Rues de Buzançais
276 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Tête Noire
patrimoineAllée de Longe-Varenne
patrimoineAllée de Pin
patrimoineAllée des Bodiers
patrimoineAllée des Cendroux
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Raves
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Trous
patrimoineAllée des Verrières
patrimoineAllée d'Heurtebise
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAllée du Landais
patrimoineAllée du Pond
patrimoineAllée Verte
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue des Petits Champs
patrimoineAvenue du 11 Novembre
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Pré du Mez
patrimoineCarroir du Grand Cimetière
patrimoineChemin d'Arpheuilles à Buzançais
patrimoineChemin de la Folie aux Pâtureaux de Beauvois
patrimoineChemin de la Fontaine d'Amour
patrimoineChemin de la Madeleine
patrimoineChemin de la Prairie de Villemalain
natureChemin des Carrières de Chaventon
patrimoineChemin des Forges de Bonneau
patrimoineChemin des Vernuches
patrimoineChemin des Vignes des Herveaux
natureChemin de Vilaine
patrimoineChemin du Carroir Notre-Dame
patrimoineChemin du Parterre
patrimoineChemin du Rompu
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural de Bauchet au Petit Chaventon
patrimoineChemin Rural de Beauvais
patrimoineChemin Rural de Beauvoisin au Bois des Prises
patrimoineChemin Rural de Bonneau à Tesseau
patrimoineChemin Rural de Buzançais à Argy
patrimoineChemin Rural de Buzançais à la Croix Rouge
patrimoineChemin Rural de Buzançais à l'Homme au Bout
patrimoineChemin Rural de Buzançais à Sougé
patrimoineChemin Rural de Buzançais à Tesseau
patrimoineChemin Rural de Buzançais aux Maruches
patrimoineChemin Rural de Buzançais à Varanne
patrimoineChemin Rural de Chaventon à Pallu par Trompe-Souris
patrimoineChemin Rural de Heurtebise aux Buissons
patrimoineChemin Rural de Jarienne à Buzançais
patrimoineChemin Rural de Jarienne au Grand Chaventon
patrimoineChemin Rural de Jolet aux Linets
patrimoineChemin Rural de la Brande
patrimoineChemin Rural de la Chatonnière à la D11
patrimoineChemin Rural de la Chatonnière à la Gaillette
patrimoineChemin Rural de la Chatonnière au Petit Chaventon
patrimoineChemin Rural de la Chatonnière aux Chènevières
natureChemin Rural de la Chatonnière aux Terres Faux
patrimoineChemin Rural de la Coudre à la Maison Bodier
patrimoineChemin Rural de la Coudre aux Grands Reguins
patrimoineChemin Rural de la D63d à la Ligne
patrimoineChemin Rural de la D63d à Launay
patrimoineChemin Rural de la D926 à la Chatonnière
patrimoineChemin Rural de la D926 à Pallu
patrimoineChemin Rural de la Grosse Planche à Heurtebise
patrimoineChemin Rural de Laleuf à Pallu
patrimoineChemin Rural de Laleuf au Domaine du Petit Chaventon
patrimoineChemin Rural de la Maison Bodier à Argy
patrimoineChemin Rural de la Mardelle
patrimoineChemin Rural de Lancosme à Buzançais
patrimoineChemin Rural de la Paudière
patrimoineChemin Rural de la Perrière à Habilly
patrimoineChemin Rural de la Petite Bruère à la Forge Bonneau
patrimoineChemin Rural de Launay à la Prairie de Beuvrier
natureChemin Rural de l'Auneau à la D64
patrimoineChemin Rural de la VC12 à la Basse Perrière
patrimoineChemin Rural de l'Égaillé à la D11
patrimoineChemin Rural de l'Indre à Habilly
patrimoineChemin Rural de Mardellongue
patrimoineChemin Rural de Notre-Dame
patrimoineChemin Rural de Pallu au Domaine du Petit Chaventon
patrimoineChemin Rural de Sainte-Gemme à Châteauroux
patrimoineChemin Rural de Saint-Étienne à Saint-Lazare
patrimoineChemin Rural de Saint-Lazare au CR65
patrimoineChemin Rural de Saint-Lazare aux Mauvrières
patrimoineChemin Rural des Brouillas
patrimoineChemin Rural des Buissons à la D11
patrimoineChemin Rural des Fourloauds
patrimoineChemin Rural des Grelettes
patrimoineChemin Rural des Maisons Neuves
patrimoineChemin Rural des Morendes à la Forge
patrimoineChemin Rural des Pâtureaux de Beauvois
patrimoineChemin Rural des Péroux
patrimoineChemin Rural des Petites Maisons aux Terribants
patrimoineChemin Rural des Sables à la Croix Rouge
patrimoineChemin Rural des Sables de la Chatonnière
patrimoineChemin Rural des Sables de Varanne
patrimoineChemin Rural des Sables de Varanne à la D11
patrimoineChemin Rural des Sablières
patrimoineChemin Rural des Tardes aux Cartiers
patrimoineChemin Rural des Terres à Touche-Pasquier
patrimoineChemin Rural des Terres Faux à Touche-Pasquier
patrimoineChemin Rural des Vernuches aux Prés de l'Aumas
patrimoineChemin Rural des Vignes des Herveaux
natureChemin Rural de Varanne à la Raluère
patrimoineChemin Rural de Vendœuvres à la D11
patrimoineChemin Rural de Villadon
patrimoineChemin Rural de Villadon à Buzançais
patrimoineChemin Rural de Villebachelier à Launay
patrimoineChemin Rural de Vindour à l'Indre
patrimoineChemin Rural d'Habilly aux Sables de la Croix Rouge
patrimoineChemin Rural du Bois des Brouillas à l'Égaillé
patrimoineChemin Rural du Château de la Perrière
patrimoineChemin Rural du Coignon à la Coudre
patrimoineChemin Rural du Domaine de Villadon
patrimoineChemin Rural du Grand Chaventon à Habilly
patrimoineChemin Rural du Grand Esnard
patrimoineChemin Rural du Gué de Pin à Chaulmes
patrimoineChemin Rural du Lac Bleu à la Folie
patrimoineChemin Rural du Mas des Guignards
patrimoineChemin Rural du Pacage de Saint-Étienne à la Prairie de Prunier
natureChemin Rural du Petit Chaventon à Habilly
patrimoineChemin Rural du Petit Chaventon à la D11
patrimoineChemin Rural du Petit Souper
patrimoineChemin Rural du Pont de 50 Mètres
patrimoineChemin Rural du Pré du Château
patrimoineChemin Rural du Roi
patrimoineChemin Rural du Ruisseau Carême
natureChemin Rural du Ruisseau Clopé
natureCité du Sapin Vert
patrimoineCours de la Turquerie
patrimoineFaubourg des Renards
patrimoineGrand Chemin des Renards
patrimoineGrand Chemin du Grand Cimetière
patrimoineGrande Ruelle du Puits Perd l'Eau
patrimoineImpasse Bourlaud
patrimoineImpasse de la Francherie
patrimoineImpasse des Crubliers
patrimoineImpasse des Hervaux
patrimoineImpasse des Marchis
patrimoineImpasse des Proteau
patrimoineImpasse des Renards
patrimoineImpasse des Trois Marchands
patrimoineImpasse du Puits Perd l'Eau
patrimoineImpasse Luigi Galvani
patrimoineLa Maison du Bois
patrimoinePassage du Marché
patrimoinePetite Impasse de la Francherie
patrimoinePetite Impasse des Marchis
patrimoinePetite Ruelle du Puits Perd l'Eau
patrimoinePetite Rue Neuve
patrimoinePlace aux Légumes
patrimoinePlace de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Liberté
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du Carroir
patrimoineRond-Point du 30 Août 1944
patrimoineRoute de Beauvais
patrimoineRoute de Châteauroux
patrimoineRoute de la Chapelle Orthemale
patrimoineRoute de la Folie
patrimoineRoute de la Forêt
natureRoute de la Haute Perrière
patrimoineRoute de l'Étang Baron
natureRoute de Sainte-Gemme
patrimoineRoute de Saint-Genou
patrimoineRoute de Tours
patrimoineRoute de Vendœuvres
patrimoineRoute de Villegouin
patrimoineRue Anthony Ratier
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Auguste Matheron
patrimoineRue aux Bobines
patrimoineRue Bernard Louvet
patrimoineRue de l'Abreuvoir des Marchis
patrimoineRue de la Filature
patrimoineRue de la Folie
patrimoineRue de la Fontaine Bellé
patrimoineRue de la Francherie
patrimoineRue de la Gagetterie
patrimoineRue de la Halle
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de l'Ancienne Mairie
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Tuilerie
patrimoineRue de la Turquerie
patrimoineRue de la Vertu
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de l'Indre
patrimoineRue de Pied Sec
patrimoineRue de Roziers
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Anciens d'Afrique du Nord
patrimoineRue des Aubus
patrimoineRue des Chaumes Grison
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Crubliers
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Étangs
natureRue des Fontaines
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Grands Champs
patrimoineRue des Grands Jardins
patrimoineRue des Grands Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Greffiers
patrimoineRue des Grelettes
patrimoineRue des Hervaux
patrimoineRue des Huguenots
patrimoineRue des Jardiniers
patrimoineRue des Jeveaux
patrimoineRue des Justices
patrimoineRue des Marchis
patrimoineRue des Mauvriers
patrimoineRue des Péroux
patrimoineRue des Ponts
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Renards
patrimoineRue des Sablons
patrimoineRue des Trois Marchands
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue d'Heurtebise
patrimoineRue du 8e Cuirassiers
patrimoineRue du Carroir Notre-Dame
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Colonel Jacques Florentin
patrimoineRue du Docteur Bidault
patrimoineRue du Filoir
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Frêne
patrimoineRue du Gué Bertrand
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Maquis
histoireRue du Petit Pont
patrimoineRue du Pré Notre-Dame
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Prieuré Saint-Pierre
patrimoineRue du Puits Perd l'Eau
patrimoineRue du Ruisseau Carême
natureRue du Sapin Vert
patrimoineRue Faubourg de Pied Sec
patrimoineRue Flandres Dunkerque 1940
patrimoineRue Grande
patrimoineRue Haute des Remparts
patrimoineRue Hubert Philippeau
patrimoineRue Jean Ledoux
patrimoineRue Jeanne Miquel
patrimoineRuelle aux Rois
patrimoineRuelle de la Motte
patrimoineRue Louis Braille
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Neuve
patrimoineRue Neuve des Renards
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Paul de Beauvilliers
patrimoineRue Raymond Gond
patrimoineRue Saint-Honoré
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Lazare
patrimoineRue Siméon Ravaud
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Vieille des Renards
patrimoineSquare Albert Laprade
patrimoineVoie Communale de Beauvais à la D943
patrimoineVoie Communale de la Coudre à Chaulmes
patrimoineVoie Communale de la D63d à Saint-Étienne
patrimoineVoie Communale du Grand Esnard à la D63
patrimoineVoie Communale du Grand Esnard à la D630
patrimoineVoie Communale du Grand Esnard à la D943
patrimoine