Rues de Bédarrides
183 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Verne
patrimoineAllée des Figuiers
patrimoineAllée des Micocouliers
patrimoineAllée des Muriers
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée du Ventoux
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Rascassa
patrimoineAvenue de Saint-Louis
patrimoineAvenue des Verdeaux
patrimoineAvenue du Cours
patrimoineAvenue du Pont de la Gare
patrimoineBoulevard du 8 Mai 1945
patrimoineBoulevard du Bouquimard
patrimoineCamin d'Avignoun
patrimoineChemin d'Avignon
patrimoineChemin de Causan
patrimoineChemin de Chantepleure
patrimoineChemin de Dame Jeanne
patrimoineChemin de la Beaumette
patrimoineChemin de la Bindonne
patrimoineChemin de la Brèche
patrimoineChemin de la Crau
patrimoineChemin de la Digue de l'Ouvèze
patrimoineChemin de la Font Michelle
patrimoineChemin de la Malautière
patrimoineChemin de la Merveille
patrimoineChemin de la Palud
patrimoineChemin de la plaine du Grenache
patrimoineChemin de la Roquette
patrimoineChemin de la Souvine
patrimoineChemin de la Valentine
patrimoineChemin de Monsieur Poulain
patrimoineChemin de Noffres
patrimoineChemin de Pied Redon
patrimoineChemin de Saint-Étienne
patrimoineChemin de Saint-Jean
patrimoineChemin de Saint-Laurent
patrimoineChemin des Aires
patrimoineChemin des Beaumettes
patrimoineChemin des Campanes
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin de Serre
patrimoineChemin des Fermes
patrimoineChemin des Fourniguières
patrimoineChemin des Fraysses
patrimoineChemin des Garrigues
patrimoineChemin des Poudries
patrimoineChemin des Reveirores
patrimoineChemin des Rochières
patrimoineChemin des Sences
patrimoineChemin des Taillades
patrimoineChemin de Terre Ferme
patrimoineChemin de Terre Saint-Pierre
patrimoineChemin de Tomassin
patrimoineChemin de Vaucroze
patrimoineChemin Draye de Saint-Jean
patrimoineChemin du Bois de la Garde
patrimoineChemin du Bois de l'Épine
patrimoineChemin du Cassis
patrimoineChemin du Collège
patrimoineChemin du Coude
patrimoineChemin du Coulaire
patrimoineChemin du Grand Plantier
patrimoineChemin du Montréal
patrimoineChemin du Moutay
patrimoineChemin du Patouillet
patrimoineChemin du Pigeoulet
patrimoineChemin du Plan du Rhône
patrimoineChemin du Pont de la Martine
patrimoineChemin du Ratanaï
patrimoineChemin du Ravin de la Colline
patrimoineChemin du Remourin
patrimoineChemin du Rond-Point des Verdeaux
patrimoineChemin Lou Pas dou Trau de Rascassa
patrimoineChemin Royal
patrimoineD 907 (Avenue d'Orange)
patrimoineGrande Rue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Impasse de Camsaud
patrimoineImpasse de la Contre Seille
patrimoineImpasse de la Maison
patrimoineImpasse de l'Orangerie
patrimoineImpasse de l'Oratoire
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Broutières
patrimoineImpasse des Casers
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Jardins
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Prés de la Verne
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Vignerons
natureImpasse des Vignes
natureImpasse du Coulaire
patrimoineImpasse du Grand Chêne
natureImpasse du Montréal
patrimoineImpasse du Plan du Rhône
patrimoineImpasse du Vicellet
patrimoineImpasse Joseph Millet
patrimoineImpasse Saint-Louis
patrimoineLotissement Arc-en-Ciel
patrimoineLotissement de Monsieur Poulain
patrimoineLotissement Emberteu
patrimoineLotissement Faure
patrimoineLotissement Henri Tort
patrimoineLotissement Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Lotissement la Colline
patrimoineLotissement le Cinsault
patrimoineLotissement le Clos de la Malautière
patrimoineLotissement le Clos du Coulaire
patrimoineLotissement les Garrigues
patrimoineLotissement les Gautes Rouges
patrimoineLotissement les Maïs
patrimoineLotissement les Vignes
natureLotissement Montréal
patrimoineLotissement Saint-Louis
patrimoineLotissement Saint-Louis 2
patrimoinePassage André Lautier
patrimoinePassage du Cavalier
patrimoinePassage Jean Bounias
patrimoinePassage Lou Pas di Garancie
patrimoinePetite Route de Sorgues
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace des Écoles
patrimoinePlace des Tisserands
patrimoinePlace du 21 Août 1791
patrimoinePlace du 4 Septembre
patrimoinePlace du Château-d'Eau
patrimoinePlace du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Fernand Mathieu
patrimoinePlace Gérald Granget
patrimoinePlace Louis Pradie
patrimoinePlace Lou Planet dou Moulin d'Oli
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Sainte-Croix
patrimoinePromenade du Ventoux
patrimoineQuai de l'Ouvèze
patrimoineRoute de Camsaud
patrimoineRoute de Châteauneuf-du-Pape
patrimoineRoute de Courthézon
patrimoineRoute de la Petite Grange
patrimoineRoute de Monteux
patrimoineRoute d'Entraigues
patrimoineRoute Départementale 183a
patrimoineRoute de Sarrians
patrimoineRue Cacaribaud
patrimoineRue Carroussière
patrimoineRue Croix de Pierre
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de l'Androune
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Seille
patrimoineRue de la Vierge
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Fondeurs
patrimoineRue des Métiers
patrimoineRue des Minimes
patrimoineRue des Pénitents
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Mistral
patrimoineRue du Pont Trouca
patrimoineRue du Tilleul
natureRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Lou Pas de la Jasso
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Noël Marmottan
patrimoineRue Petite Fontaine
patrimoineRue Sainte-Croix
patrimoineRue Vacquerie
patrimoineSquare du 11 Novembre
patrimoineTraverse de M. Brès
patrimoine