Rues de Brioux-sur-Boutonne
82 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Bergeronnettes
patrimoineAllée des Chardonnerets
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Mésanges
patrimoineAllée du Frêne
patrimoineAllée du Logis
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patrimoineAvenue de Poitiers
patrimoineAvenue de Royan
patrimoineChemin de Fesneau
patrimoineChemin de la Rolanderie
natureChemin de la Talle
patrimoineChemin des Dames
patrimoineChemin des Grands Champs
patrimoineChemin des Noyers
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Romains
patrimoineChemin des Terres Blanches
patrimoineChemin des Verdines
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin du Marronnier
patrimoineChemin du Pavé
patrimoineChemin du Puits Cigogne
patrimoineChemin du Puits Nigron
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Vieille Grange
patrimoineImpasse de la Baraudrie
patrimoineImpasse de la Mine d'Or
patrimoineImpasse des Artisans
patrimoineImpasse des Cognassiers
patrimoineImpasse des Fours
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Vauvaines
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Paradis
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Tabourneau
patrimoineImpasse Vire-Court
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Cercle
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlaces des Halles
patrimoineRoute de Chef-Boutonne
patrimoineRoute de Coulonges
patrimoineRoute de Paizay le Chapt
patrimoineRoute de Ponthioux
patrimoineRoute des Courteilles
patrimoineRoute de Séligné
patrimoineRoute des Ponts
patrimoineRoute de Vernoux
patrimoineRue Champ des Noyers
patrimoineRue de la Blanchardière
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chaume
patrimoineRue de la Closerie
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Guerinette
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Fontenelles
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
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