Rues de Bon-Encontre
216 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
30
patrimoineAllée de Carabane
patrimoineAllée de la Vierge
patrimoineAllée Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Albert Camus
patrimoineAvenue Anatole France
patrimoineAvenue de Cahors
patrimoineAvenue de l'Abbé Mercherz
patrimoineAvenue de la Paix
patrimoineAvenue du Docteur Jean Noguès
patrimoineAvenue Georges Guignard
patrimoineAvenue René Lajunie
patrimoineBoulevard du Docteur Messines
patrimoineCalvaire de la Vierge de Bon-Encontre
patrimoineChemin Baque
patrimoineChemin de Barre
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Bourbon
patrimoineChemin de Castillou
patrimoineChemin de Claouzets
patrimoineChemin de Coutansou
patrimoineChemin de Frances
patrimoineChemin de Gamet
patrimoineChemin de Laferodie
patrimoineChemin de la Gravette
patrimoineChemin de Lagravette
patrimoineChemin de l'Albre
patrimoineChemin de Maisonneuve
patrimoineChemin de Mayne Del Prat
patrimoineChemin de Miquel
patrimoineChemin de Mouly
patrimoineChemin de Not
patrimoineChemin de Patret
patrimoineChemin de Peynet
patrimoineChemin de Pinedre
patrimoineChemin de Rambaud
patrimoineChemin de Sainte Rose
patrimoineChemin de Saleres
patrimoineChemin de Sendague
patrimoineChemin de Sendagues
patrimoineChemin de Tabar
patrimoineChemin de Tachery
patrimoineChemin du Cantou
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Coustassous
patrimoineChemin du Golf
patrimoineChemin Lachope
patrimoineChemin Rural de Barre à Laférodie
patrimoineChemin Rural de la Côte du Fromage
patrimoineChemin Rural de Laférodie à Capitaine
patrimoineChemin Rural de Pontels à Saint-Férreol
patrimoineCôte du Fromage
patrimoineImpasse Aragon
patrimoineImpasse Bidalet
patrimoineImpasse Boudon de Saint-Amans
patrimoineImpasse Champs de Limac
patrimoineImpasse Chanteclair
patrimoineImpasse Clemenceau
patrimoineImpasse Clos de Sainte-Radegonde
patrimoineImpasse Darius Milhaud
patrimoineImpasse de Rangouze
patrimoineImpasse des Chanterelles
patrimoineImpasse Descrimes
patrimoineImpasse de Secondat
patrimoineImpasse des Franciscains
patrimoineImpasse des Pêcheurs
patrimoineImpasse de Tort
patrimoineImpasse de Vaurs
patrimoineImpasse Donnefort
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Néouvielle
patrimoineImpasse du Petit Colayrac
patrimoineImpasse du Président Kennedy
patrimoineImpasse Elsa Triolet
patrimoineImpasse François Delbuguet
patrimoineImpasse Frégovie
patrimoineImpasse Goudal
patrimoineImpasse Gustave Flaubert
patrimoineImpasse Hugues
patrimoineImpasse Jacques Prévert
patrimoineImpasse Jean Bailly
patrimoineImpasse Joseph Fontanié
patrimoineImpasse Joseph Kessel
patrimoineImpasse Lafayette
patrimoineImpasse Lalande
natureImpasse Lamouroux
patrimoineImpasse la Rocal
patrimoineImpasse Leguet
patrimoineImpasse Léo Lagrange
patrimoineImpasse Louison Bobet
patrimoineImpasse Lucie Aubrac
patrimoineImpasse Marcel Cerdan
patrimoineImpasse Messines
patrimoineImpasse Mirabeau
patrimoineImpasse Nelson Mandela
patrimoineImpasse Paouzadou
patrimoineImpasse Pierre Brossolette
patrimoineImpasse Saint-John Perse
patrimoineImpasse Sieyes
patrimoineImpasse Tarry
patrimoineImpasse Vert Bocage
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Marcel Pagnol
patrimoinePlace Normandie Niemen
patrimoinePont bleu
patrimoineRond-Point Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Route de Cassou
patrimoineRoute de Castillou
patrimoineRoute de Cazalet
patrimoineRoute de Charpeau
patrimoineRoute de Darel
patrimoineRoute de Faget
patrimoineRoute de Labernede
patrimoineRoute de la Frégate
patrimoineRoute de Latuque
patrimoineRoute de Lazigole
patrimoineRoute de Levrau
patrimoineRoute de Martinet
patrimoineRoute de Paradou
patrimoineRoute de Pécau
patrimoineRoute de Pech de Ferrusac
patrimoineRoute de Pontels
patrimoineRoute de Porteteny
patrimoineRoute de Radegonde
patrimoineRoute de Rayssac
patrimoineRoute de Sabatery
patrimoineRoute de Sainte-Radegonde
patrimoineRoute de Saint-Férréol
patrimoineRoute Lajourdanie
patrimoineRue Alain Bombard
patrimoineRue Annie Girardot
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Armand Fallières
patrimoineRue Auricane
patrimoineRue Beau Site
patrimoineRue Colette
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue de Bon Secours
patrimoineRue de Chantilly
patrimoineRue de Couèque
patrimoineRue de la Croix Belle
patrimoineRue de Lafon
patrimoineRue de la Myre Mory
patrimoineRue de l'Arbizon
patrimoineRue de la République
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Radegonde
patrimoineRue de Sénéchal de Durfort
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Franciscains
patrimoineRue de Vignes de Delbes
natureRue Diderot
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Chardonnay
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Docteur Couyba
patrimoineRue du Jourdain
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue du Président Kennedy
patrimoineRue du Tortillon
patrimoineRue du Touza
patrimoineRue Édouard Herriot
patrimoineRue Édouard Lacour
patrimoineRue Estival
patrimoineRue Fraissinet
patrimoineRue François Mauriac
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Haroun Tazieff
patrimoineRue Henri Descoins
patrimoineRue Henri IV
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jean Bru
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joliot Curie
patrimoineRue Joseph Fontanié
patrimoineRue Jourdain
patrimoineRue Jules Ladoumègue
patrimoineRue Lacépède
patrimoineRue Lacrossette
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lamoignon
patrimoineRue la Rocal
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRuelle du Calvaire
patrimoineRue Louis Armand
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Lachenal
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marguerite de Valois
patrimoineRue Michel Alberti
patrimoineRue Michèle Morgan
patrimoineRue Michel Galabru
patrimoineRue Paouzadou
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Pons
patrimoineRue Philippot
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Prats
patrimoineRue Raymond Vincent
patrimoineRue Roger Martin du Gard
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Square Georges Brassens
patrimoineSquare Pierre Tchernia
patrimoineVoie Communale de Latugue
patrimoine