Rues de Bagnols-sur-Cèze
515 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Pinède
patrimoineAllée de Newbury
patrimoineAllée des Bois
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Figuiers
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Mûriers
patrimoineAllée des Oliviers Bel Air
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Platanes
patrimoineAllée des Thuyas
patrimoineAllée des Valladiers
patrimoineAllée du Béal
patrimoineAllée du Docteur Schweitzer
patrimoineAllée du Quartier
patrimoineAllée du Romarin
patrimoineAvenue Alphonse Daudet
patrimoineAvenue Bel Horizon
patrimoineAvenue Charrier
patrimoineAvenue de Berret
patrimoineAvenue de Fontresquieres
patrimoineAvenue de Fontresquières
patrimoineAvenue de la Floure
patrimoineAvenue de la Mayre
patrimoineAvenue de la Montade
patrimoineAvenue de l'Ancyse
patrimoineAvenue de la Roquette
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de l'Hermitage
patrimoineAvenue du Bordelet
patrimoineAvenue du Commando Vigan Braquet
patrimoineAvenue du Commando Vigan-Braquet
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Mail
patrimoineAvenue Ernest Euzéby
patrimoineAvenue Eugène Thome
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Général Koenig
patrimoineAvenue Georges Besse
patrimoineAvenue Jean Perrin
patrimoineAvenue Léon Blum
patrimoineAvenue Louis Charrier
patrimoineAvenue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Paul Langevin
patrimoineAvenue Robert Gourdon
patrimoineAvenue Roger Salengro
patrimoineAvenue Vincent Auriol
patrimoineAvenue Vincent Van Gogh
patrimoineBoulevard Théodore Lacombe
patrimoineCarrefour Maurice Soulier
patrimoineChemin d'Alary
patrimoineChemin d'Allant à Baylesse
patrimoineChemin d'Aubagnac à Berret
patrimoineChemin d'Aubian
patrimoineChemin de Bagnols-sur-Cèze à Saint-Etienne des Sorts
patrimoineChemin de Baranier
patrimoineChemin de Bercon
patrimoineChemin de Berret
patrimoineChemin de Berret à l'Hermitage
patrimoineChemin de Bourdilhan
patrimoineChemin de Boussargues
patrimoineChemin de Campredon
patrimoineChemin de Capite
patrimoineChemin de Cassoule
patrimoineChemin de Castel
patrimoineChemin de Chaudeyrac
patrimoineChemin de Cheisson
patrimoineChemin de Daroussin
patrimoineChemin de Derbèze
patrimoineChemin de Dèrbèze
patrimoineChemin de Dorite
patrimoineChemin de Faché
patrimoineChemin de Figuerolles
patrimoineChemin de la 1re DB
patrimoineChemin de la Calade
patrimoineChemin de Lacau
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Clavine
patrimoineChemin de la Combe de Carmignan
patrimoineChemin de la Dent de Signac
patrimoineChemin de la Font des Chiens
patrimoineChemin de la Font du Tuel
patrimoineChemin de Lagaraud
patrimoineChemin de la Landrale
patrimoineChemin de la Parade
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Petite Cèze
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Salette
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de l'Eolienne
patrimoineChemin de l’Éolienne
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Hiver
patrimoineChemin de l'Isle
patrimoineChemin de Malpasset
patrimoineChemin de Montigal
patrimoineChemin de Prade et Meric
patrimoineChemin de Ranc-Couquiou
patrimoineChemin de Ribas
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin de Rouveyran
patrimoineChemin des 3 Pins
patrimoineChemin de Saduran
patrimoineChemin des Agasses
patrimoineChemin de Sainte-Marie
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin de Saint-Roman
patrimoineChemin de Saint-Théodorite
patrimoineChemin des Aurières
patrimoineChemin des Cades
patrimoineChemin des Dames
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Garrigues
patrimoineChemin de Signac
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Masses
patrimoineChemin des Moissardes
patrimoineChemin des Petits Bosquets
patrimoineChemin des Thuyas
patrimoineChemin des Vendanges
patrimoineChemin des Violettes
patrimoineChemin de Ventaïre
patrimoineChemin du Bosquet
patrimoineChemin du Cartonnage
patrimoineChemin du Chanoine
patrimoineChemin du Château d'eau
patrimoineChemin du Clau de la Garde
patrimoineChemin du Cours Mialou
patrimoineChemin du Devez
patrimoineChemin du docteur Rouquès
patrimoineChemin du Fangas
patrimoineChemin du Grand Cannier
patrimoineChemin du Grand Chêne
natureChemin du Mas Jaune
patrimoineChemin du Moulin de la Tour
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Murel Est
patrimoineChemin du Paillasson
patrimoineChemin du Pesteiller
patrimoineChemin du Petit Nice
patrimoineChemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Pont du Diable
patrimoineChemin du Pontillasse
patrimoineChemin du Pujaudon
patrimoineChemin du Reposoir
patrimoineChemin du Rieu Frais
patrimoineChemin du Suel
patrimoineChemin du Val de Cèze
patrimoineChemin Fouquet
patrimoineChemin Maransan
patrimoineChemin Monplaisir
patrimoineChemin Pignon
patrimoineChemin Romain
patrimoineChemin Saint-Martin
patrimoineChemin Vieux de Chusclan
patrimoineChemin Vieux de Lyon
patrimoineDescente des Perrières
patrimoineDFCI M16
patrimoineEsplanade André Mourgue
patrimoineEsplande André Mourgue
natureImpasse Andrée Granet
patrimoineImpasse Autie
patrimoineImpasse Ballet
patrimoineImpasse Bazine
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Brunache
patrimoineImpasse Capelle des Ladres
patrimoineImpasse Cauvin
patrimoineImpasse Célestine Blachère
patrimoineImpasse Charles Boissin
patrimoineImpasse Claude Larnac
patrimoineImpasse Colonel Fabien
patrimoineImpasse Conti n°1
patrimoineImpasse Conti n°2
patrimoineImpasse Cyprien Granier
patrimoineImpasse d'Artifel
patrimoineImpasse de Beaupré
patrimoineImpasse de Berret
patrimoineImpasse de la Capitelle
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Chêneraie
natureImpasse de la Colline
patrimoineImpasse de la Draille
patrimoineImpasse de la Floure
patrimoineImpasse de la Lionne
patrimoineImpasse de la Margelle
patrimoineImpasse de la Montade
patrimoineImpasse de la Nisado
patrimoineImpasse de l'Echange
patrimoineImpasse de l'Euze
patrimoineImpasse de l'Hermitage
patrimoineImpasse de l'Orée de Saduran
patrimoineImpasse de Malpasset
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse de Saduran
patrimoineImpasse des Albizzias
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Amandines
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Aramis
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Bains Romains
patrimoineImpasse des Bois
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chênes Verts
natureImpasse des Chomettes
patrimoineImpasse des Cigales
patrimoineImpasse des Cigalons
patrimoineImpasse des Costes
patrimoineImpasse des Eyrieux
patrimoineImpasse des Garrigues
patrimoineImpasse des Genévriers
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Jardins du Soleil
patrimoineImpasse des Lauriers Tin
patrimoineImpasse des Lavandines
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Murelles
patrimoineImpasse des Muses
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Ormeaux
patrimoineImpasse des Petits Bosquets
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Recollets
patrimoineImpasse des Résidences
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Sabines
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Vacorelles
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Baguenaudier
patrimoineImpasse du Bois Joli
patrimoineImpasse du Bourdilhan
patrimoineImpasse du Cagnar
patrimoineImpasse du Casino
patrimoineImpasse du Chanoine Beraud
patrimoineImpasse du Chanoine Béraud
patrimoineImpasse du Marché Vieux
patrimoineImpasse du Mas
patrimoineImpasse du Mazet
patrimoineImpasse du Moulin de la Tour
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Parc Chamont
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Puisatier
patrimoineImpasse du Quartier
patrimoineImpasse du Romain
patrimoineImpasse du Soleil
patrimoineImpasse Eugène Guerre
patrimoineImpasse Fernand Jarrié
patrimoineImpasse Floréal
patrimoineImpasse Fouquet
patrimoineImpasse Francis Quarré
patrimoineImpasse François Granet
patrimoineImpasse Garidel Alègre
patrimoineImpasse Général de Montsabert
patrimoineImpasse Guillaume Apolinaire
patrimoineImpasse Hector Berlioz
patrimoineImpasse Helvétia
patrimoineImpasse Henriette Leclerc du Sablon
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Impasse Henri Pailhon
patrimoineImpasse Lagaraud
patrimoineImpasse le Clos du Colombier
patrimoineImpasse le Colibri
patrimoineImpasse Léo Lelée
patrimoineImpasse les Brunières
patrimoineImpasse les Terrasses de Lamargue
patrimoineImpasse Maréchal De Lattre de Tassigny
patrimoineImpasse Maréchal Juin
patrimoineImpasse Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Impasse Matisse
patrimoineImpasse Maurice Vernet
patrimoineImpasse Meilhoc
patrimoineImpasse Michel Ange
patrimoineImpasse Montané
patrimoineImpasse Montée de France
patrimoineImpasse Nemausa
patrimoineImpasse Paul André
patrimoineImpasse Paul Cézanne
patrimoineImpasse Plantevin
patrimoineImpasse René Bouchard
patrimoineImpasse Salvador Dali
patrimoineImpasse Vincent Scotto
patrimoineJardin des Pénitents
patrimoineJardin Marcel Pagnol
patrimoineJardin Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Montée de France
patrimoineMontée des Oliviers
patrimoineParvis Serge Rouquairol
patrimoinePlace Auguste Mallet
patrimoinePlace Bertin Boissin
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Petite Fontaine
patrimoinePlace de la Vierge
patrimoinePlace du Carmel
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Cours Ladroit
patrimoinePlace du Planet
patrimoinePlace du Posterlon
patrimoinePlace Flora Tristan
patrimoinePlace Guy Coutel
patrimoinePlace Henri JeanJean
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Jean XXIII
patrimoinePlace Léon Jouhaux
patrimoinePlace Louis Garde
patrimoinePlace Pierre Boulot
patrimoinePlace Puech
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoinePlace Saint-Victor
patrimoinePlace Salvador Allende
patrimoinePlacette Saint-Bernard
patrimoinePlace Urbain Richard
patrimoinePont Robert Schuman
patrimoinePont Robert Schumann
patrimoineRond-Point André Malraux
patrimoineRond point Baron-Le-Roy
patrimoineRond-Point Compère-Morel
patrimoineRond Point Côte du Rhône Gardoise
patrimoineRond-Point de Bagnols-Braunfels
patrimoineRond point des Anciens Combattants d'Afrique et des Harkis
patrimoineRond-Point des Cévennes
patrimoineRond-Point Edgar Tailhades
patrimoineRond-Point Georges Pompidou
patrimoineRond-Point Jean Monnet
patrimoineRond point Lagaraud
patrimoineRoute d'Alès
patrimoineRoute d'Avignon
patrimoineRoute de Bagnols
patrimoineRoute de Carmignan
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Nîmes
patrimoineRoute de Saint-Gervais
patrimoineRoute de Saint-Julien
patrimoineRoute des Cévennes
patrimoineRoute de Vénéjan
patrimoineRoute d'Orsan
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Aimé Vouland
patrimoineRue Alban Broche
patrimoineRue Albert André
patrimoineRue André Penchenier
patrimoineRue André Sautel
patrimoineRue André Thome
patrimoineRue Antoine Balpétré
patrimoineRue Antoine Rivarol
patrimoineRue Auguste Delaville
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Bompart
patrimoineRue Cantemerle
patrimoineRue Caporal Pierre Gayte
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue Cordélia
patrimoineRue de Beaufort
patrimoineRue de Beaupré
patrimoineRue de Braunfels
patrimoineRue de Capite
patrimoineRue de Carcaixent
patrimoineRue de Conti
patrimoineRue d'Eeklo
patrimoineRue de Feltre
patrimoineRue de Jérusalem
patrimoineRue de la Bise
patrimoineRue de la Cerisaie
patrimoineRue de la Citadelle
patrimoineRue de la Coronelle
patrimoineRue de la Farigoulette
patrimoineRue de la Floure
patrimoineRue de la Gloriette
patrimoineRue de la Lionne
patrimoineRue de la Margelle
patrimoineRue de Lamargue
patrimoineRue de l'Ange
patrimoineRue de la Passerelle
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Asile
patrimoineRue de la Verrerie
patrimoineRue de l'Enfant Qui Pisse
patrimoineRue de l'Euze
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue de l'Hospitalité
patrimoineRue de l'Orée de Saduran
patrimoineRue de Luynes
patrimoineRue de Montmorency
patrimoineRue de Paniscoule
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Rouergue
patrimoineRue des 4 Vents
patrimoineRue des Arbousiers
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Bains Romains
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Christales
patrimoineRue des Clos de l'Ancise
patrimoineRue des Cordeliers
patrimoineRue des Deux Platanes
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Escargots
patrimoineRue des Eyrieux
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Grillons
patrimoineRue des Jardins du Soleil
patrimoineRue des Jardins du Souvenir
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Ménestrels
patrimoineRue des Micocouliers
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Noyers
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Remparts du Collège
patrimoineRue des Santolines
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Terrasses de la Chapelle
patrimoineRue des Tilleuls
natureRue des Tournesols
patrimoineRue des Troènes
patrimoineRue des Troubadours
patrimoineRue des Ursins
patrimoineRue des Valladiers
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue Droite
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Carmel
patrimoineRue du Casino
patrimoineRue du Chat
patrimoineRue du Chèvrefeuille
patrimoineRue du Chien
patrimoineRue du Cinquantenaire de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue du Clos de l'Ancyse
patrimoineRue du Coq
patrimoineRue du Cours Ladroit
patrimoineRue du Docteur Léon Arène
patrimoineRue du Four Canilhac
patrimoineRue du Général Teste
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Moulin à Huile
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulinet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Murel
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histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Nouguier
patrimoineRue Jean Zay
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patrimoineRue Léon Alègre
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patrimoineRue Les Bastides de Fontresquières
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patrimoineRue Louiset
patrimoineRue Louis Guyon
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patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marc Sangnier
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marius Faucon
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Villeneuve
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patrimoineTraverse Villeneuve
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