Rues de Belleville-en-Beaujolais
342 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Jardiniers
patrimoineAllée des Sablons
patrimoineAllée du Baiser Volé
patrimoineAllée du Cèdre de l'Atlas
patrimoineAllée du Lac
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Petit Prince
patrimoineAllée du Séquoia
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAvenue Antoine Mortier
patrimoineAvenue Benoît Raclet
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de Salzkotten
patrimoineAvenue des Explorateurs
patrimoineAvenue des Vendangeurs
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Port
patrimoineAvenue Marius Mathon
patrimoineAvenue René Cassin
patrimoineAvenue Suzanne Michon
patrimoineBoulevard Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Boulevard Joseph Rosselli
patrimoineCarrefour des Crus
patrimoineChemin Beauj'Ano
patrimoineChemin Caron
patrimoineChemin d'Amorges
patrimoineChemin de Balmont
patrimoineChemin de l'Abbaye
patrimoineChemin de l'Abbaye à Peillon
patrimoineChemin de la Grange du Villard
patrimoineChemin de Pain Perdu
patrimoineChemin de Pomponey
patrimoineChemin de Saône
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Gouchoux
patrimoineChemin des Massues
patrimoineChemin des Sablons
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natureChemin du Foudrier
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Vieux Chêne
natureChemin Sainte-Catherine
patrimoineContre-Allée Rue des Remparts
patrimoineEspace Francis Mandy
patrimoineImpasse Akhenaton
patrimoineImpasse Balmont
patrimoineImpasse de la Favorite
patrimoineImpasse de la Gaité
patrimoineImpasse de la Guérisseuse
patrimoineImpasse de la Noiseraie
patrimoineImpasse de la Thébaïde
patrimoineImpasse de l'Écluse
patrimoineImpasse de l'Hôpital
patrimoineImpasse de l'Oasis
patrimoineImpasse des Biches
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Garennes
patrimoineImpasse des Grandes Bruyères
patrimoineImpasse des Graves
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Méharis
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse des Orchidées
patrimoineImpasse des Plattards
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Pyramides
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Sables
patrimoineImpasse des Sapins
patrimoineImpasse des Sarments
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineImpasse des Tournois
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse de Villandry
patrimoineImpasse du Caire
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Grand Logis
patrimoineImpasse du Jarlot
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Paradis
patrimoineImpasse du Prieuré
patrimoineImpasse du Reg
patrimoineImpasse du Sou
patrimoineImpasse du Stade Jomard Dury
patrimoineImpasse Édith Piaf
patrimoineImpasse Gizeh
patrimoineImpasse Grange Gauthier
patrimoineImpasse Hélène Boucher
patrimoineImpasse Jean Ferrat
cultureÂgé de onze ans lorsque son père fut déporté à Auschwitz, d'où il ne revint jamais, Jean Tenenbaum (1930-2010) échappa au même destin grâce à l'aide de militants communistes. Cette enfance marquée par la Shoah et la Résistance forgera à jamais ses convictions. Il embrassa la carrière d'artiste, fit du théâtre avec Jean Vilar (1912-1971), puis se lança dans la chanson sous le nom de Jean Ferrat — pseudonyme choisi en clin d'œil à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où il avait passé de belles vacances. Après avoir écrit des textes pour d'autres et chanté le répertoire d'Yves Montand dans les cabarets parisiens, il connut la consécration en 1960 avec Ma môme, imposant une forme de lyrisme populaire aux mélodies vibrantes et aux paroles exigeantes. Homme en colère contre les injustices de l'histoire et de la société, il dédia à l'Ardèche sa chanson La Montagne (1964) — avant de quitter réellement Paris en 1973, au sommet de sa gloire, pour s'installer à Antraigues-sur-Volane où il vivra jusqu'à sa mort, conseiller municipal de son village adopté. Artiste engagé aux côtés du Parti communiste français, il n'en fut pourtant jamais membre et prit ses distances quand il l'estima nécessaire, notamment après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Souvent dérangeant, parfois iconoclaste, il connut de nombreux démêlés avec la censure de la radio et de la télévision. Plusieurs de ses chansons sont des adaptations de poèmes de Louis Aragon (1897-1982) — à l'image d'Aimer à perdre la raison (1971), sommet fragile d'un art qui refusait toujours de séparer l'émotion de l'intelligence.
Impasse Léo Ferré
patrimoineImpasse Lucy
patrimoineImpasse Mouloudji
patrimoineImpasse Serge Réggiani
patrimoineImpasse Suzanne Valadon
patrimoineImpasse Théodore Monod
patrimoineImpasse Vivaldi
patrimoineImpasse Yves Coppens
patrimoineLotissement les Platanes
patrimoineParking de l'Étang
naturePassage du 3 Septembre 1944
patrimoinePlace Alexis Bichonnier
patrimoinePlace Claude Bernard
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Arts
patrimoinePlace du Monument
patrimoinePlace du Timbre
patrimoinePlace du Vitrail
patrimoinePlace du Vivier
patrimoinePlace Georges Dutrève
patrimoinePlace Henri Nigay
patrimoinePlace Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Porte du Beaujolais
patrimoineQuai Charles Voisin
patrimoineQuai Joannes Monternier
patrimoineRond-Point de Peillon
patrimoineRond-Point des Remparts
patrimoineRond-Point d’Outry
patrimoineRond-Point du Centre
patrimoineRond-Point du Lycée
patrimoineRond-Point du Motio
patrimoineRond-Point du Parc Popy
patrimoineRond-Point Joseph-Rosselli
patrimoineRoute d'Amorges
patrimoineRoute de Beaujeu
patrimoineRoute de Bel Air
patrimoineRoute de Belleville
patrimoineRoute de Bois-Dieu
patrimoineRoute de Chalendières
patrimoineRoute de Champanard
patrimoineRoute de Chantemerle
patrimoineRoute de Charentay
patrimoineRoute de Chassagne
patrimoineRoute de Commune
patrimoineRoute de Fort Michon
patrimoineRoute de Frans
patrimoineRoute de Grille Midi
patrimoineRoute de Grolet
patrimoineRoute de Jasseron
patrimoineRoute de la Charaboutière
patrimoineRoute de la Croix Rouge
patrimoineRoute de l'Aérodrome
sciencesRoute de la Mézerine
patrimoineRoute de l’Armistice
histoireRoute de La Thouaille
patrimoineRoute de l'Érable Champêtre
patrimoineRoute d'Éloi
patrimoineRoute de Mâcon
patrimoineRoute de Moreil
patrimoineRoute de Pizay
patrimoineRoute de Ruty
patrimoineRoute de Saint-Ennemond
patrimoineRoute des Granges
patrimoineRoute des Guenettes
patrimoineRoute des Massues
patrimoineRoute des Nazins
patrimoineRoute des Petites Bruyères
patrimoineRoute des Pillets
patrimoineRoute des Rochons
patrimoineRoute des Saint-Étienne
patrimoineRoute des Sarments
patrimoineRoute des Tonnelos
patrimoineRoute des Vadoux
patrimoineRoute de Villié-Morgon
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Pont
patrimoineRoute Henri Fessy
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRoute Paul Melot
patrimoineRoute Sainte-Geneviève
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Schweitzer
patrimoineRue André Utter
patrimoineRue Antoine Ferraud
patrimoineRue Balloffet-Dury
patrimoineRue Bayard
patrimoineRue Burdiat
patrimoineRue Chopin
patrimoineRue Claude Nougaro
patrimoineRue Colombier
patrimoineRue Cugnot
patrimoineRue d'Aiguerande
patrimoineRue David Comby
patrimoineRue de Balmont
patrimoineRue de Beaujeu
patrimoineRue de Bois Blanchet
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Chambord
patrimoineRue de Champs Clos
patrimoineRue de Descours
patrimoineRue Dedion-Bouton
patrimoineRue de Fontenailles
patrimoineRue de Grange Rouge
patrimoineRue de la Blanchisserie
patrimoineRue de la Brasserie
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Charbonnière
patrimoineRue de la Combe
patrimoineRue de la Dombes
patrimoineRue de la Dune Rose
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grange Berchet
patrimoineRue de la Grappe
patrimoineRue de la Maladière
patrimoineRue de la Plume
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Salamandre
patrimoineRue de la Serpette
patrimoineRue de la Serve de Vignes
natureRue de la Tannerie
patrimoineRue de la Thériaque
patrimoineRue de l'Aumonerie
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Étang de Laly
natureRue de l'Industrie
patrimoineRue de Peillon
patrimoineRue des Abattoirs
patrimoineRue des Armands
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Arts
patrimoineRue des Compagnons
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Crus
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fonderies
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Frères Voisin
patrimoineRue des Grandes Terres
patrimoineRue des Gravois
patrimoineRue des Grisemottes
patrimoineRue des Maisons Neuves
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mûres
patrimoineRue des Négociants
patrimoineRue des Palissards
patrimoineRue des Pérelles
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Plattards
patrimoineRue des Poètes
patrimoineRue des Poutoux
patrimoineRue des Prés de la Cloche
patrimoineRue des Prés Melette
patrimoineRue des Primeurs
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Sarmentelles
patrimoineRue des Terres aux Dames
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Vignerons
natureRue des Vignobles
patrimoineRue des Villards
patrimoineRue de Tanis
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Battoir
patrimoineRue du Béal
patrimoineRue du Beaujolais
patrimoineRue du Bois Baron
patrimoineRue du Bois Fleuri
patrimoineRue du Canon Braque
patrimoineRue du Cep
patrimoineRue du Clos du Château
patrimoineRue du Commandant Bianchetti
patrimoineRue du Désert Blanc
patrimoineRue du Docteur Duplant
patrimoineRue du Forgeron
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Guêpier d'Europe
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Mâconnais
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Mont Brouilly
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nil
patrimoineRue du Parc Saint-Jean
patrimoineRue du Pré de l'Ardières
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Roy
patrimoineRue du Sahara
patrimoineRue du Sergent Charles Gautheret
patrimoineRue du Sergent Charles Gautret
patrimoineRue du Sou
patrimoineRue du Tonkin
patrimoineRue du Vivier
patrimoineRue Élise Portal
patrimoineRue Francis Popy
patrimoineRue François Bourdy
patrimoineRue Gabriel Voisin
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Charpak
patrimoineRue Gonthier
patrimoineRue Granger
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jean Carron
patrimoineRue Jean Macé
patrimoineRue Jean Philibert Damiron
patrimoineRue Jean Sébastien Bach
patrimoineRue Johan Strauss
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Joseph Pillard
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Lulli
patrimoineRue Martinière
patrimoineRue Maurice Utrillo
patrimoineRue Michel
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Muller
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Berthoud
patrimoineRue Paulin Bussières
patrimoineRue Pêcherie
patrimoineRue Pidancet
patrimoineRue Pierre Cothenet
patrimoineRue Pierre Montet
patrimoineRue Prévert
patrimoineRue Robert Doisneau
patrimoineRue Saint-André
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Teillard Pressavin
patrimoineRue Théodore Monod
patrimoineRue Thévenet
patrimoineRue Verdi
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Vivaldi
patrimoineRue Yves Coppens
patrimoineSquare de la Liberté
patrimoineSquare du Souvenir
patrimoineSquare Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Voie de la Baryte
patrimoineVoie Royale
patrimoineVoie Verte du Beaujolais
patrimoine