Rues de Auray
387 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Saint-Goustan
patrimoineAllée Alain Bouchart
patrimoineAllée Anjela Duval
patrimoineAllée Arthur Rimbaud
patrimoineAllée Auguste Viet
patrimoineAllée de Bellevue
patrimoineAllée des Fleurs
patrimoineAllée du Mausolée
patrimoineAllée Hameau de Kerbois
patrimoineAllée Henri Queffelec
patrimoineAllée Jakez Riou
patrimoineAllée Job Le Bayon
patrimoineAllée Joseph Jegouzo
patrimoineAllée le Mauguen
patrimoineAllée Marie le Franc
patrimoineAllée Max Jacob
patrimoineAllée Montaigne
patrimoineAllée Octave Mirbeau
patrimoineAllée Pierre-Jakez Hélias
patrimoineAllée Sainte-Hélène
patrimoineAllée Vent Debout
patrimoineAllée Xavier Grall
patrimoineAvenue de la Madeleine
patrimoineAvenue de l'Océan
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Lieutenant-Colonel le Garrec
patrimoineAvenue John Fitzgerald Kennedy
patrimoineAvenue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue Pierre Dugor
patrimoineAvenue Président Wilson
patrimoineAvenue Roland Garros
patrimoineAvenue Yves Kerroux
patrimoineBoulevard Anne de Bretagne
patrimoineChemin Bellevue
patrimoineChemin de Kerléano
patrimoineChemin de Kernormand
patrimoineChemin de Keropert
patrimoineChemin de Kérudo
patrimoineChemin de l'Abbé François Cadic
patrimoineChemin de Sainte-Avoye
patrimoineChemin du Pont Neuf
patrimoineChemin du Poulben
patrimoineChemin du Rolland
patrimoineChemin Mercier la Vendée
patrimoineGiratoire de Kerbois
patrimoineGiratoire de la Terre Rouge
patrimoineImpasse Albert Camus
patrimoineImpasse Beg Du
patrimoineImpasse Charles de Blois
patrimoineImpasse Coët Roz
patrimoineImpasse Colbert
patrimoineImpasse de Kerbois
patrimoineImpasse de Kerdavid
patrimoineImpasse de la Clairière
patrimoineImpasse de la Petite Forêt
natureImpasse de la Tannerie
patrimoineImpasse de la Terre Rouge
patrimoineImpasse de la Vierge
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Dauphins
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Violettes
patrimoineImpasse de Toulchignanet
patrimoineImpasse du Beg Du
patrimoineImpasse du Bel Air
patrimoineImpasse du Clos Saint-Goustan
patrimoineImpasse du Gaillec
patrimoineImpasse Dumont d'Urville
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Père Bonnaud
patrimoineImpasse du Rosmec
patrimoineImpasse Édith Piaf
patrimoineImpasse er Roch Lann
patrimoineImpasse Georges Le Poder
patrimoineImpasse Jacques Cartier
patrimoineImpasse Jacques Prévert
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Lann Roz
patrimoineImpasse Léon Jaffré
patrimoineImpasse le Printemps
patrimoineImpasse Lubin
patrimoineImpasse Park Bihan
patrimoineImpasse Pré Kalaine
patrimoineImpasse Saint-Julien
patrimoineKerfrécant
patrimoineKernormand
patrimoinePasserelle de la Gare
patrimoinePlace aux Roues
patrimoinePlace de Kériolet
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace des Quatre Vents
patrimoinePlace du Ballon
patrimoinePlace du Bocéno
patrimoinePlace du Docteur Bourdeloy
patrimoinePlace du Four Mollet
patrimoinePlace du Golherez
patrimoinePlace du Jeu de Paume
patrimoinePlace du Loch
patrimoinePlace du Maréchal Joffre
patrimoinePlace du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Rolland
patrimoinePlace François Cado
patrimoinePlace Françoise Dolto
patrimoinePlace Gabriel Deshayes
patrimoinePlace Léon Chevassu
patrimoinePlace Léopold Hulot
patrimoinePlace Louise Andreu
patrimoinePlace Madame de Sévigné
naturePlace Notre-Dame
patrimoinePlace Raoul Dautry
patrimoinePlace René Cassin
patrimoinePlace Saint-Sauveur
patrimoinePlace Tal Pointer
patrimoinePont de Saint-Goustan
patrimoinePromenade du Stanguy
patrimoineQuai Abbé Joseph Martin
patrimoineQuai Benjamin Franklin
patrimoineQuai Neuf
patrimoineRésidence du Parc
patrimoineRésidence L'Alréale
patrimoineRésidence Symphonie
patrimoineRond-Point de Kersalé
patrimoineRond-Point de la Légion d'Honneur
patrimoineRond-Point de Porte Océane
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants d'Afrique du Nord
patrimoineRond-Point de Toul Fourc'h
patrimoineRond-Point du Ballon
patrimoineRond-Point du Bel Air
patrimoineRond-Point du Bois de Colette
patrimoineRound-Point du Gumenen
patrimoineRoute de Belz
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de Quiberon
patrimoineRoute du Bono
patrimoineRue Abbé Joseph Martin
patrimoineRue Abbé Philippe Le Gall
patrimoineRue Abraham Duquesne
patrimoineRue Adjudant Chef Redien
patrimoineRue Adriane Bolland
patrimoineRue Aimé Césaire
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Amiral Coudé
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Arnaud Beltrame
patrimoineRue Arthur de Richemont
patrimoineRue Auguste Brizeux
patrimoineRue Barbara
patrimoineRue Bertrand Duguesclin
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Cesar Franck
patrimoineRue Charles de Blois
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Nougaro
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Colonel Manceau
patrimoineRue Comtesse de Ségur
patrimoineRue Dakar
patrimoineRue de Belgique
patrimoineRue de Capitaine Gauvin
patrimoineRue de Châteaubriand
patrimoineRue de Jeanne Flandre
patrimoineRue de Kerdroguen
patrimoineRue de Keriolet
patrimoineRue de Kernevez
patrimoineRue de Kernormand
patrimoineRue de Kersalé
patrimoineRue de l'Abbé Martin
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de Lamennais
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Petite Vitesse
patrimoineRue de la Pie
patrimoineRue de la Terre Rouge
patrimoineRue de la Verniere
patrimoineRue de la Vierge
patrimoineRue de La Villeneuve
patrimoineRue de l'Église Saint-Gildas
patrimoineRue de l'Église Saint-Goustan
patrimoineRue de l'Êveque
patrimoineRue de Parc-En-Escop
patrimoineRue de Pontorson
patrimoineRue de Poul er Vran
patrimoineRue de Rostevel
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Amaryllis
patrimoineRue des Bigorneaux
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Écoles
patrimoineRue des Fèves
patrimoineRue des Frères Le Bourdiec
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Maraîchers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Moineaux
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Tricors
patrimoineRue des Trois Fontaines
patrimoineRue de Suède
patrimoineRue de Thezan
patrimoineRue de Treulen
patrimoineRue d'Irlande
natureRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Belano
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Belzic
patrimoineRue du Bocéno
patrimoineRue du Budo
patrimoineRue du Capitaine Bertrand
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Colonel André Faure
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Danemark
patrimoineRue du Docteur Alexandre Jardin
patrimoineRue du Docteur Bourdeloy
patrimoineRue du Docteur Calmette
patrimoineRue du Docteur Laennec
patrimoineRue du Douet
patrimoineRue du Drezen
patrimoineRue du Four du Roy
patrimoineRue du Four Mollet
patrimoineRue du Gaillec
patrimoineRue du Géneral Auguste la Houlle
patrimoineRue du Général de Bollardière
patrimoineRue du Goaner
patrimoineRue du Gohler
patrimoineRue du Grand Chêne
natureRue du Guervec
patrimoineRue du Gumenen
patrimoineRue du Jardin du Branhoc
patrimoineRue du Jeu de Paume
patrimoineRue du Lairh
patrimoineRue du Lait
patrimoineRue du Leurc'h
patrimoineRue du Lévenant
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Parco
patrimoineRue du Parco Malio
patrimoineRue du Pavillon Branhoc
patrimoineRue du Penher
patrimoineRue du Père Éternel
patrimoineRue du Petit Loch
patrimoineRue du Petit Port
patrimoineRue du Pont Neuf
patrimoineRue du Portugal
patrimoineRue du Pratel
patrimoineRue du Printemps
patrimoineRue du Reclus
patrimoineRue du Rolland
patrimoineRue du Sablen
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Edouard Branly
patrimoineRue François Guhur
patrimoineRue François Mitterrand
patrimoineRue Franz Liszt
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Gachotte
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Cadoudal
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Georges Le Poder
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Germaine de Tillion
patrimoineRue Germaine Tillion
patrimoineRue Gisèle Halimi
patrimoineRue Guénan
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Conan
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Isabelle Aubret
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jean Baptiste Lully
patrimoineRue Jean Bernard
patrimoineRue Jean de Beaumanoir
patrimoineRue Jean IV
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Marca
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jeanne de Penthievre
patrimoineRue Jeanne La Flamme
patrimoineRue Jean Pierre Calloc'h
patrimoineRue Jean Sébastien Bach
patrimoineRue John Chandos
patrimoineRue Joseph le Brix
patrimoineRue Joseph-Marie Barré
patrimoineRue Joseph Rollo
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien Rousseau
patrimoineRue Juliette Greco
patrimoineRue Ker Bourus
patrimoineRue le Clos du Vallon
patrimoineRue Léo Ferré
patrimoineRue Léon Jaffré
patrimoineRue Lionel Huette
patrimoineRuelle des Ducs
patrimoineRuelle du Pont
patrimoineRuelle Jean Marca
patrimoineRuelle Poul Fétan
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Louis Billet
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis Guilloux
patrimoineRue Louis le Doré
patrimoineRue Louison Bobet
patrimoineRue Louis René Villerme
patrimoineRue Lucien Neuwirth
patrimoineRue Ludovic Castel
patrimoineRue Madame Molé
patrimoineRue Maisie Renault
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Marcel Le Gelebart
patrimoineRue March Du
patrimoineRue Marc Lucien
patrimoineRue Martin Luther King
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Mathurin Méheut
patrimoineRue Montfort
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Olivier de Clisson
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Parco Malio
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Philippe Vannier
patrimoineRue Pierre Allio
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Loti
patrimoineRue Port-Varouille
patrimoineRue Raymond Goasmat
patrimoineRue René Le Lin
patrimoineRue René Mory
patrimoineRue Rosa Parks
patrimoineRue Sainte-Barbe
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Saint-Julien
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Saint-René
patrimoineRue Saint-Sauveur
patrimoineRue Saint-Yves
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Sombreuil
patrimoineRue Toussaint Louverture
patrimoineRue Ty Guen
patrimoineRue Ty Mad
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Victor Schoelcher
patrimoineRue Victor Segalen
patrimoineRue Vincent Eveno
patrimoineRue Wolflgang Amadeus Mozart
patrimoineRue Yves de Kerguélen
patrimoineRue Yves Kerguélen
patrimoineRue Yves Nicolazic
patrimoineRue Yvonne et Francis Segard
patrimoineSentier de Keruzerh-Brigitte
patrimoineTraverse du Lairh
patrimoineVenelle de la Corderie
patrimoineVenelle de Saint-Gildas
patrimoineVenelle de Trevegat
patrimoineVenelle du Foresto
patrimoineVoie Cyclable Auray - Sainte-Anne d'Auray
patrimoineVoie Express de Nantes à Brest
patrimoineVoie Verte 5
patrimoine