Rues de Blénod-lès-Toul
86 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin Blanc
patrimoineChemin communal de Blénod-lès-Toul à Moutrot
patrimoineChemin de Blénod-lès-Toul
patrimoineChemin de Bulligny
patrimoineChemin de Claire-Côte
patrimoineChemin de Derrière la Neuve Rue
patrimoineChemin de Derrière le Château
patrimoineChemin de Derrière les Maisons
patrimoineChemin de la Corvée
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Croix Médard
patrimoineChemin de la Croix Saint-Jean
patrimoineChemin de la Croix Simon
patrimoineChemin de la Grande Côte
patrimoineChemin de la Gravanne
patrimoineChemin de la Petite Corvée
patrimoineChemin de la Terre Laucourt
patrimoineChemin de la Voûte
patrimoineChemin de Lombardin
patrimoineChemin de Marfontaine
patrimoineChemin de Mont-le-Vignoble
patrimoineChemin de Paradis
patrimoineChemin de Saint-Fiacre
patrimoineChemin des Clos
patrimoineChemin des Maclos
patrimoineChemin des Plantes
patrimoineChemin des Rouvues
patrimoineChemin des Tessus
patrimoineChemin des Tournières
patrimoineChemin de Vaucouleurs
patrimoineChemin du Blarin
patrimoineChemin du Bois Contal
patrimoineChemin du Diaho
patrimoineChemin du Fort
patrimoineChemin du Grand Bois
patrimoineChemin du Karwa
patrimoineChemin du Lonchet
patrimoineChemin du Milieu
patrimoineChemin du Petit Karwa
patrimoineChemin du Puisat
patrimoineChemin du Tilleul
natureChemin du Vieux Cimetière
patrimoineChemin sous les Clos
patrimoineClos des Mirabelliers
patrimoineGrande Ligne de Meine
patrimoineLotissement Les Naux
patrimoinePlace Carrelure
patrimoinePlace de la Barre
patrimoinePlace de la Halle
patrimoinePlace du Château
patrimoineRoute de Bulligny
patrimoineRoute de Mont le Vignoble
patrimoineRoute de Toul
patrimoineRoute de Vaucouleurs
patrimoineRue Alfred Sinique
patrimoineRue Chantraine
patrimoineRue de la Barre
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Halle
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Hôpital
patrimoineRue des Hazards
patrimoineRue du Berceau
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Closet
patrimoineRue du Déhu
patrimoineRue du Karwa
patrimoineRue du Pont Babiche
patrimoineRue du Tahon
patrimoineRue Émile Bernheim
patrimoineRue Eugène Mouilleron
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Joseph Robin
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nature