Rues de Bavay
92 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Chanoine Biévelet
patrimoineAvenue de Louvignies
patrimoineAvenue des Fleurs
patrimoineChaussée Brunehaut
patrimoineChemin d'Audignies
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de l'Alouette
patrimoineChemin Delmaire
patrimoineChemin Delmer
patrimoineChemin de Mal-Garni
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin des Ânes
patrimoineChemin des Bœufs
patrimoineChemin des Foulons
patrimoineChemin des Pauvres
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de Louvignies
patrimoinePlace du 11 Novembre
patrimoinePlace Georges Draux (Ancienne Place de la Gare)
patrimoinePlace Saint-Maur
patrimoinePorte de Mons
patrimoinePorte de Valenciennes
patrimoineRésidence Atrium
patrimoineRésidence Bérénice
patrimoineRésidence de la Sablière
patrimoineRésidence Diane
patrimoineRésidence du Petit Caillou
patrimoineRésidence Éole
patrimoineRésidence Jupiter
patrimoineRésidence les Iris
patrimoineRésidence Marc-Aurele
patrimoineRésidence Osaka
patrimoineRésidence Pluton
patrimoineRésidence Tibère
patrimoineRésidence Titus
patrimoineRésidence Virgile
patrimoineRoute d'Avesnes
patrimoineRoute de Maubeuge
patrimoineRue Alban Voisin
patrimoineRue Brunehaut
patrimoineRue Capiaux
patrimoineRue d'Audignies
patrimoineRue de Fréhart
patrimoineRue de Garin
patrimoineRue de Gommeries
patrimoineRue de Gueldre
patrimoineRue de la Chaussée
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de l'Alouette
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Réunion
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Maubeuge
patrimoineRue des Allées
patrimoineRue des Anciens d'AFN
patrimoineRue des Clouteries
patrimoineRue des Glatignies
patrimoineRue des Juifs
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Récollets
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Soupirs
patrimoineRue de Taisnières
patrimoineRue de Valenciennes
patrimoineRue d'Hon
patrimoineRue d'Obies
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Docteur Colson
patrimoineRue du Louvion
patrimoineRue du Maréchal Juin
patrimoineRue du Pissotiau
patrimoineRue du Quesnoy
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vieux Chemin
patrimoineRue Eugène Mascart
patrimoineRue George Marc
patrimoineRue Jean de Haynin
patrimoineRue Jordanez
patrimoineRuelle Antegenon
patrimoineRue Michel Molle
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Petit Jean
patrimoineRue Pierre Mathieu
patrimoineRue Rubens
patrimoineRue Saint-Maur
patrimoineSentier de la Gare
patrimoineSentier Promenade du Rempart
patrimoineUsine Gare Bavay
patrimoineVieux Chemin de Bavay
patrimoineVoie Vineuse
patrimoine