Condamine
patrimoineRue de la Courtine Saint-Sébastien
patrimoineRue de la Foux
patrimoineRue de la Grange Rimade
patrimoineRue de la Pinède
patrimoineRue de la Placette
patrimoineRue de la Villette
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Clémentiniers
patrimoineRue des Combes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Eucalyptus
patrimoineRue des Figuiers
patrimoineRue des Fresnes
patrimoineRue des Fusains
patrimoineRue des Géraniums
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Micocouliers
patrimoineRue des Muriers
patrimoineRue des Néfliers
patrimoineRue des Palmiers
patrimoineRue des Plaqueminiers
patrimoineRue des Reynes
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Brigadier Claverie
patrimoineRue du Capitaine de Frégate Vial
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chevalier Martin
patrimoineRue du Clapier
patrimoineRue du Docteur Féraud
patrimoineRue du Docteur Gonin
patrimoineRue du Docteur Laënnec
patrimoineRue du Docteur Mauran
patrimoineRue du Docteur Michel Provençal
patrimoineRue du Docteur M. Provençal
patrimoineRue du Garigliano
patrimoineRue du Gendarme Desclair
patrimoineRue du Gendarme Drevon
patrimoineRue du Général Bérenger
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Piolet
patrimoineRue du Planastel
patrimoineRue du Pontis Long
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue E. Delacroix
patrimoineRue Edouard Robion
patrimoineRue Emile Wery
patrimoineRue Eu. Garcin
patrimoineRue Ferdinand Deconchy
patrimoineRue Fragonard
patrimoineRue François Baillet
patrimoineRue Gabrielle
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Hélène Boucher
patrimoineRue Hippolyte Guis
patrimoineRue Honoré Daumier
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean Barnoin
patrimoineRue Jean Bouin
patrimoineRue Jean Denis Clergue
patrimoineRue Jean Féraud
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue J-F Millet
patrimoineRue Jules Ladoumègue
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Lecat
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Louis Negro
patrimoineRue Maurice Rostand
patrimoineRue Michel Ange
patrimoineRue Modigliani
patrimoineRue Netter
patrimoineRue Paissoubran
patrimoineRue Paradis
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pasqualini
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Gauguin
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Raimond Giacosa
patrimoineRue Ricardo Flores
patrimoineRue R. Lecat
patrimoineRue Saint-Roch
patrimoineRue Saint-Sébastien
patrimoineRue sous Barri
patrimoineRue Soutine
patrimoineRue Th. Aubanel
patrimoineRue Thiers
patrimoineRue Thomas Edison
patrimoineRue Toulouse Lautrec
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victoria
patrimoineRue Xavier Blanc
patrimoineSentier des Muletiers
patrimoineSiagne
patrimoineSquare Maurice Bourdet
patrimoineTunnel de Villeneuve
patrimoine