Rues de Betton
308 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoineAllée Claude Debussy
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patrimoineAllée de Riquenon
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Aigrettes
patrimoineAllée des Ajoncs
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patrimoineAllée des Glénan
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patrimoineAllée de Varsovie
patrimoineAllée de Vienne
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patrimoineAllée du Calvaire
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natureAllée du Clos Bonestel
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patrimoineAllée du Ménez
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patrimoineAllée du Petit Clos
patrimoineAllée du Petit Pont Brand
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patrimoineAllée Édith Piaf
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patrimoineAllée Florence Arthaud
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patrimoineAllée Georges Cadoudal
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patrimoineAllée Hector Berlioz
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patrimoineAllée Henri Matisse
patrimoineAllée Henri Queffélec
patrimoineAllée Huguette Gallais
patrimoineAllée Jean-Sébastien Bach
patrimoineAllée Louise Michel
patrimoineAllée Lucie Aubrac
patrimoineAllée Lucie Kofler
patrimoineAllée Madeleine Brès
patrimoineAllée Marie Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Allée Marion du Faouët
patrimoineAllée Maurice Ravel
patrimoineAllée Max Jacob
patrimoineAllée Olivier Messiaen
patrimoineAllée Olympe de Gouges
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patrimoineAvenue Simone Veil
patrimoineChemin de Finvert
patrimoineChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Hamonais
patrimoineChemin de la Renaudais
patrimoineChemin des Cavaliers
patrimoineChemin des Mézières
patrimoineChemin du Buisson
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Vau Chalet
patrimoineChemin du Vau Robion
patrimoineChemin Joseph Gentil
patrimoineGille Pesset
patrimoineHalage Maurice Denieul
patrimoineImpasse Charlotte Perriand
patrimoineImpasse des Douves
patrimoineImpasse du Courtil
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Halage
patrimoineImpasse du Léon
patrimoineLa Ville-en-Bois
patrimoineLe Bois de Betton
patrimoineLe Boulet
patrimoineLes Gabeloux
patrimoineLigne Forestière de Betton
patrimoinePassage de l'Aven
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Colette
patrimoinePlace de la Cale
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Vilnius
patrimoinePlace du Calvaire
patrimoinePlace du Trégor
patrimoinePlace du Vieux Marché
patrimoinePlace Raymond Vinclair
patrimoineQuai du Dartmoor
patrimoineRéseau Express vélo Betton - Rennes
patrimoineRésidence du Chêne Flaux
natureRésidence Les Hauts de Betton
patrimoineRond-Point de Betton
patrimoineRoute de Betton
patrimoineRoute de la Malitourne
patrimoineRoute de Saint-Sulpice
patrimoineRoute des Brosses
patrimoineRoute du Bas Chenezé
natureRoute du Bourg Nouveau
patrimoineRoute du Gacet
patrimoineRoute du Landret
patrimoineRoute du Vau Robion
patrimoineRoute Forestière du District
patrimoineRue Abbé Besnard
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue Anjela Duval
patrimoineRue Anne de Bretagne
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue d'Altenbeken
patrimoineRue de Barberino di Mugello
patrimoineRue de Belle-Île-en-Mer
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Berlin
patrimoineRue de Bréhat
patrimoineRue de Brocéliande
patrimoineRue de Cornouailles
patrimoineRue de Grodzisk
patrimoineRue de Groix
patrimoineRue de la Basse Renaudais
patrimoineRue de la Belle Écuelle
patrimoineRue de la Côte d'Émeraude
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Forge
patrimoineRue de la Gastinaye
patrimoineRue de la Hamonais
patrimoineRue de la Maison Neuve
patrimoineRue de la Motte de l'Ille
patrimoineRue de la Prée
patrimoineRue de la Rabine
patrimoineRue de la Raimbauderie
patrimoineRue de l'Argoat
patrimoineRue de la Robinais
patrimoineRue de l'Aulne
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de l'Illet
patrimoineRue de l'Odet
patrimoineRue de Londres
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue de Rome
patrimoineRue des Abers
patrimoineRue des Balanciers
patrimoineRue des Bateliers
patrimoineRue des Celliers
patrimoineRue des Chalands
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue de Sein
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Faneurs
patrimoineRue des Fléaux
patrimoineRue des Gabares
patrimoineRue des Landelles
natureRue des Lavandières
patrimoineRue des Macareux
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Monts d'Arrée
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Péniches
patrimoineRue des Tanneurs
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue des Vanniers
patrimoineRue d'Helsinki
patrimoineRue d'Hoëdic
patrimoineRue d'Houat
patrimoineRue d'Iroise
patrimoineRue d'Ouessant
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Beau Vallon
patrimoineRue du Blavet
patrimoineRue du Champ à la Reine
patrimoineRue du Champ Devant
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Clos de la Quintaine
patrimoineRue du Clos Paisible
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Docteur Laennec
patrimoineRue du Grand Rigné
patrimoineRue Duguay Trouin
patrimoineRue du Manoir des Rignés
patrimoineRue du Mont Saint-Michel
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pré au Duc
patrimoineRue du Roi Arthur
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Trégor
patrimoineRue du Trieux
patrimoineRue du Vau Chalet
patrimoineRue du Vivier Louis
patrimoineRue Erik Satie
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques Cassard
patrimoineRue Joseph Abeille
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Mathurin Méheut
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Le Flem
patrimoineRue Per-Jakez Hélias
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Tristan Corbière
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineRue Xavier Grall
patrimoine