Rues de Beauvain
36 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Croix aux Fiaux
patrimoineAllée du Château
patrimoineChemin de la Boucherie
patrimoineImpasse de la Badillère
patrimoineImpasse de la Blétière
patrimoineImpasse de la Cochetière
patrimoineImpasse de la Détourbe
patrimoineImpasse de la Gouvrière
patrimoineImpasse de la Petite Mercerie
patrimoineImpasse de la Pichardière
patrimoineImpasse de la Rousselière
patrimoineImpasse de l'Hermitage
patrimoineImpasse des Étangs
natureImpasse des Gaudinières
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse du Clos Péchat
patrimoineImpasse du Gadage
patrimoineImpasse du Grand Chemin
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Rocher Noché
patrimoineImpasse du Taillis
patrimoineImpasse du Vivier
patrimoineRoute d'Argentan
patrimoineRoute de Fromentel
patrimoineRoute de la Chaussée
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de la Gauterie
patrimoineRoute de la Géraudaie
patrimoineRoute de Manche Océan
patrimoineRoute de Rânes
patrimoineRoute des Deux Versants
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Petits Champs
patrimoineRue du Buisson
patrimoineRue du Logis
patrimoine