Rues de Bièvres
161 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Ferme
patrimoineAllée de la Pommeraie
patrimoineAllée des Castors
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Marguerites
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Pervenches
patrimoineAllée des Piquetières
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Belvédaire
patrimoineAllée du Buisson
patrimoineAllée du Clos Sourdry
patrimoineAllée du Héron Cendré
patrimoineAllée du Petit Village
patrimoineAllée du Rouge-Gorge
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée Juliette
patrimoineAncien Chemin d'Igny à Jouy
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineCalade de Pierre Grillante
patrimoineChemin Cholette
patrimoineChemin de Bièvres à Festieux
patrimoineChemin de Crèvecœur
patrimoineChemin de Favreuse
patrimoineChemin de Favreuse à Igny
patrimoineChemin de la Bergère
patrimoineChemin de la Butte au Diable
patrimoineChemin de la Butte du Diable
patrimoineChemin de la Creuse Voie
patrimoineChemin de la Malmaison
patrimoineChemin de la Manufacture
patrimoineChemin de la Pâture
patrimoineChemin de la Patûre aux Eaux
patrimoineChemin de la Porte Jaune
patrimoineChemin de la Roseraie
patrimoineChemin de la Sygrie ou de l'Abbaye aux Bois
patrimoineChemin de La Sygrie ou de l'Abbaye aux Bois
patrimoineChemin de la Tour de Gisy
patrimoineChemin de l'Écluse
patrimoineChemin de Martigny à Bièvres
patrimoineChemin de Montéclin
patrimoineChemin des Bouleaux
patrimoineChemin des Charbonniers
patrimoineChemin des Clermonts
patrimoineChemin des Hommeries
patrimoineChemin des Jardins Canards
patrimoineChemin des Mottiers
patrimoineChemin des Ottomans
patrimoineChemin des Prés de Vauboyen
patrimoineChemin de Vauboyen à Versailles
patrimoineChemin de Vauhallan
patrimoineChemin du Belvédère
patrimoineChemin du Bois du Rocher
patrimoineChemin du Chat Noir
patrimoineChemin du Grand Cèdre
natureConifère majestueux pouvant vivre <strong>jusqu'à 2000 ans </strong>et culminer à plusieurs dizaines de mètres, le cèdre du Liban est l'un des arbres les plus emblématiques du monde antique — présent dans la Bible, gravé sur le drapeau d'une République, et introduit en France au XVIIIᵉ siècle grâce à l'un des voyages les plus insolites de l'histoire de la botanique.<br><br><strong>Comment le reconnaître ?</strong> Le cèdre adulte a une silhouette immédiatement identifiable : un <strong>tronc massif</strong> à l'écorce grise et écailleuse, et surtout une <strong>cime aplatie</strong> en plateaux étagés horizontalement, comme si le vent avait patiemment sculpté l'arbre par couches successives. Ses aiguilles persistantes — courtes, rigides, bleu-vert — poussent en rosettes sur de petits rameaux, jamais isolées : caractère distinctif qui le sépare des pins et des sapins. Ses <strong>cônes</strong>, appelés aussi « galbules », ont une particularité étonnante : ils poussent<strong> dressés vers le ciel </strong>comme de petits tonneaux debout sur les branches, et non pendants comme les pommes de pin. Ils mettent deux à trois ans à mûrir puis se désintègrent lentement sur l'arbre, écaille par écaille, sans jamais tomber d'un seul bloc.<br><br>Le bois du cèdre est <strong>imputrescible</strong>, parfumé et naturellement <strong>résistant</strong> aux insectes grâce à sa résine odorante. Ces qualités exceptionnelles expliquent son usage millénaire dans toute la Méditerranée orientale : les Égyptiens en firent leurs sarcophages pour préserver les momies, les Phéniciens leurs navires au long cours, les rois d'Israël leurs temples. La Bible en fait le bois sacré par excellence : le <strong>roi Salomon</strong> en fit venir des montagnes du Liban pour bâtir son <strong>temple de Jérusalem</strong> au Xᵉ siècle avant notre ère. Sa longévité extraordinaire et son parfum incorruptible en firent, dans tout l'Orient ancien, l'arbre du sacré et de l'éternité.<br><br>Originaire des montagnes du <strong>Moyen-Orient</strong>, où il forme des forêts millénaires aujourd'hui menacées et protégées par l'UNESCO, le cèdre du Liban apparaît fièrement sur le <strong>drapeau</strong> de la République libanaise : un cèdre vert sur fond blanc, encadré de deux bandes rouges horizontales — cas rare d'un arbre devenu emblème national.<br><br>Un arbre venu en France dans un chapeau. L'espèce fut introduite en France en 1734 par le grand botaniste <strong>Bernard de Jussieu</strong>, alors sous-démonstrateur au Jardin du Roi (l'actuel Jardin des Plantes). Rapportés d'Angleterre — où ils avaient été acclimatés dès 1683 au Chelsea Physic Garden —, deux jeunes plants firent le voyage jusqu'à Paris. La légende, attestée par son propre neveu, raconte que le <strong>pot se brisa</strong> en cours de route et que Jussieu, dans l'urgence, glissa les précieux plants <strong>dans son chapeau</strong> pour terminer le trajet. L'un des deux fut planté sur le flanc de la butte du Labyrinthe, au Jardin des Plantes : il y est toujours, près de trois siècles plus tard, culminant à plus de vingt mètres. C'est le doyen des cèdres français. Le second, planté à Montigny-Lencoup en Seine-et-Marne, mourut d'un orage en 1935 — deux siècles jour pour jour après sa plantation.<br><br>De cette poignée de premières graines, le cèdre a essaimé dans tous les parcs, châteaux et grands jardins de France, où il est devenu l'un des arbres d'ornement les plus prestigieux du paysage classique français. Il en existe aujourd'hui <strong>quatre espèces</strong> cultivées : le cèdre du Liban, le cèdre de l'Atlas (<em>Cedrus atlantica</em>) originaire du Maroc — reconnaissable à sa cime encore pointue —, le cèdre de Chypre et le cèdre de l'Himalaya — tous héritiers de la même famille méditerranéenne et asiatique.
Chemin du Milieu
patrimoineChemin du Picotois
patrimoineChemin du Pont du Mesnil
patrimoineChemin Geoges Maréchal
patrimoineChemin Georges Maréchal
patrimoineChemin Latéral Rue de la Martinière
patrimoineChemin Maggy Honsel
patrimoineChemin Pierre Le Tessier de Montarsy
patrimoineChemin Rural Numéro 14 du Chat Noir à Vauhallan
patrimoineChemin Rural Numéro 22 de La Sygrie ou de l'Abbaye aux Bois
patrimoineChemin Rural Numéro 22 dit de la Sygrie ou de l'Abbaye aux Bois
patrimoineChemin Rural Numéro 5 dit Ruelle des Geninets ou du Pont Pycard
patrimoineChemin Serge Antoine
patrimoineEscalier du Pinson
patrimoineEspace Aimée D. Steinlen
patrimoineImpasse Jeanne Fausse
patrimoineImpasse Récamier
patrimoineImpasse Valgrain
patrimoineLe Clos des Sources
patrimoineLigne 2
patrimoineParc Burospace
patrimoineParc de la Martinière
patrimoinePassage Marie Claudepierre
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la <strong>République</strong> et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la <strong>Révolution française</strong> — c'est le décret du <strong>14 décembre 1789</strong> qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son <em>« hôtel de ville »</em>. Le mot <strong>mairie</strong> est d'origine médiévale — il apparaît dans le <strong><em>polyptyque d'Irminon</em></strong>, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au <strong>IXᵉ siècle</strong>. Il désignait alors le <strong>maire</strong>, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — <strong>le consul</strong> dans le Midi de la France, l'<strong>échevin</strong> dans le Nord, le <strong>prévôt des marchands</strong> à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était <strong>une mosaïque de coutumes</strong> où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. <strong>Tout bascule avec la Révolution.</strong> Le décret du <strong>14 décembre 1789</strong> abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, <strong>44 000 communes</strong> dotées d'une <strong>structure identique</strong> : un <strong>conseil municipal élu</strong> et un <strong>maire</strong> à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la <strong>commune comme cellule élémentaire de la République</strong>. La loi de <strong>1884</strong> achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les <strong>libertés municipales</strong>. Longtemps improvisée — dans une <strong>maison particulière louée</strong>, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'<strong>auberge du village</strong> —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du <strong>XIXᵉ siècle</strong>. La <strong>loi de 1837</strong> est la première à imposer aux communes l'entretien d'un <em>« hôtel de ville ou local affecté à la mairie »</em>. À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : <strong>perron surélevé</strong>, <strong>drapeau tricolore</strong>, <strong>buste de Marianne</strong>, devise <strong><em>« Liberté, Égalité, Fraternité »</em></strong> en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des <strong>hôtels de ville d'Ancien Régime</strong> — <strong>colonnes</strong>, <strong>frontons</strong>, <strong>campaniles</strong> — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : <strong>la mairie, l'école, le monument aux morts</strong>, souvent regroupés autour d'une même place, formant le <em>« forum républicain »</em> que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (<strong>1881-1882</strong>) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la <strong>salle du conseil municipal</strong> est le lieu du débat démocratique local. La <strong>salle des mariages</strong> — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, <strong>le seul lieu institutionnel</strong> dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on <strong>déclare une naissance</strong>, qu'on <strong>reconnaît un enfant</strong>, qu'on <strong>enregistre un décès</strong>, qu'on <strong>vote</strong> aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le <strong>centre de coordination</strong> de la commune. Elle est aujourd'hui <strong>le seul bâtiment public obligatoire</strong> dans chaque commune française : plus de <strong>34 000 mairies</strong> quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même <strong>plaque tricolore</strong> et le même mot inscrit — <strong><em>République française</em></strong>. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La <strong>place de la Mairie</strong> est probablement, avec la <strong>place de l'Église</strong>, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : <strong>l'ancien et le nouveau cœur du village</strong>, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place de l'Église
patrimoineSur les cent mille <strong>édifices religieux</strong> disséminés à travers le pays, <strong>quarante-cinq mille</strong> sont des <strong>églises paroissiales</strong>.<br><br>Le mot vient du grec <strong><em>ekklêsia</em></strong> — <em>« l'assemblée des convoqués »</em>. Il désignait d'abord la <strong>communauté des fidèles</strong> rassemblés, avant de glisser vers le <strong>bâtiment</strong> qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de <em>l'<strong>Église catholique</strong></em>, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'<em>une <strong>église romane</strong></em>, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.<br><br>Si le <strong>clocher</strong> en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le <strong>portail</strong> (parfois surmonté d'un <strong>tympan</strong> sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la <strong>nef</strong>, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées <strong>collatérales</strong>. Elle mène au <strong>chœur</strong>, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un <strong>transept</strong> — cette <strong>« aile » transversale</strong> qui donne à l'édifice sa forme de <strong>croix latine</strong>. Tout au fond, derrière l'<strong>autel</strong>, le <strong>chevet</strong> clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en <strong>abside</strong>. Les <strong>vitraux</strong> — véritables <strong>bibles de lumière</strong> pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les <strong>voûtes</strong> sont maintenues par des <strong>arcs</strong> de pierre scellés en leur sommet par une <strong>clé de voûte</strong> — pièce maîtresse qui, une fois posée, <strong>verrouille tout l'édifice</strong>. La grande <strong>rosace</strong> de la façade <strong>occidentale</strong>, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.<br><br>L'<strong>architecture</strong> raconte les siècles superposés. Le <strong>roman</strong> (<strong>XIᵉ-XIIᵉ siècle</strong>) est trapu, aux <strong>murs épais</strong>, aux ouvertures étroites, aux <strong>arcs en plein cintre</strong>. Le <strong>gothique</strong> (à partir du <strong>XIIᵉ</strong>) élance ses voûtes sur <strong>croisées d'ogives</strong> et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le <strong>baroque</strong> (<strong>XVIIᵉ-XVIIIᵉ</strong>) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le <strong>néogothique</strong> du <strong>XIXᵉ siècle</strong> revient aux <strong>flèches élancées</strong>, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des <strong>palimpsestes</strong> où chaque génération a laissé sa trace : un <strong>chœur reconstruit</strong>, une <strong>chapelle ajoutée</strong>, un <strong>porche refait</strong>.<br><br>Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la <strong>religion catholique</strong>, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était <strong>baptisé</strong>, <strong>marié</strong>, <strong>enterré</strong> au <strong>cimetière attenant</strong> — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la <strong>dîme</strong> — cet impôt d'origine biblique, littéralement le <em>« <strong>dixième</strong> »</em>, prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du <strong>clergé</strong> pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut <strong>abolie dans la nuit du 4 août 1789</strong>, symbole de la fin de l'<strong>Ancien Régime</strong>.<br><br>Les <strong>cloches</strong>, attestées dès le <strong>XIIIᵉ siècle</strong>, rythmaient la journée : <strong>angélus</strong> du matin, du midi et du soir, <strong>tocsin</strong> d'alerte, <strong>glas</strong> des morts, <strong>volées joyeuses</strong> des mariages. Le fameux <strong>coq</strong> au sommet du clocher — symbole de <strong>vigilance</strong> et de <strong>résurrection</strong> — apparaît en France dès le <strong>IXᵉ siècle</strong> et deviendra un <strong>emblème national</strong>.
Place du Belvédère
patrimoinePlace Édouard Chennevière
patrimoinePlaine Favreuse Est
patrimoineRoute de Bièvres
patrimoineRoute de Chaville à Bièvres
patrimoineRoute de Chevreuse
patrimoineRoute de Corbeil
patrimoineRoute de Favreuse
patrimoineRoute de Gisy
patrimoineRoute de Jouy
patrimoineRoute de la Sygrie
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Verrières
patrimoineRoute de Versailles
patrimoineRoute du Cordon
patrimoineRue Antoine
patrimoineRue de Dion Bouton
patrimoineRue de Festieux
patrimoineRue de l'Abbaye aux Bois
patrimoineRue de la Cascade
patrimoineRue de la Couture
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Manufacture des Toiles de Jouy
patrimoineRue de la Martinière
patrimoineRue de Laon
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Sygrie
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de l'Église
patrimoineSur les cent mille <strong>édifices religieux</strong> disséminés à travers le pays, <strong>quarante-cinq mille</strong> sont des <strong>églises paroissiales</strong>.<br><br>Le mot vient du grec <strong><em>ekklêsia</em></strong> — <em>« l'assemblée des convoqués »</em>. Il désignait d'abord la <strong>communauté des fidèles</strong> rassemblés, avant de glisser vers le <strong>bâtiment</strong> qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de <em>l'<strong>Église catholique</strong></em>, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'<em>une <strong>église romane</strong></em>, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.<br><br>Si le <strong>clocher</strong> en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le <strong>portail</strong> (parfois surmonté d'un <strong>tympan</strong> sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la <strong>nef</strong>, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées <strong>collatérales</strong>. Elle mène au <strong>chœur</strong>, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un <strong>transept</strong> — cette <strong>« aile » transversale</strong> qui donne à l'édifice sa forme de <strong>croix latine</strong>. Tout au fond, derrière l'<strong>autel</strong>, le <strong>chevet</strong> clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en <strong>abside</strong>. Les <strong>vitraux</strong> — véritables <strong>bibles de lumière</strong> pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les <strong>voûtes</strong> sont maintenues par des <strong>arcs</strong> de pierre scellés en leur sommet par une <strong>clé de voûte</strong> — pièce maîtresse qui, une fois posée, <strong>verrouille tout l'édifice</strong>. La grande <strong>rosace</strong> de la façade <strong>occidentale</strong>, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.<br><br>L'<strong>architecture</strong> raconte les siècles superposés. Le <strong>roman</strong> (<strong>XIᵉ-XIIᵉ siècle</strong>) est trapu, aux <strong>murs épais</strong>, aux ouvertures étroites, aux <strong>arcs en plein cintre</strong>. Le <strong>gothique</strong> (à partir du <strong>XIIᵉ</strong>) élance ses voûtes sur <strong>croisées d'ogives</strong> et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le <strong>baroque</strong> (<strong>XVIIᵉ-XVIIIᵉ</strong>) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le <strong>néogothique</strong> du <strong>XIXᵉ siècle</strong> revient aux <strong>flèches élancées</strong>, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des <strong>palimpsestes</strong> où chaque génération a laissé sa trace : un <strong>chœur reconstruit</strong>, une <strong>chapelle ajoutée</strong>, un <strong>porche refait</strong>.<br><br>Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la <strong>religion catholique</strong>, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était <strong>baptisé</strong>, <strong>marié</strong>, <strong>enterré</strong> au <strong>cimetière attenant</strong> — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la <strong>dîme</strong> — cet impôt d'origine biblique, littéralement le <em>« <strong>dixième</strong> »</em>, prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du <strong>clergé</strong> pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut <strong>abolie dans la nuit du 4 août 1789</strong>, symbole de la fin de l'<strong>Ancien Régime</strong>.<br><br>Les <strong>cloches</strong>, attestées dès le <strong>XIIIᵉ siècle</strong>, rythmaient la journée : <strong>angélus</strong> du matin, du midi et du soir, <strong>tocsin</strong> d'alerte, <strong>glas</strong> des morts, <strong>volées joyeuses</strong> des mariages. Le fameux <strong>coq</strong> au sommet du clocher — symbole de <strong>vigilance</strong> et de <strong>résurrection</strong> — apparaît en France dès le <strong>IXᵉ siècle</strong> et deviendra un <strong>emblème national</strong>.
Rue de Paris
patrimoineRue des Clairs Matins
patrimoineRue des Colverts
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jonnières
patrimoineRue des Mathurins
patrimoineRue des Petits Ponts
patrimoineRue des Ponts
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue de Vauboyen
patrimoineRue du Bas-Igny
patrimoineRue du Bois du Loup Pendu
patrimoineRue du Chat Noir
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Loup Pendu
patrimoineRue du Maréchal Joffre
histoireEn septembre 1914, Joseph Joffre (1852-1931) sauva peut-être la France — ou du moins, sa République. En décembre 1916, l'opinion publique commençait à se lasser de lui. Entre les deux dates, il fut le général le plus populaire que le pays ait connu depuis Napoléon : entre 1915 et 1918, 398 garçons français reçurent le prénom Joffre, et 700 filles celui de Joffrette. Peu d'hommes ont connu une telle apothéose civile de leur vivant. Il naquit le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, fils d'un tonnelier catalan. Élève brillant, il obtint à seize ans une bourse pour Polytechnique, dont il fut le benjamin de sa promotion. La guerre de 1870 éclata pendant sa première année d'école ; il participa à la défense de Paris comme sous-lieutenant d'artillerie, à peine sorti de l'adolescence. Son destin militaire était scellé — il choisit le Génie, arme rigoureuse et technique qui correspondait à son tempérament méthodique. Sa longue carrière avant la Grande Guerre se déroula presque entièrement dans les colonies : Tonkin en Indochine, Soudan français (aujourd'hui Mali) où il commanda la marche sur Tombouctou en 1894, Madagascar sous les ordres de Gallieni. Il y bâtit sa réputation d'organisateur méthodique, spécialiste des transports et de la logistique ferroviaire — qualités qui lui vaudront, en 1911, le poste ultime : chef d'état-major général de l'Armée. Il s'attelle à préparer l'armée française à l'affrontement qu'il prévoit avec l'Allemagne. Août 1914 : la guerre éclate, et le plan XVII de Joffre — offensive massive en Alsace-Lorraine à la baïonnette, dans l'esprit de « l'offensive à outrance » — s'effondre en quinze jours. Trois cent mille victimes françaises dans la seule bataille des Frontières. C'est le pire désastre militaire français depuis 1870. Joffre réagit avec un sang-froid glacial : il limoge en trois semaines cinquante généraux — carnage hiérarchique sans précédent —, nomme des hommes compétents à leur place (Gallieni à Paris, Franchet d'Espèrey à la 5ᵉ armée, Foch à la 9ᵉ armée), puis attend son moment. Il vint le 6 septembre 1914. Alors que l'armée allemande pivote imprudemment vers le sud-est au lieu de contourner Paris, Joffre déclenche la contre-attaque générale sur la Marne, précédée d'un ordre du jour resté célèbre : « Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. » Une semaine plus tard, les Allemands reculent. Paris est sauvé, la France aussi. Joffre devient du jour au lendemain le « vainqueur de la Marne », adulé dans tout le pays et chez les Alliés. La suite fut moins glorieuse. Toute l'année 1915, Joffre s'obstina dans une litanie d'offensives sanglantes et vaines en Artois, en Champagne, sur la Somme, avec sa formule tristement célèbre : « Je les grignote » — parlant des Allemands, mais accusant surtout des dizaines de milliers de soldats français par mois. Verdun en 1916 aggrava les tensions avec le pouvoir politique. Après le désastre de la Somme (juillet-novembre 1916), le gouvernement le remplaça par Nivelle — qui ne fera guère mieux. Pour ménager l'opinion, on éleva Joffre à la dignité de maréchal de France le 26 décembre 1916 : il fut le premier maréchal de la IIIᵉ République, dignité qui n'avait plus été attribuée depuis la chute de Napoléon III. La mission diplomatique aux États-Unis en 1917 aux côtés de René Viviani fut l'un des derniers grands services rendus au pays : elle contribua largement à l'entrée américaine en guerre. Élu à l'unanimité à l'Académie française en 1918, Joffre mourut à Paris le 3 janvier 1931, presque octogénaire. Il n'est pas une ville de France qui ne lui ait donné son nom à une rue, une place ou une avenue. Peu importe que la postérité historique ait, depuis, nuancé la légende : dans la mémoire collective française, Joffre reste l'homme qui n'a pas cédé quand tout menaçait de céder.
Rue du Peintre Odilon Redon
patrimoineRue du Petit Bièvres
patrimoineRue du Pilariguet
patrimoineRue du Tour de Ville
patrimoineRue du Val de Grâce
patrimoineRue du Vieux Cimetière
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue Georges Noé
patrimoineRue Léon Mignotte
patrimoineRuelle du Gros Arbre
patrimoineSente de la Pelle à Four
patrimoineSente de la Rivière
natureSente des Maraîchers
patrimoineSente des Roseaux
patrimoineSentier de Bel-Air
patrimoineSentier de la Bretonne
patrimoineSentier de la Bretonnière
patrimoineSentier de la Bretonnière des Jardins
patrimoineSentier de la Gare
patrimoineSentier de la Mésange
patrimoineSentier de la Pommeraie
patrimoineSentier de Montéclin
patrimoineSentier des Jardins
patrimoineSentier du Bel Air
patrimoineSentier du Chas de l'Aiguille
patrimoineSentier du Pont du Mesnil
patrimoineSentier Maurice et Alain-Victor Marchand
patrimoineSentier Rural Numéro 5 des Geninets ou du Pont Pycard
patrimoineSentier Serge Antoine
patrimoine