Rues de Beaugency
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patrimoineAllée de la Perrine
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patrimoineAllée de l'Oratoire
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Coquelicots
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patrimoineAllée Edwige Feuillère
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patrimoineAvenue Jules Lemaître
patrimoineAvenue Longchamps
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patrimoineCentre Commercial de Garambault
patrimoineChemin de Fins à la Mairie
patrimoineChemin de la Caillotière
patrimoineChemin de la Petite Motte
patrimoineChemin de Lavau à Beaugency
patrimoineChemin de l'Orme de Saint-Michel
patrimoineChemin de Marchebault
patrimoineChemin des Accruaux
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patrimoineChemin des Buissons
patrimoineChemin des Fourneaux
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patrimoineChemin des Quatre Vents
patrimoineChemin de Vendôme
patrimoineChemin du Verger aux Laurières
patrimoineChemin du Verger aux Lauriers
patrimoineChemin rural de Fins
patrimoineChemin rural de Saint-Laurent-des-Eaux
patrimoineChemin Varennes Narmants
patrimoineClos de la Chapelle
patrimoineClos de Lutz
patrimoineClos des Fourneaux
patrimoineClos des Îles
patrimoineGrand Mail
patrimoineImpasse Bel-Air
patrimoineImpasse Cave d'Igoire
patrimoineImpasse de la Bergerie
patrimoineImpasse de la Ganache
patrimoineImpasse de la Monnaie
patrimoineImpasse de La Rochelle
patrimoineImpasse de la Sourcière
patrimoineImpasse de la Touanne
patrimoineImpasse des Belles
patrimoineImpasse des Capucins
patrimoineImpasse des Clos Neufs
patrimoineImpasse des Cornes
patrimoineImpasse des Laurières
patrimoineImpasse des Mahaudières
patrimoineImpasse des Toits
patrimoineImpasse du Clos Saint-Jean
patrimoineImpasse du Colombier
patrimoineImpasse Jules Lemaître
patrimoineImpasse Oseille
patrimoineImpasse Saint-Michel
patrimoineLa Caillotière
patrimoineLa Pointe des Fourneaux
patrimoineL'Aquitaine
patrimoineLes Petites Gibaudières
patrimoineLieu Dit Stade du Pré d’Allonnes
patrimoinePassage Jacques-Nicolas Pellieux
patrimoinePetit Mail
patrimoinePlace de la Motte
patrimoinePlace du Docteur Hyvernaud
patrimoinePlace du Martroi
patrimoinePlace du Moulin Rouge
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Dunois
patrimoinePlace du Petit Marché
patrimoinePlace du Puits Gaillard
patrimoinePlace Jules Lorin de Chaffin
patrimoinePlace Saint-Firmin
patrimoinePont du Guidon
patrimoinePromenade de Barchelin
patrimoinePromenade des Accruaux
patrimoineQuai de l'Abbaye
patrimoineQuai Dunois
patrimoineRésidence Balgentienne
patrimoineRésidence Croix Nas
patrimoineRésidence de l'Orme
patrimoineResidence le Grand Mail
patrimoineRond-Point Alfred Mesas
patrimoineRoute de Lailly
patrimoineRoute de Lailly-en-Val
patrimoineRoute de Messas
patrimoineRoute Départementale 919
patrimoineRoute de Saint-Laurent
patrimoineRoute du Val
patrimoineRue Anière
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bêche Fève
patrimoineRue Bel-Air
patrimoineRue Bernasse
patrimoineRue Cassandre Salviati
patrimoineRue Cave d'Igoire
patrimoineRue Collinet Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Croque Motte
patrimoineRue de Beauce
patrimoineRue de Beauvilliers
patrimoineRue de Berry
patrimoineRue de Châteaudun
patrimoineRue de Garambault
patrimoineRue de l'Abattoir
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Bonde
patrimoineRue de la Boulangerie
patrimoineRue de la Bretonnerie
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Capitainerie
patrimoineRue de la Cordonnerie
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patrimoineRue de la Fontaine Appia
patrimoineRue de la Fontaine Aux Clercs
patrimoineRue de la Fosse Aux Loups
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Maille d'Or
patrimoineRue de la Mardelle
patrimoineRue de la Margottière
patrimoineRue de la Moissonnière
patrimoineRue de la Pierre Blanche
patrimoineRue de la Pointe Maubinée
patrimoineRue de la Pointe Mobinée
patrimoineRue de la Poterie
patrimoineRue de la Sirène
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Sourcière
patrimoineRue de la Tête Noire
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Evéché
patrimoineRue de l'Orme
patrimoineRue de l'Orme A La Chèvre
patrimoineRue de l'Ours
patrimoineRue de l'Oursine
patrimoineRue de Maulne
patrimoineRue de Meung
patrimoineRue d'Entre Deux aux Vallées
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Aigres Feuilles
patrimoineRue des Baltants
patrimoineRue des Belettes
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Caves
patrimoineRue des Champs de Veaux
patrimoineRue des Champs Fleuris
patrimoineRue des Champs-Poulains
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Chevaliers
patrimoineRue des Cygnes
patrimoineRue des Étuves
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Germines
patrimoineRue des Grottes
patrimoineRue des Haies Frisées
patrimoineRue des Îles
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Laurières
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patrimoineRue des Marmousets
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Quatre Fournils
patrimoineRue des Quatre Nations
patrimoineRue des Querres
patrimoineRue des Quintaux
patrimoineRue des Relais
patrimoineRue des Sablons
patrimoineRue des Sous Lutz
patrimoineRue des Tanneurs
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Toits
patrimoineRue des Trois Marchands
patrimoineRue des Vieux Fossés
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Vétille
patrimoineRue du Bélier
patrimoineRue du Cabris
patrimoineRue du Change
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chat qui Dort
patrimoineRue du Clos des Belles
patrimoineRue du Clos Saint-Jean
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Cormier
patrimoineRue du Faubourg Porte Dieu
patrimoineRue du Four à Chaux
patrimoineRue du Gris Meunier
patrimoineRue du Gros Vilain
patrimoineRue du Martroi
patrimoineRue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Rouge
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Physicien Jacques Charles
patrimoineRue du Pissot
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pouët Chaumont
patrimoineRue du Pouet de Levrault
patrimoineRue du Prateau
patrimoineRue du Puits Chaumont
patrimoineRue du Puits de l'Ange
patrimoineRue du Puits de Roussy
patrimoineRue du Puits Manu
patrimoineRue du Ravelin
patrimoineRue du Rû
patrimoineRue du Saint-Esprit
patrimoineRue du Traîneau
patrimoineRue du Val Macé
patrimoineRue Fournière
patrimoineRue Jean Voisin
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Jules Lemaître
patrimoineRue Julie Lour
patrimoineRuelle du Colombier
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Oseille
patrimoineRue Pierre Couverte
patrimoineRue Porte aux Febvres
patrimoineRue Porte-Dieu
patrimoineRue Porte Tavers
patrimoineRue Porte Vendômoise
patrimoineRue Robert Bothereau
patrimoineRue Saint-Calais
patrimoineRue Saint-Gentien
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Tardenoisienne
patrimoineRue Victor Moritz
patrimoineSentier de la Croix de Fer
patrimoineSentier des Champs de Veaux
patrimoineSentier des Sous-Lutz
patrimoineSentier du Levrault
patrimoineVenelle Badin
patrimoineVenelle de la Rivière
natureVoie verte Beaugency-Tavers
patrimoineVoûte Saint-Georges
patrimoine