Rues de Batz-sur-Mer
231 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Basse Love
patrimoineAllée de Kerlan
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patrimoineAllée de la Dilane
patrimoineAllée de l'Océan
patrimoineAllée des Aiguillettes
patrimoineAllée des Avocettes
patrimoineAllée des Parcs
patrimoineAllée du Dervin
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patrimoineAvenue de la Duchesse Anne
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patrimoineAvenue René de l'Espine
patrimoineBoulevard de la Mer
patrimoineChemin de Cancornet
patrimoineChemin de Codan
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patrimoineChemin de Kermabon
patrimoineChemin de Kervadic
patrimoineChemin de la Fontaine de l'Auge
patrimoineChemin de la Govelle
patrimoineChemin de la Lande
natureChemin de la Lande de Tréguen
natureChemin de la Meunière
patrimoineChemin de la Paix
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Aulnes
patrimoineChemin des Douaniers
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patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Four à Pain
patrimoineChemin du Gwélan
patrimoineChemin du Houaré
patrimoineChemin du Loc
patrimoineChemin du Melhuec
patrimoineChemin du Moulinet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Poulgot
patrimoineChemin du Pré Bourhic
patrimoineChemin du Pré de la Falaise
patrimoineChemin du Pré de la Masse
patrimoineChemin du Pré Gris
patrimoineChemin du Pré Malenpogne
patrimoineChemin du Pré Sucré
patrimoineChemin du Temps Perdu
patrimoineClos de la Meunière
patrimoineDomaine de Kerlan
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrande Venelle
patrimoineHameau des Ajoncs
patrimoineHameau des Genêts
patrimoineHameau du Carbonet
patrimoineImpasse de la Bardane
patrimoineImpasse de la Bastille
patrimoineImpasse de la Falaise
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Motte
patrimoineImpasse de l'Armoise
patrimoineImpasse de la Rochelle
patrimoineImpasse de l'Atlantique
patrimoineImpasse de la Vicherie
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse de l'Étang de Binen
natureImpasse des Dunes Grises
patrimoineImpasse des Garzettes
patrimoineImpasse Désiré Guitton
patrimoineImpasse des Marais
patrimoineImpasse des Prés Le Berre
patrimoineImpasse des Prés Richard
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Clos du Dervin
patrimoineImpasse du Douaro
patrimoineImpasse du Duc François II
patrimoineImpasse du Golf
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Pré de la Côte
patrimoineImpasse du Pré Dolane
patrimoineImpasse du Rocher de la Madeleine
patrimoineImpasse du Rocher Fendu
patrimoineImpasse Françoise Dolto
patrimoineImpasse Guillaume Chauvin
patrimoineImpasse Maison du Sable
patrimoineLes Maisons de la Mer
patrimoineLes Patios du Littoral
patrimoineLotissement de Trémondais
patrimoineLotissement Les Patios du Littoral
patrimoineLotissement Les Tamaris
patrimoineParc de Beaulieu
patrimoinePassage de Kéranic
patrimoinePetite Venelle
patrimoinePlace Adèle Pichon
patrimoinePlace de la Chapelle
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Garenne
patrimoinePlace des Fougères
patrimoinePlace des Salicornes
patrimoinePlace du Garnal
patrimoinePlace du Murier
patrimoinePlace Honoré de Balzac
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Porhgwai
patrimoinePont de Curusson
patrimoinePont de Sihascouet
patrimoineRésidence Mimosas
patrimoineRésidence Opaline
patrimoineRond-Point de l'Océan
patrimoineRond-Point de Sibéan
patrimoineRond-Point du Kermoisan
patrimoineRond-Point du Ploué
patrimoineRoute de Beauregard
patrimoineRoute de Bérigo
patrimoineRoute de Guérande
patrimoineRoute de Ker Jacot
patrimoineRoute de Kerlan
patrimoineRoute de Kermoisan
patrimoineRoute de la Govelle
patrimoineRoute de la Pigeonnière
patrimoineRoute de Poulgot
patrimoineRoute de Prad Velin
patrimoineRoute de Roffiat
patrimoineRoute de Saint-Nudec
patrimoineRoute de Sinaba
patrimoineRoute des Marais
patrimoineRoute de Trégaté
patrimoineRoute du Croisic
patrimoineRoute du Dervin
patrimoineRoute du Manérick
patrimoineRoute du Poulgot
patrimoineRoute du Pouliguen
patrimoineRue Alain Barbe Torte
patrimoineRue Alain Bouchard
patrimoineRue Alain Boutle
patrimoineRue Appert
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Coco Chanel
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Casse Caillou
patrimoineRue de Kerban
patrimoineRue de Kerbouchard
patrimoineRue de Ker d'Abas
patrimoineRue de Kerdour
patrimoineRue de la Bonne Eau
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Croix de Paix
patrimoineRue de la Croix Jenny
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Grande Vallée
patrimoineRue de l'Ancienne École
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pierre Longue
patrimoineRue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Salinière
patrimoineRue de l'Atlantique
patrimoineRue de la Villemarque
patrimoineRue de la Violette
patrimoineRue de l'Oasis
patrimoineRue de Poulan
patrimoineRue de Quiobert
patrimoineRue des 3 Frères Lehuede
patrimoineRue des Algues
patrimoineRue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cormorans
patrimoineRue des Dunes
patrimoinerue des Églantiers
patrimoineRue des Étaux
patrimoineRue des Fusains
patrimoineRue des Goëlands
patrimoineRue de Sibéan
patrimoineRue Désiré Guitton
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Mélisses
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Paludiers
patrimoineRue des Parcs
patrimoineRue des Poilus
patrimoineRue des Prêtres
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Saulniers
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Torrents
patrimoineRue des Trembles
patrimoineRue des Vagues
patrimoineRue de Trémondais
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Carbonet
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Croisic
patrimoineRue du Drézéguy
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Golf
patrimoineRue du Gouare
patrimoineRue du Grand Chemin
patrimoineRue du Guhaut
patrimoineRue du Poupris
patrimoineRue du Pré de Mesberen
patrimoineRue du Pré Malenpogne
patrimoineRue du Pré Pomman
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Tintamarre
patrimoineRue du Traict
patrimoineRue du Vicariat
patrimoineRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Émile Ernault
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue Jean de Laisné
patrimoineRue Jean de Landévennec
natureRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean XXIII
patrimoineRue Léon Bureau
patrimoineRue Mauperthuis
patrimoineRue Michèle Monfort
patrimoineRue Olivier Guichard
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre Loti
patrimoineRue Saint-Christophe
patrimoineRue Saint-Guénolé
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Vaucourt-Singer
patrimoineSentier Côtier
patrimoineSentier des Douaniers
patrimoineVenelle de la Chapelle
patrimoineVenelle des Guinche
patrimoineVenelle du Pré de la Lande
nature