Rues de Balma
374 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de l'Appel du 18 Juin 1940
patrimoineAllée du Rotary
patrimoineAllée José Cabanis
patrimoineAllée Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Allée Messidor
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Pierre Benoît
patrimoineAllées de Gramont
patrimoineAllées du Cyprié
patrimoineAvenue Antoine Parmentier
patrimoineAvenue Bernard de Jussieu
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue de Castres
patrimoineAvenue de Flourens
patrimoineAvenue de Galilée
patrimoineAvenue de Lagarde
patrimoineAvenue de la Linasse
patrimoineAvenue de la Plaine
patrimoineAvenue de Lasbordes
patrimoineAvenue de Mauressac
patrimoineAvenue des Aérostiers
patrimoineAvenue des Arènes
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Mourlingues
patrimoineAvenue de Toulouse
patrimoineAvenue du Bicentenaire
patrimoineAvenue du Calvel
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Galilée
patrimoineAvenue Gaston Doumergue
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Georges Pradel
patrimoineAvenue Henri Dunant
patrimoineAvenue Jean-Antoine Carrel
patrimoineAvenue Jean-Baptiste de Lamarck
patrimoineAvenue Jean-René Lagasse
patrimoineAvenue Pierre Coupeau
patrimoineAvenue Prat-Gimont
patrimoineAvenue Raymond Poincaré
patrimoineAvenue René Lagasse
patrimoineAvenue Saint-Martin-de-Boville
patrimoineAvenue Suzanne Lenglen
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Balma-Gramont
patrimoineBoulevard Als Cambiots
patrimoineBus en Site Propre Secteur Est
patrimoineChemin Ancien du Mouy
patrimoineChemin de la Bordette
patrimoineChemin de la Bourdette
patrimoineChemin de Lagarrigue
patrimoineChemin de la Manne
patrimoineChemin de la Rebude
patrimoineChemin de l'Armée
patrimoineChemin de Lasbordes à Ribaute
patrimoineChemin de Mouy
patrimoineChemin de Nollet
patrimoineChemin de Nollet Bouville
patrimoineChemin de Ribaute
patrimoineChemin des Arnis
patrimoineChemin de Sironis
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Clos des Paradoux
patrimoineEsplanade Albert Schweitzer
patrimoineEsplanade André Michaux
patrimoineEsplanade du Cyprié
patrimoineHéliopôle de Gramont
patrimoineImpasse Abbé Sicard
patrimoineImpasse Antoine Barreau
patrimoineImpasse Bourguignon
patrimoineImpasse de la Pifro
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de Mons
patrimoineImpasse des Carènes
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse du Bénech
patrimoineImpasse du Chapitre
patrimoineImpasse du Mouy
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Ruisseau du Loup
natureImpasse Edouard Nieuport
patrimoineImpasse Gabriel Voisin
patrimoineImpasse Gérard Philipe
patrimoineImpasse Henri Cochet
patrimoineImpasse Jacques Brugnon
patrimoineImpasse Jean Borotra
patrimoineImpasse Jean Cassou
patrimoineImpasse Las Carreroles
patrimoineImpasse Le Corbusier
patrimoineImpasse Loménie de Brienne
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Paul Belmondo
patrimoineImpasse René Cassin
patrimoineImpasse René Lacoste
patrimoineImpasse Valette
patrimoineLasbordes
patrimoineLe Clos d'Embrague
patrimoineLe Clos des Arnis
patrimoineLe Clos Saint-Marc
patrimoineLes Villages d'Or Cœur Balma
patrimoinePassage André Césalpin
patrimoinePassage Bartholdi
patrimoinePassage Bourguignon
patrimoinePassage Claude Paulinier
patrimoinePassage d'Aufrery
patrimoinePassage de l'Europe
patrimoinePassage Derain
patrimoinePassage de Strasbourg
patrimoinePassage du 14 Juillet
patrimoinePassage du Jourdain
patrimoinePassage du Loup
patrimoinePassage Edgar Quinet
patrimoinePassage Georges Braque
patrimoinePassage Georges Cuvier
patrimoinePassage Georges Guynemer
patrimoinePassage Gustave Courbet
patrimoinePassage Henri Farman
patrimoinePassage Henri Le Fauconnier
patrimoinePassage Henri Matisse
patrimoinePassage Jean Falguière
patrimoinePassage Lambert
patrimoinePassage Marcel Henriot
patrimoinePassage Marcel Langer
patrimoinePassage Michel Bégon
patrimoinePassage Nicolaou
patrimoinePassage Pablo Picasso
patrimoinePassage Pierre Brossolette
patrimoinePassage Robert Delaunay
patrimoinePassage Robert Desnos
patrimoinePassage Saint-Martin
patrimoinePassage Sébastien Vaillant
patrimoinePasserelle des Argoulets
patrimoinePériphérique Extérieur - Autoroute des Deux Mers
patrimoinePériphérique Intérieur - Autoroute des Deux Mers
patrimoinePiste Cyclable du Riou-Gras
patrimoinePlace Auguste Renoir
patrimoinePlace Claude Monet
patrimoinePlace de France
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place des Anciens Paradoux
patrimoinePlace des Paveurs
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du Maréchal Ney
patrimoinePlace du Verger
patrimoinePlace Frédéric Dosset
patrimoinePlace Jean Prunet
patrimoinePlace Jean Sesquières
patrimoineProjet d'aménagement de la jonction Est
patrimoineQuai 1
patrimoineQuai 2
patrimoineRésidence des Pyrénées
patrimoineRésidence La Bourdette
patrimoineRésidence Les Jardins de Saint-Jean
patrimoineRésidence Plein Ciel
patrimoineRibaute
patrimoineRond-Point Als Cambiots
patrimoineRond-Point Antoine Parmentier
patrimoineRond-Point Baptiste Marcet
patrimoineRond-Point Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rond-Point de l'Aérodrome de Lasbordes
sciencesRond-Point de Lagarde
patrimoineRond-Point de l'aviation
sciencesRond-Point de l'Ordre National du Mérite
patrimoineRond-Point des Aérostiers
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants et des Victimes des Guerres d'Afrique du Nord
patrimoineRond-Point de Vidalhan
patrimoineRond-Point du CEAT
patrimoineRond-Point du Grand 14
patrimoineRond-Point Jacqueline Auriol
patrimoineRond-Point Nollet
patrimoineRond-Point Ribaute
patrimoineRond-Point Saliège
patrimoineRont-Point Sainte-Anne
patrimoineRoute d'Agde
patrimoineRoute de Castres
patrimoineRoute de Gauré
patrimoineRoute de Lavaur
patrimoineRoute de Mons
patrimoineRoute de Pin-Balma
patrimoineRoute de Toulouse
patrimoineRoute du Chapitre
patrimoineRue Adrien de Gaston
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alberto Santos Dumont
patrimoineRue Alexandre Boély
patrimoineRue André Citroën
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Antoine Laporte
patrimoineRue Antoine Preault
patrimoineRue Aragon
patrimoineRue Aristide Maillol
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auger Gaillard
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Bertrand de L'Isle
patrimoineRue Boris Vian
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Cassanéa de Mondonville
patrimoineRue Charles Richet
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Clos de la Llanura
patrimoineRue Clos du Bois
patrimoineRue Colette
patrimoineRue Coluche
patrimoineRue Daniel Sorano
patrimoineRue d'Arbassan
patrimoineRue David d'Angers
patrimoineRue de Bigorre
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue Degas
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de Haute-Serre
patrimoineRue de Jemmapes
patrimoineRue de la Bourdette
patrimoineRue de la Bouscare
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue de la Pépinière
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la République
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de l'Europe
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue Del Pasto
patrimoineRue Denis Triadoux
patrimoineRue de Préserville
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Rigoulas
patrimoineRue de Rome
patrimoineRue de Rouergue
patrimoineRue des Açores
patrimoineRue de Saint-Amans
patrimoineRue de Saintonge
patrimoineRue des Anciens Paradoux
patrimoineRue des Antilles
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue des Baléares
patrimoineRue des Caraïbes
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Droits de l'Homme
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue des États Généraux
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Frères Peugeot
patrimoineRue des Genevriers
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jeux Floraux
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Nouveaux Paradoux
patrimoineRue des Œillets
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue d'Estienne d'Orves
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natureRue des Violettes
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patrimoineRue du Bénech
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patrimoineRue du Château
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patrimoineRue du Jeu de Paume
patrimoineRue du Laurier de Vermeil
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patrimoineRue du Ruisseau du Loup
natureRue du Soleil d'Or
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Édouard Bayrou
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patrimoineRue Étienne Ventenat
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patrimoineRue Floréal
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patrimoineRue François-René de Châteaubriand
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patrimoineRue Gabriel Portalez
patrimoineRue Georges Bernanos
patrimoineRue Georges de Buffon
patrimoineRue Georges Guynemer
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patrimoineRue Jean-François Lesueur
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean-Pierre Chabrol
patrimoineRue Joseph Hubert
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patrimoineThéâtre de verdure
cultureVoie de Prat Long
patrimoine