Rues de Auch
672 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alain Bombard
patrimoineAllée Alexandre Baurens
patrimoineAllée Baylac
patrimoineAllée Berthe Morisot
patrimoineAllée Blanche Odin
patrimoineAllée Camille Claudel
patrimoineAllée Danielle Casanova
patrimoineAllée de Roclincourt
patrimoineAllée des Arts
patrimoineAllée Dominique Serres
patrimoineAllée du 88ème
patrimoineAllée Georges Vedel
patrimoineAllée Henri Troyat
patrimoineAllée Jeanne Daguzan
patrimoineAllée Joseph Gesta
patrimoineAllée Marie Clarac
patrimoineAllée Marie-Louise Jay
patrimoineAllée P. Baudéan et L. Senseby
patrimoineAllées d'Étigny
patrimoineAllées Lagarrasic
patrimoineAvenue d'Alsace
patrimoineAvenue de la 1re Armée Française
patrimoineAvenue de la Marne
patrimoineAvenue de l'Yser
patrimoineAvenue des Pyrénées
patrimoineAvenue du Corps Franc Pommiès
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Hoche
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Pierre de Montesquiou
patrimoineAvenue Pierre Mendes-France
patrimoineAvenue Rhin et Danube
patrimoineAvenue Sambre et Meuse
patrimoineBoulevard Roquelaure
patrimoineBoulevard Sadi Carnot
patrimoineChemin d'Arcadie
patrimoineChemin de Bareillac
patrimoineChemin de Baron
patrimoineChemin de Barran
patrimoineChemin de Bataillé
patrimoineChemin de Bégué
patrimoineChemin de Berdoulet
patrimoineChemin de Berry
patrimoineChemin de Bigaoudère
patrimoineChemin de Bouscassé
patrimoineChemin de Carras
patrimoineChemin de Claire Fontaine
patrimoineChemin de Clarac
patrimoineChemin de Commère Martin
patrimoineChemin de Duran
patrimoineChemin de Gaouère
patrimoineChemin de Gaubert
patrimoineChemin de Guillemère
patrimoineChemin de Hargues
patrimoineChemin de Hourtané
patrimoineChemin de Jalis
patrimoineChemin de Labadie
patrimoineChemin de la Baronne
patrimoineChemin de la Bourdette
patrimoineChemin de la Cahuze
patrimoineChemin de la Caillaouère
patrimoineChemin de la Coume
patrimoineChemin de la Fontaine de Lagors
patrimoineChemin de Lagors
patrimoineChemin de la Hount de Rey
patrimoineChemin de la Hure
patrimoineChemin de Landon
patrimoineChemin de la Nuit
patrimoineChemin de la Pause
patrimoineChemin de la Pétarasse
patrimoineChemin de la Petite Baronne
patrimoineChemin de l'Arçon
patrimoineChemin de la Réthourie
patrimoineChemin de l'Argile
patrimoineChemin de la Ribère
patrimoineChemin de la Terrère
patrimoineChemin de la Tourette
patrimoineChemin de l'Auloue
patrimoineChemin de Lavacant
patrimoineChemin de Lescat
patrimoineChemin de l'Hermitage
patrimoineChemin de Lucante
patrimoineChemin de Lussan
patrimoineChemin de Maillossis
patrimoineChemin de Malartic
patrimoineChemin de Marin
patrimoineChemin d'Embats
patrimoineChemin de Molas
patrimoineChemin de Montbernat
patrimoineChemin de Montégut
patrimoineChemin d'Empeyrouton
patrimoineChemin d'Empitrac
patrimoineChemin de Naréoux
patrimoineChemin de Nasque
patrimoineChemin de Nauban
patrimoineChemin d'Engachies
patrimoineChemin d'Enguilhemot
patrimoineChemin de Nourric
patrimoineChemin de Paquetayre
patrimoineChemin de Pessan
patrimoineChemin de Pigeon-Blanc
patrimoineChemin de Plaisance
patrimoineChemin de Pontac
patrimoineChemin de Ransan
patrimoineChemin de Roquelaure
patrimoineChemin de Rouan
patrimoineChemin de Roubin
patrimoineChemin de Rouméguère
patrimoineChemin de Saint-Bertranet
patrimoineChemin de Saint-Christeau
patrimoineChemin de Saint-Cricq
patrimoineChemin de Saintes
patrimoineChemin de Samayran
patrimoineChemin des Arriouets
patrimoineChemin des Arrouillères
patrimoineChemin des Cabanes
patrimoineChemin des Camasses
patrimoineChemin des Courrèges
patrimoineChemin des Taps
patrimoineChemin de Suchan
patrimoineChemin de Tailladis
patrimoineChemin de Tarrabusque
patrimoineChemin de Terraube
patrimoineChemin de Testas
patrimoineChemin de Tougey
patrimoineChemin de Villeneuve
patrimoineChemin d'Izandon
patrimoineChemin du Balent
patrimoineChemin du Barrail
patrimoineChemin du Bois d'Auch
patrimoineChemin du Bois du Couget
patrimoineChemin du Broc de l'Agaco
patrimoineChemin du Cascarot
patrimoineChemin du Cougeron
patrimoineChemin du Couget
patrimoineChemin du Coulon
patrimoineChemin du Cussouau
patrimoineChemin du Haget
patrimoineChemin du Haut-Lieu
patrimoineChemin du Hol
patrimoineChemin du Jalis
patrimoineChemin du Louret
patrimoineChemin du Moulin à Vent de Saint-Cricq
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin de la Ribère
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin de Troyes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Beaulieu
patrimoineChemin du Petit Berry
patrimoineChemin du Petit Couget
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Plan de Terraube
patrimoineChemin du Pountet
patrimoineChemin du Seilhan
patrimoineChemin du Tuco
patrimoineChemin Monlaur
patrimoineChemin Mouloudji
patrimoineGiratoire de l'Ordre National du Mérite
patrimoineImpasse Alphonse Lloret
patrimoineImpasse Amiral Bugard
patrimoineImpasse André Cayatte
patrimoineImpasse André Gide
patrimoineImpasse Arago
patrimoineImpasse Beaumarchais
patrimoineImpasse Boué de Lapeyrère
patrimoineImpasse Brune
patrimoineImpasse Châteaubriand
patrimoineImpasse Chelère
patrimoineImpasse d'Alouette
patrimoineImpasse d'Angerville
patrimoineImpasse d'Armagnac
patrimoineImpasse d'Assas
patrimoineImpasse de Brau
patrimoineImpasse de Colmar
patrimoineImpasse de Gascogne
patrimoineImpasse de la Baronne
patrimoineImpasse de Labourdette
patrimoineImpasse de la Marne
patrimoineImpasse de la Poudrière
patrimoineImpasse de l'Arçon
patrimoineImpasse de la Réthourie
patrimoineImpasse de la Ribère
patrimoineImpasse de la Somme
patrimoineImpasse de la Tranquillité
patrimoineImpasse de l'Égalité
patrimoineImpasse de l'Yser
patrimoineImpasse d'Engachies
patrimoineImpasse de Plaisance
patrimoineImpasse Desaix
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Fruitiers
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse Désirât
patrimoineImpasse des Mangounets
patrimoineImpasse des Pyrénées
patrimoineImpasse Dessoles
patrimoineImpasse du Barrail
patrimoineImpasse du Broc Neuf
patrimoineImpasse Ducos du Hauron
patrimoineImpasse du Couget
patrimoineImpasse du Docteur Branet
patrimoineImpasse du Docteur Georges Puechberty
patrimoineImpasse du Foirail
patrimoineImpasse Dugommier
patrimoineImpasse du Grison
patrimoineImpasse du Jalis
patrimoineImpasse du Petit Ferris
patrimoineImpasse du Plateau de Lescat
patrimoineImpasse du Rond-Point des Justes
patrimoineImpasse du Seilhan
patrimoineImpasse du Sicard
patrimoineImpasse du Vignoble
patrimoineImpasse Edmond Michelet
patrimoineImpasse Féart
patrimoineImpasse Fermat
patrimoineImpasse Guy Labedan
patrimoineImpasse Jérôme Cuzin
patrimoineImpasse Labadie
patrimoineImpasse Lacépède
patrimoineImpasse Lafayette
patrimoineImpasse Landon
patrimoineImpasse Larougeat
patrimoineImpasse Lavoisier
patrimoineImpasse Linné
patrimoineImpasse Loguet
patrimoineImpasse Marc Chagall
patrimoineImpasse Marguerite Orcival
patrimoineImpasse Montesquieu
patrimoineImpasse Pierre Cadéac
patrimoineImpasse Pollard
patrimoineImpasse René Clair
patrimoineImpasse Ronsard
patrimoineImpasse Roumeguère
patrimoineImpasse Saint-Martin
patrimoineImpasse Salvandy
patrimoineImpasse Soulan du Barrail
patrimoineImpasse Subervie
patrimoineImpasse Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Mouzon
patrimoinePassage de Landon
patrimoinePassage de l'Escourre
patrimoinePassage Gérard de Nerval
patrimoinePassage Jean Bourrec
patrimoinePassage Joseph Chénier
patrimoinePassage Paul Brana
patrimoinePassage Tourterelle
patrimoinePasserelle Masséna
patrimoinePasserelle Saint-Pierre
patrimoinePlace Arnaud Denjoy
patrimoinePlace Barbès
patrimoinePlace Betclar
patrimoinePlace Corneille
patrimoinePlace de la Côte des Neiges
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Légion Étrangère
patrimoinePlace de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Liberté
patrimoinePlace de la Main Verte
patrimoinePlace de l'Ancien Foirail
patrimoinePlace de la Porte Trompette
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Terrade
patrimoinePlace de la Treille
patrimoinePlace Denfert-Rochereau
patrimoinePlace des Carmélites
patrimoinePlace des Roitelets
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du 14 Juillet
patrimoinePlace du Caillou
patrimoinePlace du Docteur Alexandre Yersin
patrimoinePlace du Foirail
patrimoinePlace du Préfet Claude Erignac
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace Garibaldi
patrimoinePlace Gérard Philipe
patrimoinePlace Jean David
patrimoinePlace Ledru Rollin
patrimoinePlace Louis Blanc
patrimoinePlace Marceau
patrimoinePlace Maréchal Lannes
patrimoinePlace Patrice Brocas
patrimoinePlace Paul Descomps
patrimoinePlace Puits de Mothe
patrimoinePlace René Maret
patrimoinePlace Salinis
patrimoinePlace Saluste du Bartas
patrimoinePlace Villaret Joyeuse
patrimoinePlaine d'Ordan
patrimoinePont de Lagarrasic
patrimoinePont de la Treille
patrimoinePont du Prieuré
patrimoinePorte d’Arton
patrimoinePousterle de las Oumetos
patrimoinePousterle de l'Est
patrimoinePousterle de Paris
patrimoinePousterle des Couloumats
patrimoinePromenade Claude Desbons
patrimoinePromenade Michel Combe
patrimoineQuai de la Révolution
histoireQuai des Marronniers
patrimoineQuai Lissagaray
patrimoineQuartier de l'Arnaudé
patrimoineRond-Point des Justes
patrimoineRoute d'Agen
patrimoineRoute de Barran
patrimoineRoute de Duran
patrimoineRoute de l’Arçon
patrimoineRoute de Lavacant
patrimoineRoute d'Engachies
patrimoineRoute de Pessan
patrimoineRoute de Roquelaure
patrimoineRoute de Saint-Cricq
patrimoineRoute de Tarbes
patrimoineRoute de Toulouse
patrimoineRoute de Vic
patrimoineRoute de Vic-Fezensac
patrimoineRoute du Bois d'Auch
patrimoineRue Abbé de Montesquiou
patrimoineRue Abel Gardey
patrimoineRue Abel Sarramiac
patrimoineRue Adrien Nux
patrimoineRue Aimé Césaire
patrimoineRue Alain Fournier
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Schweitzer
patrimoineRue Alem Rousseau
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Amiral Bugard
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Cayatte
patrimoineRue André Daguin
patrimoineRue André Gide
patrimoineRue André Jolivet
patrimoineRue André Pere
patrimoineRue Anne Frank
patrimoineRue Antonin Bordes
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Arexy
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Aristote
patrimoineRue Arnaud de Moles
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Augusta
patrimoineRue Auguste Sempé
patrimoineRue Balech
patrimoineRue Barbanègre
patrimoineRue Barbara
patrimoineRue Barbès
patrimoineRue Batbie
patrimoineRue Baudin
patrimoineRue Bazillac
patrimoineRue Belleforest
patrimoineRue Béranger
patrimoineRue Berlioz
patrimoineRue Bernadotte
patrimoineRue Bernard Palissy
patrimoineRue Berwick
patrimoineRue Biscarra
patrimoineRue Bitche
patrimoineRue Blaise Pascal
patrimoineRue Bobillot
patrimoineRue Boissy d'Anglas
patrimoineRue Bonnail
patrimoineRue Brune
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Buzenval
patrimoineRue Cailhava
patrimoineRue Calmette et Guérin
patrimoineRue Cambon
patrimoineRue Camerone
patrimoineRue Camille Desmoulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Camille Saint-Saëns
patrimoineRue Cardinal de Tournon
patrimoineRue Caumont
patrimoineRue Championnet
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Charcot
patrimoineRue Charles Cros
patrimoineRue Charles Nicolle
patrimoineRue Charles Samaran
patrimoineRue Charras
patrimoineRue Chelère
patrimoineRue Cicéron
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Claude Nougaro
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Clément Marot
patrimoineRue Colette Besson
patrimoineRue Coquille
patrimoineRue Cuvier
patrimoineRue Daignan du Sendat
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue d'Angerville
patrimoineRue Daniel Toscan du Plantier
patrimoineRue d'Armagnac
patrimoineRue d'Artagnan
patrimoineRue Darwin
patrimoineRue d'Assas
patrimoineRue d'Astorg
patrimoineRue Daumesnil
patrimoineRue de Bapaume
patrimoineRue de Barran
patrimoineRue de Bataillé
patrimoineRue de Bazeilles
patrimoineRue de Blazy
patrimoineRue de Boubée
patrimoineRue Debussy
patrimoineRue de Champigny
patrimoineRue de Châteaudun
patrimoineRue de Colmar
patrimoineRue de Dijon
patrimoineRue de Florence
patrimoineRue Degers
patrimoineRue de Juillan
patrimoineRue de la Baronne
patrimoineRue de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue de l'Amiral Péphau
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de las Hilletos
patrimoineRue de la Somme
patrimoineRue de la Ténarèze
patrimoineRue de la Tranquillité
patrimoineRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Escourre
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue d'Embaquès
patrimoineRue de Meilhan
patrimoineRue de Memmingen
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue de Parmain
patrimoineRue d'Épernon
patrimoineRue de Pesquidoux
patrimoineRue de Roclincourt
patrimoineRue Desaix
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Canaris
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Cigognes
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patrimoineRue des Collines
patrimoineRue des Cormorans
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patrimoineRue des Grazes
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patrimoineRue Désirat
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Loriots
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Moineaux
patrimoineRue des Mousquetaires
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Pénitents Bleus
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Rouge Gorges
patrimoineRue des Sittelles
patrimoineRue Dessoles
patrimoineRue des Tarins
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue d'Etigny
patrimoineRue de Valmy
patrimoineRue d'Héricourt
patrimoineRue Diderot
patrimoineRue Docteur Roux
patrimoineRue Docteur Samalens
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 24 Février
patrimoineRue du 88ème
patrimoineRue du 8 Mai
patrimoineRue du Bataillon de l'Armagnac
patrimoineRue du Bon Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
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histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lannelongue
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patrimoineRue Pagodéoutès
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Patrice Brocas
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patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Victor Masse
patrimoineRue Vieille Pousterle
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patrimoineRue Vincent Van Gogh
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