Rues de Avranches
303 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Baie
patrimoineAllée de Landemaine
natureAllée de la Poisnière
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Goldens
patrimoineAllée des Jonctières
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Narcisses
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée Douce France
patrimoineAllée du Bocage
patrimoineAllée du Couvent
patrimoineAllée du Haut Quesnoy
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Parc des Sports
patrimoineAllée du Relais
patrimoineAllée Jacques Anquetil
patrimoineAllée Léa Campain
patrimoineAvenue Alphonse Briand
patrimoineAvenue de Baffé
patrimoineAvenue de la Verte Colline
patrimoineAvenue des Vanniers
patrimoineAvenue du Jardin Renard
patrimoineAvenue du Quesnoy
patrimoineAvenue du Rocher
patrimoineAvenue Réfractaire et Mousquetaire
patrimoineBaffe
patrimoineBoulevard Amiral Gauchet
patrimoineBoulevard des Abrincates
patrimoineBoulevard du Luxembourg
patrimoineBoulevard du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Boulevard Léon Jozeau Marigné
patrimoineBoulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Chaussée Romaine
patrimoineChemin de Bouillant
patrimoineChemin de la Bourdonnière
patrimoineChemin de la Boutonnière
patrimoineChemin de la Chaiserie
patrimoineChemin de la Poudrière
patrimoineChemin de Pivette
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Bleuets
patrimoineChemin des Buttes
patrimoineChemin des Coquelicots
patrimoineChemin des Ecaillés
patrimoineChemin des Grèves
patrimoineChemin des Mares
patrimoineChemin des Marguerites
patrimoineChemin des Pervenches
patrimoineChemin des Pommiers
patrimoineChemin Rural
patrimoineCité d'Automne
patrimoineCité du Cerisier
patrimoineCité du Château d'Eau
patrimoineHameau du Thar
patrimoineHôpital privé de la Baie
patrimoineImpasse Clos Chesnel
patrimoineImpasse de Bouillant
patrimoineImpasse de la Cocarde
patrimoineImpasse de la Forge Homo
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Poisnière
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Grèves
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Treholieres
patrimoineImpasse du Champ de la Carrière
patrimoineImpasse du Champ de la Cave
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Chesnel
patrimoineImpasse du Gué de L'Epine
patrimoineImpasse du Séminaire
patrimoineImpasse du Télégraphe
patrimoineLa Butte
patrimoineLa Croix Bazil
patrimoineLa Grande Furonnière
patrimoineLa Lande du Quesnoy
natureLa Planche
patrimoineLa Porte
patrimoineLe Bas Quesnoy
patrimoineLe Bois Neuville
patrimoineLe Gage
patrimoineLe Grand Coneron
patrimoineLe Grand Lustucru
patrimoineLe Grand Passage
patrimoineLe Haut Quesnoy
patrimoineLe Mont Jarry
patrimoineLe Moulinet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Le Petit Lustucru
patrimoineLe Quesnoy
patrimoineLes Broussettes
patrimoineLes Buttes
patrimoineLes Mares
patrimoineLes Tournières
patrimoineLe Tertre du Quesnoy
patrimoineLe Vieux Quesnoy
patrimoinePassage de la Poisnière
patrimoinePasse des Tournières
patrimoinePival
patrimoinePlace Angot
patrimoinePlace Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Place Croix des Perrières
patrimoinePlace Daniel Huet
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace des Anciens Combattants d’Afrique du Nord
patrimoinePlace d'Estouteville
patrimoinePlace d'Estouville
patrimoinePlace du Général Patton
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Petit Palet
patrimoinePlace Fontaines Couvertes
patrimoinePlace Georges Scelle
patrimoinePlace Littré
patrimoinePlace Molière
patrimoinePlace Saint-Aubert
patrimoinePlace Saint-Gervais
patrimoinePromenade Pierre Aguiton
patrimoineRampe d'Olbiche
patrimoineRésidence de l'Hyvernière
patrimoineRésidence des Sources
patrimoineRésidence du Bocage
patrimoineRésidence du Château
patrimoineRésidence la Vallée
patrimoineRésidence le Chêne
natureRésidence le Clos du Pratel
patrimoineRésidence les Châtaigniers
patrimoineRésidence les Hortensias
patrimoineRésidence Les Pommiers
patrimoineRésidence les Portes du Quesnoy
patrimoineRésidence les Primevères
patrimoineRésidence les Prunus
patrimoineRésidence les Saules
patrimoineRésidence Marcel Cerdan
patrimoineRésidence Paul Herbert
patrimoineRésidence Saint-Hilaire
patrimoineRésidence Saint-Quentin
patrimoineRoute de la Baie
patrimoineRoute de la Buissonnière
patrimoineRoute de la Courterie
patrimoineRoute de la Maréchallerie
patrimoineRoute de la Nouvellière
patrimoineRoute de l'Avranchin
patrimoineRoute de Mortain
patrimoineRoute de Quarante Sous
patrimoineRoute de Saint-Brice
patrimoineRoute de Saint-Hilaire
patrimoineRoute des Prés
patrimoineRoutes des Quarante Sous
patrimoineRue Affichard
patrimoineRue Barbey d'Aurevilly
patrimoineRue Belle Étoile
patrimoineRue Boudrie
patrimoineRue Brémesnil
patrimoineRue Challemel-Lacour
patrimoineRue chanoine Béranger
patrimoineRue Chanoine Bérenger
patrimoineRue Chapet
patrimoineRue Commandant Bindel
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue Cour du Paradis
patrimoineRue Crève Cœur
patrimoineRue Dame Jeanne Destouches
patrimoineRue d’Auditoire
patrimoineRue de Bouillant
patrimoineRue de Changeons
patrimoineRue de Créditon
patrimoineRue de Dunkerque
patrimoineRue de Geôle
patrimoineRue de Korbach
patrimoineRue de la 4e Division Blindée Américaine
patrimoineRue de la Baie
patrimoineRue de la Belle Andrine
patrimoineRue de la Bourdonnière
patrimoineRue de la Chaussonnière
patrimoineRue de la Constitution
patrimoineRue de la Datinière
patrimoineRue de la Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue de la Liberté
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de Landemaine
natureRue de la Prévostière
patrimoineRue de la Réauté
patrimoineRue de l'Hyvernière
patrimoineRue de Lille
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Capucines
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Casernes
patrimoineRue des Champs Jouaux
patrimoineRue des Chapeliers
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Filatures
patrimoineRue des Fontaines Couvertes
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Grèves
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Hauts Vents
patrimoineRue Désiré Lerouxel
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Mares
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Monts
patrimoineRue des Nus-Pieds
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Pépinières
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Sablonnières
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tournières
patrimoineRue des Trois Rois
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue d'Islande
natureRue Docteur Alfred Le Breton
patrimoineRue d'Office
patrimoineRue d'Orléans
patrimoineRue du Baron d’Orsenne
patrimoineRue du Bois Guérin
patrimoineRue du Bois Neuville
patrimoineRue du Bois Pépin
patrimoineRue du Champ Battu
patrimoineRue du Champ de la Carrière
patrimoineRue du Champ de l'Épine
patrimoineRue du Chaussay
patrimoineRue du Chesnel
patrimoineRue du Clos Morel
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Docteur Charcot
patrimoineRue du Docteur Eugène Béchet
patrimoineRue du Docteur Gilbert
patrimoineRue du Franc
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Général Patton
patrimoineRue du Grand Tertre
patrimoineRue du Gué de l'Épine
patrimoineRue du Jardin des Plantes
patrimoineRue du Motté
patrimoineRue du Pont Gilbert
patrimoineRue du Pot d'Etain
patrimoineRue du Puits Hamel
patrimoineRue du Puits Hulin
patrimoineRue du Séminaire
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tripot
patrimoineRue Engibault
patrimoineRue Flaubert
patrimoineRue Gendrin-Dumesnil
patrimoineRue Général Ruel
patrimoineRue Geneviève de Gaulle-Anthonioz
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Guy de Maupassant
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Jacques Simon
patrimoineRue James Duhamel
patrimoineRue Jean Bouin
patrimoineRue Jean Chereau
patrimoineRue Jean de Vittel
patrimoineRue Lanfranc
patrimoineRue le Berryais
patrimoineRue Lehericher
patrimoineRue Lerouxel
patrimoineRue Louis Millet
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Maurice Chevrel
patrimoineRue Mermoz
patrimoineRue Morin
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Notre-Dame des Champs
patrimoineRue Notre-Dame-des-Champs
patrimoineRue Ormond
patrimoineRue Paul Primaux
patrimoineRue Pendante
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pomme d'Or
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Saint-Anselme
patrimoineRue Saint-Étienne
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Gaudens
patrimoineRue Saint-Germain
patrimoineRue Saint-Gervais
patrimoineRue Saint-Hélier
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Saint-Saturnin
patrimoineRue Saint-Symphorien
patrimoineRue Tertre Saint-Nicolas
patrimoineRue Tête Noire
patrimoineRue Valhubert
patrimoineRue Victor Lemarchand
patrimoineSquare de la Métairie
patrimoineTertre de la Gare
patrimoineVoie bus
patrimoineVoie de la Liberté
patrimoineVoie Romaine
patrimoine