Rues de Billom
227 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bellevue
patrimoineAllée de l’Angaud
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Hauts de la Guelle
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Réserves
patrimoineAllée des Tennis
patrimoineAllée de Vionne
patrimoineAllée du Champ de Mars
patrimoineAllée Lucie Aubrac
patrimoineAvenue de Billom
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue Victor Cohalion
patrimoineBoulevard de la Porte Neuve
patrimoineBoulevard Saint-Roch
patrimoineChemin de Barbarade
patrimoineChemin de Billom à Masson
patrimoineChemin de Brocan
patrimoineChemin de la Courbias
patrimoineChemin de la Croix Percée
patrimoineChemin de la Croze
patrimoineChemin de la Gourguerie
patrimoineChemin de la Guelle
patrimoineChemin de la Planchette
patrimoineChemin de la Ribeyre
patrimoineChemin de la Viguerie
patrimoineChemin de Paulhat
patrimoineChemin de Saint-Georges-sur-Allier à Chas
patrimoineChemin de Saint-Julien-de-Copel à Chas
patrimoineChemin des Fontetes
patrimoineChemin des Montières
patrimoineChemin des Murolles
patrimoineChemin des Rabines
patrimoineChemin du Bief
patrimoineChemin du Champ Taillant
patrimoineChemin du Puy Garret
patrimoineChemin Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Domaine de la Lanterne
patrimoineImpasse Agnès Varda
patrimoineImpasse Alfred Thomas
patrimoineImpasse Angélique du Coudray
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Bourchany
patrimoineImpasse Bourgis
patrimoineImpasse Colette
patrimoineImpasse de Belyme
patrimoineImpasse de Champortat
patrimoineImpasse de la Croze
patrimoineImpasse de la Justice
patrimoineImpasse de la Lanterne
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patrimoineImpasse de Sarsat
patrimoineImpasse des Cinq Croix
patrimoineImpasse des Déportés
patrimoineImpasse des Deux Collines
patrimoineImpasse des Farges
patrimoineImpasse des Gras
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patrimoineImpasse des Turlurons
patrimoineImpasse des Varennes
patrimoineImpasse Dian Fossey
patrimoineImpasse du Béal
patrimoineImpasse du Beffroi
patrimoineImpasse du Bonheur
patrimoineImpasse du Chaffour
patrimoineImpasse du Colonel Mioche
patrimoineImpasse du Mont Mouchet
patrimoineImpasse Flora Tristan
patrimoineImpasse George Sand
patrimoineImpasse Germaine Tillion
patrimoineImpasse Hubertine Auclert
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patrimoineImpasse Mercière
patrimoineImpasse Nina Simone
patrimoineImpasse Raymond Dutheil
patrimoineImpasse Saint-Esprit
patrimoinePetite Rue de la Paix
patrimoinePetite Rue des Voutes
patrimoinePlace Adrien Germain
patrimoinePlace Alfred Thomas
patrimoinePlace Anne Sylvestre
patrimoinePlace Croix de la Mission
patrimoinePlace de la Halle
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Recluse
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Cerisiers
patrimoinePlace des Écoles
patrimoinePlace des Nonnes
patrimoinePlace des Pénitents
patrimoinePlace du Beffroi
patrimoinePlace du Chaffour
patrimoinePlace du Chanvre
patrimoinePlace du Creux du Marché
patrimoinePlace du Vigheot
patrimoinePlace Joseph Claussat
patrimoinePlace Louis Coirier
patrimoinePlace Louis Grimard
patrimoinePlace Saint-Antoine
patrimoinePont du Moulinet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Quai de la Porte Neuve
patrimoineQuai du Terrail
patrimoineQuai Grenette
patrimoineQuai Lachaux
patrimoineRond-Point Pierre Pottier
patrimoineRoute d'Ambert
patrimoineRoute de Champortat
patrimoineRoute de Chas à Billom
patrimoineRoute de Clermont
patrimoineRoute de Cournon
patrimoineRoute de la Beauté
patrimoineRoute de Lezoux
patrimoineRoute de Montmorin
patrimoineRoute de Saint-Julien
patrimoineRoute de Vic-le-Comte
patrimoineRue Antoine Dischamps
patrimoineRue Antoine Moillier
patrimoineRue Bourchany
patrimoineRue Bourrier
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Clapier
patrimoineRue Coupat
patrimoineRue Croix de la Mission
patrimoineRue de Belyme
patrimoineRue de Bon Gré
patrimoineRue de Bursat
patrimoineRue de Chas
patrimoineRue de la Cours Sainte-Marie
patrimoineRue de la Gravière
patrimoineRue de la Halle
patrimoineRue de la Justice
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Marquette
patrimoineRue de l'Ancienne Cure
patrimoineRue de l'Ancienne Forge
patrimoineRue de l'Ancienne Mairie
patrimoineRue de la Paille
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Prévotat
patrimoineRue de la Recluse
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de la Salette
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Echelette
patrimoineRue de l'Enfer
patrimoineRue de l'Étézon
patrimoineRue de l'Évéché
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue des Aires
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Ânes
patrimoineRue des Boucheries
patrimoineRue des Boudettes
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chanoines
patrimoineRue des Coins
patrimoineRue des Déportés
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Granges
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des l'Ancien Cimetière
patrimoineRue des Moulinets
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Nobles
patrimoineRue des Nonnes
patrimoineRue des Pêchers
patrimoineRue des Pèlerins
patrimoineRue des Pénitents
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natureRue des Vignes
natureRue des Visitandines
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patrimoineRue du Guet
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patrimoineRue du Marché au Chanvre
patrimoineRue du Marché aux Boeufs
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patrimoineRue du Puy Benoit
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patrimoineRue Toni Morrison
patrimoineVoie Communale de Rif-Bonnet à Billom
patrimoineVoie Romaine
patrimoineZAC de Bursat
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