Rues de Boussay
69 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Bruyère
patrimoineAllée de l'Escarpin
patrimoineAllée des Albizias
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineChemin de la Plaudrie à Charrier
patrimoineChemin de l'Élevage
patrimoineChemin des Grand' Cordes
patrimoineChemin des Jonquilles
patrimoineChemin des Loges
patrimoineChemin du Bois Prieur
patrimoineChemin du Pas Martin
patrimoineChemin du Vaillant
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Tisserands
patrimoineImpasse Françoise Sagan
patrimoineImpasse Olympe de Gouges
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Marronniers
patrimoineRoute de la Gressière
patrimoineRoute de la Moussaudière
patrimoineRue Boileau
patrimoineRue Cardinal Richard
patrimoineRue Cathelineau
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Chevardin
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Klettgau
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de l'Aire Matté
patrimoineRue de la Pacauderie
patrimoineRue de l'Arceau
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de l'Omelet
patrimoineRue des 3 Provinces
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Boisiers
patrimoineRue des Croissants
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Grand' Cordes
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lavoirs
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sausais
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue Dodillonne
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bordage
patrimoineRue du Cordonnier
patrimoineRue du Doué
patrimoineRue du Pas Martin
patrimoineRue du Pré de la Croix
patrimoineRue du Président Pompidou
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Val de Sèvre
patrimoineRue Fanny Limousin
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Clemenceau
histoirePeu de vies politiques françaises couvrent une telle amplitude. Élu maire de Montmartre à vingt-neuf ans en septembre 1870, il fut soixante ans plus tard, à soixante-seize ans, rappelé au pouvoir par son vieil ennemi Poincaré pour conduire le pays à la victoire dans la Grande Guerre. Entre les deux moments : un demi-siècle de journalisme, de duels au parlement et à l'épée, de gouvernements renversés, de campagnes gagnées et perdues, de trahisons soupçonnées et de fidélités absolues. Aucun homme du XIXᵉ siècle finissant et du XXᵉ siècle commençant n'a autant marqué la vie publique française. Il naquit le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds, en Vendée, d'une famille de médecins républicains et anticléricaux dont il hérita l'esprit rebelle. Médecin lui-même — c'est son premier métier —, il s'installa quelque temps aux États-Unis où il enseigna le français dans une école pour jeunes filles et épousa l'une de ses élèves, Mary Plummer, dont il aura trois enfants avant de divorcer. De retour à Paris, il abandonna la médecine pour la politique et le journalisme, ses deux passions durables. Député radical à partir de 1871, il siégea sans interruption pendant vingt-deux ans à la Chambre. Ses discours cinglants, ses interruptions vengeresses, sa parole qui coupait comme une lame lui valurent bientôt son premier surnom légendaire : « le Tigre », ou plus prosaïquement « le tombeur de ministères ». Il contribua à la chute de Gambetta en 1882, de Jules Ferry en 1885 — deux immenses figures républicaines qu'il fit tomber non par calcul mais par principe : il leur reprochait leur politique coloniale, qu'il tenait pour une diversion coupable au moment où la France devait préparer sa revanche contre l'Allemagne pour l'Alsace-Lorraine perdue en 1871. Le scandale de Panama en 1893, où il fut injustement soupçonné de corruption, brisa temporairement sa carrière. Il revint dans le débat public par un chemin inattendu : le journalisme. C'est dans son journal L'Aurore qu'il publia, le 13 janvier 1898, le célèbre « J'accuse ! » d'Émile Zola en défense du capitaine Dreyfus — c'est même Clemenceau qui suggéra à Zola ce titre devenu mythique. Aux côtés de Jaurès et de Zola, il fit partie du trio dominant des grands défenseurs de Dreyfus. La justice triompha en 1906 avec la réhabilitation complète du capitaine. Élu sénateur du Var en 1902, il accéda enfin au pouvoir à soixante-cinq ans — âge auquel d'autres songent à la retraite. Ministre de l'Intérieur en mars 1906, puis président du Conseil d'octobre 1906 à juillet 1909, il gouverna avec la même férocité qu'il avait mise à renverser les autres : réprimant les grèves de mineurs après la catastrophe de Courrières, envoyant l'armée face aux vignerons du Languedoc, se faisant appeler « premier flic de France » par ses rivaux de gauche — dont Jaurès. Il mena aussi à son terme la séparation des Églises et de l'État avec Aristide Briand. Vint la Première Guerre mondiale. Écarté du pouvoir, Clemenceau critiquait le gouvernement dans son nouveau journal L'Homme libre — vite renommé L'Homme enchaîné en protestation contre la censure. En novembre 1917, alors que le moral s'effondrait, Poincaré fit un choix héroïque : rappeler son vieil ennemi pour sauver la France. À soixante-seize ans, Clemenceau devint président du Conseil et ministre de la Guerre. Sa formule fondatrice : « Je fais la guerre. » Il nomma Foch généralissime unifié des armées alliées, rassembla toutes les énergies du pays, refusa toute idée de paix négociée. Le 11 novembre 1918 consacra sa gloire : il devint pour toujours « le Père la Victoire », tandis que les poilus des tranchées l'appelaient plus simplement « le Vieux » — signe d'une affection qu'aucun autre politique n'avait suscitée depuis Gambetta. Il négocia la paix au traité de Versailles le 28 juin 1919, avec une intransigeance jugée excessive par les Alliés anglo-saxons — il voulait que l'Allemagne ne pût plus jamais menacer la France. La suite fut amère : critiqué de toutes parts, il échoua à l'élection présidentielle de janvier 1920 face à Paul Deschanel. Il se retira alors dans sa Vendée natale, aux Sables-d'Olonne, écrivit, voyagea, s'entretint avec son ami de jeunesse Claude Monet — qu'il avait encouragé à peindre les Nymphéas pour l'Orangerie —, et mourut à Paris le 24 novembre 1929, à quatre-vingt-huit ans, dans un simple deux-pièces de la rue Franklin. Selon sa volonté, il fut enterré debout dans un cercueil sans couvercle à Colombier, en Vendée, sous un simple hêtre, sans discours ni cérémonie officielle. Fidèle à lui-même jusqu'au bout : farouche, libre, incompatible.
Rue Lully
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Romaine
patrimoineVoie Romaine
patrimoine