Rues de Butot
16 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de la Petite Ferme
patrimoineChemin de Saint-Roch
patrimoineChemin Hautieuloin
patrimoineHameau de Médine
patrimoineHameau Les Hagues
patrimoineHameau Le Valmartin
patrimoineImpasse du Vieux Butot
patrimoinePlace Flaubert
cultureCompositeur français, figure majeure de l’opéra-comique et du grand opéra, Daniel-François-Esprit Auber (1782-1871) a connu un immense succès au XIXe siècle. Né à Caen dans une famille liée aux arts, il découvre très tôt la musique et apprend le chant, le piano, le violon et le violoncelle. Son père le destine pourtant au commerce : en 1802, il part à Londres pour se former aux affaires. De retour à Paris, il choisit progressivement de se consacrer à la composition et étudie notamment auprès du compositeur Luigi Cherubini.
Ses débuts sont difficiles et ses premières œuvres ne rencontrent qu’un succès limité. Mais la mort de son père et la ruine familiale, en 1820, le poussent à faire de la musique son métier. Une rencontre va alors changer sa carrière : celle du librettiste Eugène Scribe, avec lequel il noue une collaboration particulièrement féconde. Ensemble, ils créent de nombreux ouvrages qui séduisent le public parisien et contribuent au rayonnement de l’opéra français. Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent Fra Diavolo, Le Domino noir et surtout La Muette de Portici (1828), un opéra spectaculaire dont le succès dépasse largement les frontières françaises. En 1830, son duo « Amour sacré de la patrie » joue même un rôle symbolique dans la révolution belge.
Reconnu pour son talent mélodique et son sens de la scène, Auber devient l’un des compositeurs lyriques les plus joués de son époque. Sa carrière s’accompagne de nombreuses responsabilités officielles : élu à l’Académie des beaux-arts en 1829, il prend la direction du Conservatoire de Paris en 1842, fonction qu’il conserve jusqu’à sa mort. Il compose jusqu’à un âge avancé, avec notamment Manon Lescaut en 1856 et Le Premier Jour de bonheur en 1868.
Daniel-François-Esprit Auber meurt à Paris le 12 mai 1871, à l’âge de 89 ans, alors que la France traverse les bouleversements de la Commune. Longtemps célébré sur les scènes européennes, il laisse une œuvre considérable qui a contribué à façonner l’opéra français du XIXe siècle, même si son nom est aujourd’hui moins connu du grand public.Route de Medine
patrimoineRoute des Huniers
patrimoineRoute d'Hugleville
patrimoineRoute du Hamel
patrimoineRoutes des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue de la Petite Sente
patrimoineRue de Saint-Wulfran
patrimoineSente de l'Épinette
patrimoine