Rues de Biscarrosse
708 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée Beausoleil
patrimoineAllée Catalina
patrimoineAllée Claude Debussy
patrimoineAllée d'Aliénor
patrimoineAllée de Brouhailles
patrimoineAllée de Chécot
patrimoineAllée de Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée de Cournalet
patrimoineAllée de Fabrègue
patrimoineAllée de Fargat
patrimoineAllée de Fronsac
patrimoineAllée de Gélous
patrimoineAllée de Guillos
patrimoineAllée de Janouët
patrimoineAllée de la Bayette
patrimoineAllée de la Bignone
patrimoineAllée de la Boissière
patrimoineAllée de la Castagneyre
patrimoineAllée de la Cité
patrimoineAllée de la Garnache
patrimoineAllée de la Garonne
patrimoineAllée de la Grande Côte
patrimoineAllée de la Nubière
patrimoineAllée de la Plage Sud
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée de l'Aubépine
patrimoineAllée de l'Avena
patrimoineAllée de l'Espourguit
patrimoineAllée de l'Eurosurf
patrimoineAllée de Leyre
patrimoineAllée de l'Ile des Papes
patrimoineAllée de Montferrand
patrimoineAllée de Petemale
patrimoineAllée de Piroulet
patrimoineAllée des Albizzias
patrimoineAllée des Althéas
patrimoineAllée des Arbousiers
patrimoineAllée des Aubiers
patrimoineAllée des Bécassines
patrimoineAllée des Biches
patrimoineAllée des Bidaous
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Breux
patrimoineAllée des Bris
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Colchiques
patrimoineAllée des Cols Verts
patrimoineAllée des Crocus
patrimoineAllée de Secrestan
patrimoineAllée des Geais
patrimoineAllée des Girolles
patrimoineAllée des Gravières
patrimoineAllée des Herbiers
patrimoineAllée des Jacquots
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Moineaux
patrimoineAllée des Mouliots
patrimoineAllée des Mourriques
patrimoineAllée des Moustiques
patrimoineAllée des Oyats
patrimoineAllée des Paludiers
patrimoineAllée des Piverts
patrimoineAllée des Prés Verts
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Rameaux
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Sabotiers
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Vacances
patrimoineAllée de Touric
patrimoineAllée d'Haurillon
patrimoineAllée du Belgodière
patrimoineAllée du Brabois
patrimoineAllée du Canal
patrimoineAllée du Chipeau
patrimoineAllée du Com
patrimoineAllée du Dramont
patrimoineAllée du Giesen
patrimoineAllée du Grec
patrimoineAllée du Lac
patrimoineAllée du Liaouet
patrimoineAllée du Meunier
patrimoineAllée du Petit Lac
patrimoineAllée du Roumen
patrimoineAllée du Soubey
patrimoineAllée du Tonnerre
patrimoineAllée du Trensot
patrimoineAllée du Val de Coise
patrimoineAllée du Val de l’Eyre
patrimoineAllée du Vivier
patrimoineAllée Éva Gonzales
patrimoineAllée Francis Poulenc
patrimoineAllée G. Dornier
patrimoineAllée Lou Clicq
patrimoineAllée Raphaël
patrimoineAllée Saint-Grégoire
patrimoineAllée Tournesol
patrimoineAnémones
patrimoineAnthuriums
patrimoineArums
patrimoineAubépines
patrimoineAvenue Alphonse Daudet
patrimoineAvenue Aquitaine
patrimoineAvenue Brémontier
patrimoineAvenue Charles Baudelaire
patrimoineAvenue Charles Derennes
patrimoineAvenue Charles Despiau
patrimoineAvenue Charlevoix de Villers
patrimoineAvenue Condorcet
patrimoineAvenue d'Albret
patrimoineAvenue d'Aquitaine
patrimoineAvenue de Buffault
patrimoineAvenue de Caupos
patrimoineAvenue de Dousse
patrimoineAvenue de Gascogne
patrimoineAvenue de Guyenne
patrimoineAvenue de la Broustasse
patrimoineAvenue de la Colonie
patrimoineAvenue de la Côte d'Argent
patrimoineAvenue de la Judée
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de la Novempopulanie
patrimoineAvenue de Laouadie
patrimoineAvenue de la Palombière
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de la République
patrimoineAvenue de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue de l'Aviation
sciencesAvenue de Megnicat
patrimoineAvenue de Meyrie
patrimoineAvenue de Montbron
patrimoineAvenue de Pays Buch
patrimoineAvenue des Échassiers
patrimoineAvenue des Embruns
patrimoineAvenue des Gallipes
patrimoineAvenue des Hautes Rives
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue du 11 Novembre
patrimoineAvenue du 14 Juillet
patrimoineAvenue du Béarn
patrimoineAvenue du Clair de Lune
patrimoineAvenue du Golf
patrimoineAvenue du Lieutenant de Vaisseau Paris
patrimoineAvenue du Marais
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Maréchal Lyautey
patrimoineAvenue du Pyla
patrimoineAvenue du Touring Club
patrimoineAvenue Emmanuel Delbousquet
patrimoineAvenue Ernest Hemingway
patrimoineAvenue Fernand Lafargue
patrimoineAvenue Francis Planté
patrimoineAvenue François de Ruat
patrimoineAvenue François Mauriac
patrimoineAvenue Gabriele d'Annunzio
patrimoineAvenue George Sand
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Henri Guillaumet
patrimoineAvenue Hugues
patrimoineAvenue Jean Bouin
patrimoineAvenue Jodel
patrimoineAvenue Jules Verne
patrimoineAvenue Lapuyade
patrimoineAvenue Louis Auguin
patrimoineAvenue Maurice Martin
patrimoineAvenue Max Bugnicourt
patrimoineAvenue Maxime Leroy
patrimoineAvenue Paul Doumer
patrimoineAvenue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Avenue Pierre-Georges Latécoère
patrimoineAvenue Rosny Jeune
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Serge Barranx
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Avenue Voltaire
patrimoineAzalées
patrimoineBégonias
patrimoineBleuets
patrimoineBoucle Bonanza
patrimoineBoulevard d'Arcachon
patrimoineBoulevard des Caps
patrimoineBoulevard des Sables
patrimoineBruyères
patrimoineCamélias
patrimoineCannas
patrimoineCapucines
patrimoineChemin Arriaou
patrimoineChemin d'Arnaudin
patrimoineChemin de Berdalles
patrimoineChemin de Bergoin
patrimoineChemin de Bernet
patrimoineChemin de Bimbo
patrimoineChemin de Biroulet
patrimoineChemin de Frezat à la Piouts
patrimoineChemin de Goubern
patrimoineChemin de la Cadène
patrimoineChemin de la Cantère
patrimoineChemin de la Pétanque
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de Larmaout
patrimoineChemin de l'Arristoulet
patrimoineChemin de Liboy
patrimoineChemin de Maguide
patrimoineChemin de Martic
patrimoineChemin de Mathiou
patrimoineChemin de Matoucas
patrimoineChemin de Mayotte
patrimoineChemin de Meynadoun
patrimoineChemin de Milas à Frezat
patrimoineChemin de Millas
patrimoineChemin de Navarrosse
patrimoineChemin d'En Belliard
patrimoineChemin d'en Bonnet
patrimoineChemin d'En Chon
patrimoineChemin d'en Hill
patrimoineChemin de Peguehey
patrimoineChemin de Pilon
patrimoineChemin de Pinsoulet
patrimoineChemin de Piouts à Arriaou
patrimoineChemin de Pitchey
patrimoineChemin de Port Navarrosse
patrimoineChemin de Ragueys
patrimoineChemin des Aigrettes
patrimoineChemin des Arbages
patrimoineChemin des Chicoutas
patrimoineChemin des Garbay
patrimoineChemin des Gravières
patrimoineChemin des Milouins
patrimoineChemin des Pradails
patrimoineChemin des Roseaux
patrimoineChemin des Tonnes
patrimoineChemin des Valérianes
patrimoineChemin de Traouquelane
patrimoineChemin de Trappe
patrimoineChemin d'Herbaout
patrimoineChemin du Bosque
patrimoineChemin du Bouluc
patrimoineChemin du Capitou
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Crastail
patrimoineChemin du Macon
patrimoineChemin du Muleut
patrimoineChemin du Natche
patrimoineChemin du Petit Poucet
patrimoineChemin du Pit
patrimoineChemin du Taillurot
patrimoineChemin du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin Rural de Boulique
patrimoineChemin rural du Bosque à Labouhe
patrimoineCoquelicots
patrimoineDecauville
patrimoineEpiceas
patrimoineFicus
patrimoineGenets
patrimoineGiratoire de Guyenne
patrimoineGlaieuls
patrimoineGlycines
patrimoineImmortelles
patrimoineImpasse Adeline
patrimoineImpasse Antoine Barye
patrimoineImpasse Arthur Rimbaud
patrimoineImpasse Balzac
patrimoineImpasse Chambrelent
patrimoineImpasse d'Astarac
patrimoineImpasse de Bigorre
patrimoineImpasse de Chalosse
patrimoineImpasse de Gardille
patrimoineImpasse de Gélous
patrimoineImpasse de Janouet
patrimoineImpasse de la Barade
patrimoineImpasse de la Bargueyre
patrimoineImpasse de la Calune
patrimoineImpasse de la Chêneraie
natureUne chênaie n'est pas une simple forêt, c'est un écosystème : un monde patiemment tissé autour de l'arbre dominant, où chaque plante, chaque animal, chaque champignon trouve sa place précise. Marcher dans une vieille chênaie, c'est entrer dans une cathédrale végétale — silence feutré, colonnes claires, humus épais qui craque sous les pas. Un seul vieux chêne héberge plus de 400 espèces d'insectes, dix fois plus qu'un pin. Ajoutez les mésanges, les pics, les écureuils qui dispersent les glands, les sangliers qui les mangent en automne, les cerfs qui s'y frottent leurs bois, et les geais qui les enterrent — c'est d'ailleurs à ces oiseaux amnésiques que la chênaie doit sa propagation. À la fin de l'été, elle livre son plus précieux secret : les champignons, cèpes, girolles, trompettes-de-la-mort, et surtout les truffes du Sud-Ouest et du Périgord, toutes en symbiose invisible avec les racines du chêne. Longtemps forêts nourricières où l'on menait les cochons se gaver de glands à l'automne — le fameux droit de « paisson » —, les chênaies furent aussi les grandes réserves de bois royales : Fontainebleau, Compiègne, Tronçais, plantées sous Colbert pour la marine et devenues aujourd'hui parmi les plus belles forêts d'Europe. Le nom même de « chênaie » qui subsiste dans tant de lieux-dits rappelle parfois un massif ancien, défriché, dont le souvenir persiste dans les mots. Un mot est parfois tout ce qui reste d'une forêt.
Impasse de la Montagne
patrimoineImpasse de la Palinette
patrimoineImpasse de l’Arrouilley
patrimoineImpasse de la Seiglière
patrimoineImpasse de l'Esquirou
patrimoineImpasse de l'Orge
patrimoineImpasse de Madiran
patrimoineImpasse de Mayroune
patrimoineImpasse de Navarre
patrimoineImpasse de Neuville
patrimoineImpasse de Pioulouse
patrimoineImpasse des Arbages
patrimoineImpasse des Asters
patrimoineImpasse des Bégonias
patrimoineImpasse des Bigorneaux
patrimoineImpasse des Boîates
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Catalans
patrimoineImpasse des Cazaous
patrimoineImpasse des Chevrefeuilles
patrimoineImpasse des Clovisses
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Coques
patrimoineImpasse des Courlis
patrimoineImpasse des Crabes
patrimoineImpasse des Cyclopes
patrimoineImpasse des Dunes
patrimoineImpasse de Sencion
patrimoineImpasse des Étourneaux
patrimoineImpasse des Freesias
patrimoineImpasse des Jaougues
patrimoineImpasse des Martinets
patrimoineImpasse des Myosotis
patrimoineImpasse des Ortolans
patrimoineImpasse des Oyats
patrimoineImpasse des Palourdes
patrimoineImpasse des Perdrix
patrimoineImpasse des Praires
patrimoineImpasse des Rémouleurs
patrimoineImpasse des Vanneaux
patrimoineImpasse des Vernis
patrimoineImpasse de Tursan
patrimoineImpasse Diderot
patrimoineImpasse du Bedouy
patrimoineImpasse du Brouste
patrimoineImpasse du Campot
patrimoineImpasse du Jasmin
patrimoineImpasse du Jurançon
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Pilet
patrimoineImpasse du Pin Franc
patrimoineImpasse du Piou
patrimoineImpasse du Souchet
patrimoineImpasse Fanny
patrimoineImpasse François
patrimoineImpasse Genesta
patrimoineImpasse Jean le Calvez
patrimoineImpasse Marguerite
patrimoineImpasse Maylis
patrimoineImpasse Myricas
patrimoineImpasse Pauline
patrimoineImpasse Peyjehan
patrimoineImpasse Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Impasse Prat de Darriet
patrimoineImpasse Rosa Parks
patrimoineImpasse Valentin
patrimoineIris
patrimoineJonquilles
patrimoineLes Jardins du Lac
patrimoineLilas
patrimoineLotus
patrimoineLys
patrimoineMarguerites
patrimoineMauves
patrimoineMenthes
patrimoineMimosas
patrimoineOeillets
patrimoineParcours de Santé
patrimoinePassage du Petit Sellier
patrimoinePassage du Platane
patrimoinePavots
patrimoinePensées
patrimoinePervenches
patrimoinePétunias
patrimoinePiste 17
patrimoinePiste Cyclable Biscarrosse Plage - Maguide
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Piste Cyclable Biscasrrosse - Sanguinet
patrimoinePiste Cyclable La Teste de Buch - Biscarrosse Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Piste de la Reidge
patrimoinePiste de la Tedouze
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de la Fontaine
patrimoinePlace de l'Océan
patrimoinePlace de l'Orme
patrimoinePlace des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Place des Vergnes
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Ruisseau
naturePlace Georges Dufau
patrimoinePlace Georges Pompidou
patrimoinePlace Lily
patrimoinePlace Marsan
patrimoinePlace Pombal
patrimoinePrimevères
patrimoineRoute de Biscarrosse
patrimoineRoute de Bordeaux
patrimoineRoute de la Merleyre
patrimoineRoute de la Rive
patrimoineRoute de Parentis
patrimoineRoute des Brannes
patrimoineRoute des Hourtiquets
patrimoineRoute des Lacs
patrimoineRoute du Parterre
patrimoineRoute du Taron
patrimoineRoute Forestière de la Fosse aux Chevaux
patrimoineRue Alexander Fleming
patrimoineRue Alexandre Collenot
patrimoineRue André Gide
patrimoineRue André Laville
patrimoineRue Aristide Sousa Mendes
patrimoineRue Astrid
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Baptiste Marcet
patrimoineRue Berthe Morisot
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Buffon
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Camille Pissaro
patrimoineRue César Franck
patrimoineRue Chevrier
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Costes et Bellonte
patrimoineRue d'Albret
patrimoineRue d'Armagnac
patrimoineRue de Bise
patrimoineRue de Cantegrit
patrimoineRue de Capagut
patrimoineRue de Comminges
patrimoineRue de Coudineys
patrimoineRue de Francillon
patrimoineRue de la Bergerie
patrimoineRue de la Brande
patrimoineRue de la Caille
patrimoineRue de la Carpe
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Constellation
patrimoineRue de la Craque
patrimoineRue de la Croix du Sud
patrimoineRue de la Douane
patrimoineRue de l'Aeropostale
patrimoineRue de la Ferronnerie
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Garole
patrimoineRue de Lagnet
patrimoineRue de l'Amiral Hébrard
patrimoineRue de l'Amiral Josan
patrimoineRue de la Montagne
patrimoineRue de l'Aouadie
patrimoineRue de Laouadie
patrimoineRue de la Pastourelle
patrimoineRue de la Perche Arc-en-Ciel
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de l'Armillaire
patrimoineRue de la Scierie
patrimoineRue de la Solidarité
patrimoineRue de la Tanche
patrimoineRue de la Tchanque
patrimoineRue de l'Atelier
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Équipage
patrimoineRue de l'Escale
patrimoineRue de l'Escouarte
patrimoineRue de l'Étrier
patrimoineRue de l'If
patrimoineRue de Lily
patrimoineRue de l'Orée
patrimoineRue de l'Université
patrimoineRue de Marcellus
patrimoineRue de Narp
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Pastebuch
patrimoineRue de Pierricq
patrimoineRue de Pioulouse
patrimoineRue de Poulette
patrimoineRue des Ailes
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Anguillons
patrimoineRue des Arbouses
patrimoineRue des Arènes
patrimoineRue des Arums
patrimoineRue des Bécasses
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bergers
patrimoineRue Desbiey
patrimoineRue des Biganons
patrimoineRue des Boïens
patrimoineRue des Bosquets
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Brisants
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Cannas
patrimoineRue des Cerfs
patrimoineRue des Chalets
patrimoineRue des Chanterelles
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Chardons
patrimoineRue des Chasseurs
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chevrettes
patrimoineRue des Chevreuils
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Comètes
patrimoineRue des Compagnons
patrimoineRue des Cormorans
patrimoineRue des Criquets
patrimoineRue des Damiselles
patrimoineRue des Daphnés
patrimoineRue des Deux Frères
patrimoineRue des Dinandiers
patrimoineRue des Éclipses
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écumes
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue de Sencion
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Étoiles
patrimoineRue des Faons
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Flamboyants
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Gemmeurs
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Gourbets
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue des Huppes
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Lagagnons
patrimoineRue des Landes
natureRue des Lauriers
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Loriots
patrimoineRue des Lucioles
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Marsouins
patrimoineRue des Méduses
patrimoineRue des Merles
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Métiers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Morilles
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Muletiers
patrimoineRue des Mûriers
patrimoineRue des Nasses
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Oursins
patrimoineRue des Outardes
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Parterres
patrimoineRue des Passiflores
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Perlières
patrimoineRue des Petunias
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Planètes
patrimoineRue des Pluviers
patrimoineRue des Puisatiers
patrimoineRue des Résiniers
patrimoineRue des Rogations
patrimoineRue des Roitelets
patrimoineRue des Ronciers
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Rue des Sancalines
patrimoineRue des Sangliers
patrimoineRue des Sarcelles
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Savetiers
patrimoineRue des Seiches
patrimoineRue des Sylvains
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Tarusates
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Tonneliers
patrimoineRue des Tonnes
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Touyas
patrimoineRue des Vasates
patrimoineRue des Verdiers
patrimoineRue des Vignerons
natureRue des Violettes
patrimoineRue de Verthamon
patrimoineRue Didier Daurat
patrimoineRue Dominique de Gourgues
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Brochet
patrimoineRue du Caillaou
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Caout
patrimoineRue du Capitaine de Corvette Guilbaud
patrimoineRue du Capitaine Nemo
patrimoineRue du Cazalot
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue du Ciste
patrimoineRue du Colonel Duran
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Cosmos
patrimoineRue du Courbeil
patrimoineRue du Coutouliou
patrimoineRue du Diamant
patrimoineRue du Docteur Fergusson
patrimoineRue du Faisan
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Gardon
patrimoineRue du Gendarme Roger Buschmann
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Grand Jeannon
patrimoineRue du Grand Vivier
patrimoineRue du Grumier
patrimoineRue du Hapchot
patrimoineRue du Houdit
patrimoineRue du Latham
patrimoineRue du Loup
patrimoineRue du Marensin
patrimoineRue du Micq
patrimoineRue du Nautilus
patrimoineRue du Palot
patrimoineRue du Pas de Les Amnes
patrimoineRue du Pâtre
patrimoineRue du Petit Nice
patrimoineRue du Pigné
patrimoineRue du Pin Metche
patrimoineRue du Prat de Berran
patrimoineRue Dupré Saint-Maur
patrimoineRue du Puyaou
patrimoineRue du Romarin
patrimoineRue du Sandre
patrimoineRue du Seigle
patrimoineRue du Soleil
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tchicoys
patrimoineRue du Tennis
patrimoineRue du Thym
patrimoineRue du Tit
patrimoineRue d'Yquem
patrimoineRue Edgar Degas
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Edouard Manet
patrimoineRue Elisabeth Chaplin
patrimoineRue Émile Barrière
patrimoineRue Émile Despax
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Emmanuel Fremiet
patrimoineRue Forestière
patrimoineRue François Rude
patrimoineRue Frédéric Bastiat
patrimoineRue Frida Kahlo
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Gaston Le Morvan
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Georgette Chen
patrimoineRue Germain Pilon
patrimoineRue Gustav Klimt
patrimoineRue Guy Malpot
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Jacques Offenbach
patrimoineRue Jean-Baptiste Carpeaux
patrimoineRue Jean-Baptiste Lully
patrimoineRue Jean Coustaline
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean Goujon
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Rameau
patrimoineRue Joseph Cugnot
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Massenet
patrimoineRue Léo Delibes
patrimoineRue Léon Dubedat
patrimoineRue les Landelles
natureRue Lionel de Marmier
patrimoineRue Louis Bréguet
patrimoineRue Marcel Moine
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marie Laurencin
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Modigliani
patrimoineRue Montaigne
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Klee
patrimoineRue Pelic
patrimoineRue Peychan
patrimoineRue Pierre Clostermann
patrimoineRue René Magritte
patrimoineRue Roger Ducom
patrimoineRue Rosa Bonheur
patrimoineRue Rouget de l'Isle
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Saint-Vincent de Paul
patrimoineRue Salvador Dali
patrimoineRue Sanche de Pommiers
patrimoineRue Séraphine de Senlis
patrimoineRue Sophie
patrimoineRue Suzanne Valadon
patrimoineRue Toulouse Lautrec
patrimoineRue Vincent de Paul
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineSurfinias
patrimoineTournesols
patrimoineTulipes
patrimoineViolettes
patrimoineYuccas
patrimoine