Rues de Bournazel
28 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin du Touron
patrimoineChemin du Val de la Russe
patrimoineImpasse de Bataille
patrimoineImpasse de Fon Martine
patrimoineImpasse de Montgrieu
patrimoineImpasse de Puech Gax
patrimoineImpasse de Roumagnac
patrimoineImpasse de Tibourlat
patrimoineImpasse du Coustou
patrimoinePlace de la Croix Forgée
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRoute de Boisse
patrimoineRoute de Cordes-sur-Ciel
patrimoineRoute de la Calvarié
patrimoineRoute de Lacapelle-Ségalar
patrimoineRoute de la Carretal
patrimoineRoute de la Gasquié
patrimoineRoute de la Vergne
patrimoineRoute de Mouzieys-Panens
patrimoineRoute de Puech Gaubil
patrimoineRoute de Rouffiac
patrimoineRoute de Saint-Martin-Laguépie
patrimoineRoute du Catas
patrimoineRoute du Mas de Rey
patrimoineRue de la Peyrade
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Amandiers
patrimoine