Rues de Bron
321 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Baudelaire
patrimoineAllée de la Pépinière
patrimoineAllée des Alisiers
patrimoineAllée des Champignons
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Droits de l'Homme
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Garennes
patrimoineAllée des Ginkgos
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Robiniers
patrimoineAllée des Scouts
patrimoineAllée des Séquoias
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Tulipiers
patrimoineAllée de Verdun
patrimoineAllée du Fort
patrimoineAllée du laricio
patrimoineAllée du Rossignol
patrimoineAllée du Virgilier
patrimoineAllée Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Allée Gaillard Romanet
patrimoineAllée Général Benoist
patrimoineAllée René Cassin
patrimoineAvenue Camille Rousset
patrimoineAvenue d'Annonay
patrimoineAvenue de la Grande Armée
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de l'Aviation
sciencesAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de Saint-Exupéry
patrimoineAvenue des Colonnes
patrimoineAvenue des Combattants
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue Doyen Jean Lépine
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Bois
patrimoineAvenue du Château
patrimoineAvenue du Président Salvador Allende
patrimoineAvenue Édouard Herriot
patrimoineAvenue Ferdinand Buisson
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Franklin Roosevelt
patrimoineAvenue Gallieni
patrimoineAvenue Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Jules Mas
patrimoineAvenue Louis Mouillard
patrimoineAvenue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Pierre Allard
patrimoineAvenue Pierre Brossolette
patrimoineAvenue Pierre Mendès-France
patrimoineAvenue Rockefeller
patrimoineAvenue Roger Salengro
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
BHNS Lyon Part-Dieu <> Bron 7 Chemins
patrimoineBoulevard André Boulloche
patrimoineBoulevard de l'Université
patrimoineBoulevard des Droits de l'Homme
patrimoineBoulevard des Turfistes
patrimoineBoulevard Émile Bollaert
patrimoineBoulevard Laurent Bonnevay
patrimoineBoulevard Pinel
patrimoineCarrefour des Marauders
patrimoineCarrefour des Sept Chemins
patrimoineCentre Commercial - Entrée Ouest
patrimoineChemin de la Vie Guerse
patrimoineChemin de la Violette
patrimoineChemin des Balmes
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin des Chasseurs
patrimoineChemin des Platanes
patrimoineChemin des Quantines
patrimoineChemin du Furet
patrimoineChemin du Lézard
patrimoineChemin du Renard
patrimoineChemin Vieux
patrimoineChemin Yvette Bravant
patrimoineCours Richard-Vitton
patrimoineEsplanade François Miterrand
patrimoineEsplanade Pietro Montagna
patrimoineHôpital Cardiologique
patrimoineHôpital Mère-Enfant
patrimoineHôpital Neurologique
patrimoineHôpitaux Est
patrimoineImpasse Bel-Air
patrimoineImpasse Bernard Vallot
patrimoineImpasse Callemard
patrimoineImpasse Chapuis
patrimoineImpasse Claude Bador
patrimoineImpasse de la Corderie
patrimoineImpasse de la Gaîté
patrimoineImpasse de l'Araignée
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Muguets
patrimoineImpasse Ferdinand Buisson
patrimoineImpasse Henri
patrimoineImpasse Kimmerling
patrimoineImpasse Lafontaine
patrimoineImpasse Marie
patrimoineImpasse Poncet
patrimoineImpasse Pont
patrimoineImpasse René
patrimoineKimmerling - Genêts
patrimoineL'Esplanade
patrimoineMermoz - Pinel
patrimoineMontée de la Gentine
patrimoineMontée des Charmilles
patrimoinePassage Verdier Sud
patrimoinePlace Baptiste Curial
patrimoinePlace de Weingarten
patrimoinePlace du 11 Novembre 1918
patrimoinePlace Gaillard-Romanet
patrimoinePlace Georges Brassens
patrimoinePlace Kimmerling
patrimoinePlace Louis Jouvet
patrimoineprolongement BHNS Sept-Chemins <> Parilly
patrimoinePromenade du Docteur Christian Paulus
patrimoineResidense du petit Parilly
patrimoineRond-Point Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rond-point Thérèse Peltier
patrimoineRoute de Genas
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alexandre Vial
patrimoineRue Alsace-Lorraine
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue André Chénier
patrimoineRue André Hermann
patrimoineRue Antoine-Marie Poidebard
patrimoineRue Armanet
patrimoineRue Bernard Vallot
patrimoineRue Berty Albrecht
patrimoineRue Blanche
patrimoineRue Bouchet
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Charles Boeuf
patrimoineRue Christian Lacouture
patrimoineRue Clarissa Jean-Philippe
patrimoineRue Claude Bador
patrimoineRue Claude Delaigue
patrimoineRue Clémence Lortet
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Collomb
patrimoineRue Colonel Arnaud Beltrame
patrimoineRue Colonel Chambonnet
patrimoineRue Cortelain
patrimoineRue Cyprian
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue de la Batterie
patrimoineRue de la Butte
patrimoineRue de la Genièvre
patrimoineRue de la Maison Forte
patrimoineRue de la Maisonnée
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de la Pagère
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Perle
patrimoineRue de la Radue
patrimoineRue de l'Armistice
histoireRue de la Tour Pointue
patrimoineRue de l'Économie
patrimoineRue de l'Églantine
patrimoineRue de Lessivas
patrimoineRue de l'Humanité
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de Montferrat
patrimoineRue de Prévieux
patrimoineRue de Rebufer
patrimoineRue de Reims
patrimoineRue des Aubépins
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Cadets de la Gendarmerie Nationale
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Cavaliers
patrimoineRue des Communaux
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Deux Fermes
patrimoineRue des Épis
patrimoineRue des Essarts
patrimoineRue des Étoiles
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Gendarmes
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Guillandes
natureRue des Iris
patrimoineRue des Jockeys
patrimoineRue des Lads
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue de Solesmes
patrimoineRue des Paquerettes
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sept Chemins
patrimoineRue des Sycomores
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue Docteur Charles Faguin
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 35e Régiment d'Aviation
sciencesRue du Capitaine Frank Labois
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Colonel Chambonnet
patrimoineRue du Manège
patrimoineRue du Mas de la Forêt
natureRue du Parc
patrimoineRue du Poilu
patrimoineRue du Progrès
patrimoineRue du Quartier Neuf
patrimoineRue du Rafour
patrimoineRue du Sergent Buttin
patrimoineRue du Square
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue du Verdier
patrimoineRue du Verdier Nord
patrimoineRue du Vinatier
patrimoineRue Edgar Quinet
patrimoineRue Edison
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Elie Métral
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Émile Bender
patrimoineRue Émile Bressat
patrimoineRue Émile Chaze
patrimoineRue Émile Decorps
patrimoineRue Émile Vial
patrimoineRue Éparvier
patrimoineRue Eugène Guillemin
patrimoineRue Fernand Forest
patrimoineRue François Merlin
patrimoineRue Gaston Maurin
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Gérard Philippe
patrimoineRue Germaine Bellanger
patrimoineRue Guillermin
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Teissier
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacqueline Domergue
patrimoineRue Jacques Daligand
patrimoineRue Jacques Monod
patrimoineRue Jean Berlioz
patrimoineRue Jean Bouin
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Lacroix
patrimoineRue Jean Lurçat
patrimoineRue Jeanne Barret
patrimoineRue Jeanne Collay
patrimoineRue Jean Voillot
patrimoineRue Joseph Deschamps
patrimoineRue Jules Védrines
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien Baudrand
patrimoineRue Laborde
patrimoineRue Laënnec
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Bourgeois
patrimoineRue Léon Boyer
patrimoineRue Léon Paviot
patrimoineRue Lionel Terray
patrimoineRue Louis
patrimoineRue Louis Ailloud
patrimoineRue Louis Blanc
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Maggiorini
patrimoineRue Louis Pergaud
patrimoineRue Louis Plantier
patrimoineRue Marcel Bramet
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Marcel Sembat
patrimoineRue Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue Marie
patrimoineRue Marie Marvingt
patrimoineRue Martin
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maurice Utrillo
patrimoineRue Michel Lacroix
patrimoineRue Monge
patrimoineRue Narvik
patrimoineRue Neuve des Essarts
patrimoineRue Nicole Girard-Mangin
patrimoineRue Nungesser et Coli
patrimoineRue Pascal
patrimoineRue Paul Bellemain
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Paul Pic
patrimoineRue Paul Rade
patrimoineRue Payan
patrimoineRue Pétetin
patrimoineRue Philippe Goy
patrimoineRue Pierre Bourdan
patrimoineRue Pierre Bressat
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre David
patrimoineRue Reine Givord
patrimoineRue Roger Salengro
patrimoineRue Romain Rolland
patrimoineRue Saint-Denis
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Sigismond Brissy
patrimoineRue Suzanne Melk
patrimoineRue Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Villard
patrimoineRue Wilson
patrimoineRue Youri Gagarine
patrimoineSentier du Raidillon
patrimoineSquare Cumbernauld
patrimoineSquare de la République
patrimoineVoie d'accès aux sites de production de terre
patrimoineVoie Lyonnaise 8
patrimoine