Rues de Barbentane
141 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Chinquine
patrimoineAncien Chemin de Becquier
patrimoineAncienne route de la déchetterie
patrimoineAncienne Route de la Déchetterie
patrimoineAvenue Bertherigues
patrimoineChemin Begueton
patrimoineChemin d'Arles
patrimoineChemin de Bassette
patrimoineChemin de Cadeanaux
patrimoineChemin de Cambageon
patrimoineChemin de Fontgisclar
patrimoineChemin de Jean de Saze
patrimoineChemin de la Béoune
patrimoineChemin de la Bruyère
patrimoineChemin de la Cabro
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Croix des Veuves
patrimoineChemin de la Fissarde
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Glacière
patrimoineChemin de la Gramillière
patrimoineChemin de la Lonne
patrimoineChemin de la Moustelle
patrimoineChemin de Langlade
patrimoineChemin de la Pousterle
patrimoineChemin de la Ramière
patrimoineChemin de la Sainteté
patrimoineChemin de l'Auriol et Mouroumiou
patrimoineChemin de l'Hôpital
patrimoineChemin de Massaudy
patrimoineChemin de Massouse Estrancrose
patrimoineChemin de Miassouse
patrimoineChemin de Perrières
patrimoineChemin de Rampale
patrimoineChemin de Saint-Pierre
patrimoineChemin des Arènes
patrimoineChemin des Écoles
patrimoineChemin des Espidègles
patrimoineChemin des Esplantades
patrimoineChemin des Galavardes
patrimoineChemin des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Chemin des Resvaux
patrimoineChemin du Bosquet
patrimoineChemin du Canal des Alpines
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Deyme
patrimoineChemin du Four à Chaux
patrimoineChemin du Grand Mas
patrimoineChemin du Mas Blanc
patrimoineChemin du Moulin de Bretoule
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Chemin du Mouton
patrimoineChemin du Petit Bosquet
patrimoineChemin du Petit Claux
patrimoineChemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Pont de la Gaffe
patrimoineChemin du Sesquier
patrimoineChemin du Trouillet
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Sous Les Fourches
patrimoineChemin Sous les Roches
patrimoineChemin Sur les Fourches
patrimoineChemin Voou Longue
patrimoineCours Jean-Baptiste Rey
patrimoineDescente sur Bertherigues
patrimoineDraille de Cacalauze
patrimoineDraille de Giraud
patrimoineDraille de Magne
patrimoineDraille du Mas de la Dame
patrimoineGiratoire de Sagnon
patrimoineGiratoire du Mas du Temple
patrimoineImpasse Bonjean
patrimoineImpasse Clos des Cyprès
patrimoineImpasse de la Côte
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Rebutte
patrimoineImpasse de Réchaussier
patrimoineImpasse des Pénitents
patrimoineImpasse du Mitan
patrimoineImpasse du Moulin de Bretoule
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Impasse Grande Rue
patrimoineLotissement La Passeronne
patrimoineLotissement La Ramière
patrimoineLotissement le Clos des Oliviers
patrimoineLotissement Le Pré Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Piste Cyclable Val de Durance
cultureVoie de circulation réservée ou sécurisée pour les vélos, la voie cyclable est aujourd'hui l'un des visages les plus dynamiques de l'aménagement urbain français — la France compte en 2023 près de 57 000 kilomètres de voies cyclables sécurisées, chiffre qui devrait atteindre 80 000 km à l'horizon 2027, témoignage d'un retour spectaculaire de la bicyclette au cœur des politiques de mobilité, cent trente ans après la création de la première piste cyclable de l'histoire.
Le mot « cyclable » recouvre en réalité plusieurs réalités techniques distinctes. La piste cyclable est une chaussée entièrement séparée du trafic motorisé, généralement par un séparateur physique, un dénivelé ou de la végétation — c'est le degré de sécurité maximal. La bande cyclable n'est qu'une voie tracée par un marquage au sol sur une chaussée partagée, sans séparation physique — solution moins coûteuse mais plus exposée. La voie verte est une voie exclusivement réservée aux mobilités douces (vélos, piétons, rollers, cavaliers), interdite aux véhicules motorisés — souvent aménagée sur d'anciennes voies ferrées ou chemins de halage. La véloroute enfin désigne un itinéraire de longue distance balisé et sécurisé, empruntant selon les tronçons pistes, voies vertes ou routes peu circulées, dédié au cyclotourisme.
La première piste cyclable au monde naît à Utrecht (Pays-Bas) en 1885. La France suit vite : le 6 avril 1897, le journal La Presse annonce la création à Paris, sur l'avenue de la Grande-Armée, de la première piste cyclable française — appelée alors « trottoir cyclable », large de quatre mètres, à une hauteur intermédiaire entre la chaussée et le trottoir. Elle permettait d'isoler les cyclistes des voitures à cheval et de leur épargner les pavés inconfortables des chaussées. Sous l'impulsion du Touring Club de France (fondé en 1890), un premier réseau ambitieux se constitue : en 1912, la région parisienne compte déjà 250 kilomètres de pistes cyclables. La France des années 1930 compte quant à elle un bon millier de kilomètres de pistes, principalement construites hors agglomération le long des grands axes.
L'essor massif de la voiture individuelle après la Seconde Guerre mondiale efface progressivement le vélo du paysage urbain français. Dans les années 1960, on va jusqu'à supprimer de nombreuses pistes cyclables existantes pour élargir les voies automobiles. Le vélo devient un loisir dominical, non plus un mode de transport. Il faut attendre les années 1970 pour qu'une prise de conscience revienne : premières pistes cyclables des « plans de circulation » finançés par l'État, création de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette) à Strasbourg en 1980. La grève des transports parisiens de 1995 joue un rôle inattendu : des milliers de Franciliens redécouvrent le vélo comme moyen de transport quotidien. Paris passe de 6 kilomètres d'aménagements cyclables en 1995 à plus de 200 kilomètres au début des années 2000.
L'année 2019 marque un tournant national avec le lancement du Plan Vélo doté d'un budget de 350 millions d'euros sur sept ans. La crise sanitaire de 2020, avec ses fameuses « coronapistes » — pistes cyclables provisoires devenues pérennes dans de nombreuses métropoles —, accélère la transformation. Les grandes villes françaises investissent massivement : Paris, Strasbourg, Nantes, Bordeaux, Rennes, Grenoble, Lyon développent des réseaux ambitieux. La part modale du vélo dépasse 10 % dans certaines métropoles (contre moins de 3 % au niveau national) — encore loin des 40 % d'Amsterdam ou de Copenhague, mais en progression rapide.
Au-delà des villes, la France s'est dotée d'un réseau national de véloroutes parmi les plus denses d'Europe, coordonné depuis 2001 par la Mission nationale véloroutes et voies vertes. Parmi les itinéraires emblématiques : La Loire à Vélo (900 km de Cuffy à Saint-Brévin-les-Pins, longeant le plus long fleuve de France) ; La Vélodyssée (1 300 km reliant Roscoff en Bretagne à Hendaye au Pays basque, le long de l'Atlantique) ; La ViaRhôna (le long du Rhône, du Léman à la Méditerranée) ; La Vélomaritime (Roscoff-Dunkerque, la façade Manche-Mer du Nord). L'ensemble forme un réseau que le cyclotourisme international emprunte de plus en plus — la France est aujourd'hui la deuxième destination mondiale de tourisme à vélo après l'Allemagne, activité générant plus de 5 milliards d'euros par an.
Créer une voie cyclable dans une commune, c'est aujourd'hui redessiner la place laissée à chaque mode de transport — moins d'espace pour la voiture, plus pour le vélo, la marche, les enfants qui vont à l'école, les personnes âgées. C'est aussi participer à la transition écologique (le vélo n'émet aucun CO₂), à la santé publique (30 minutes de vélo quotidien réduisent de 40 % le risque de mortalité prématurée) et à la vitalité économique locale (le cycliste consomme davantage dans les commerces de proximité qu'il traverse).
La bicyclette a inspiré tout un imaginaire culturel français, de Jacques Tati aux affiches du Tour de France. En 1968, Yves Montand immortalisait dans une chanson signée Pierre Barouh et Francis Lai — devenue depuis un classique populaire — la nostalgie des balades d'enfance à vélo sur les petits chemins de terre, souvenir que Barouh tenait de sa jeunesse cachée en Vendée pendant la Seconde Guerre mondiale.
<iframe width="560" height="315"
src="https://www.youtube.com/embed/1SG1uOu4CYc"
title="À bicyclette - Yves Montand"
allowfullscreen></iframe>Place de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Place du Trou du Renard
patrimoinePlace Saint-Joseph
patrimoinePR de la Crémade
patrimoineRoute d'Avignon
patrimoineRoute de Boulbon
patrimoineRoute de Cambageon Réchaussier
patrimoineRoute de Frigolet
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Montagnette
patrimoineRoute des Arènes
patrimoineRoute des Carrières
patrimoineRoute de Terrefort
patrimoineRoute du Mas de Laure
patrimoineRue Blangy-sur-Bresle
patrimoineRue Canade
patrimoineRue de la Caradone
patrimoineRue de la Clastre
patrimoineRue de la Croix Blanche
patrimoineRue de la Croix Rouge
patrimoineRue de la Durance
patrimoineRue de la Montagnette
patrimoineRue de la Porte Neuve
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Saillon
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Italiens
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Rue des Oliviers
patrimoineRue des Pénitents
patrimoineRue des Pères de l'Observance
patrimoineRue des Rocassons
patrimoineRue Droite
patrimoineRue du Barry
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patrimoineRue du Pont de Guyot
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patrimoineRue du Rhône
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patrimoineRue Sous l'Hôpital
patrimoineSentier des Galavardes
patrimoineTraverse de Castel Mouisson
patrimoineTraverse des Cadenaux
patrimoineTraverse du Petit Castel
patrimoineTraversée de Roumette
patrimoineTraversée de Serignan
patrimoineTrial Loisir Club Barbentanais
patrimoine