Rues de Aucamville
223 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Abbé Firmin galabert
patrimoineAire de repos du péage de Toulouse Nord
patrimoineAutoroute des Deux Mers
patrimoineAvenue de Fronton
patrimoineAvenue de Lacourtensourt
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue des États-Unis
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue de Toulouse
patrimoineAvenue du Parc
patrimoineAvenue du Sers
patrimoineAvenue Salvador Allende
patrimoineBoulevard du 19 Mars
patrimoineBoulevard du Mur de Ronde
patrimoineChemin André Salvy
patrimoineChemin Anne Salle
patrimoineChemin Auguste Gratian
patrimoineChemin Bellegarrigues
patrimoineChemin Camparnaud
patrimoineChemin d'Azas
patrimoineChemin de Croix Bénite
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patrimoineChemin de la Brousse
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patrimoineChemin de la chartresse
patrimoineChemin de la Favasse
patrimoineChemin de la Goudonne
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patrimoineChemin de la Rougette
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patrimoineChemin de Saint Pierre de merdans
patrimoineChemin des Bourdettes
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patrimoineChemin d'escufès
patrimoineChemin des Parrages
patrimoineChemin des pessots
patrimoineChemin des Sigalières
patrimoineChemin Dortis
patrimoineChemin du Canalet
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Courrensol
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Nan
patrimoineChemin du radier
patrimoineChemin du Ramier
patrimoineChemin Laurent
patrimoineChemin Méric
patrimoineChemin Salvayre
patrimoineCité de la Rougette
patrimoineImpasse Albert Camus
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Bellegarrigues
patrimoineImpasse Cantegril
patrimoineImpasse Catherine
patrimoineImpasse Charles Perrault
patrimoineImpasse de la Buissaie
patrimoineImpasse de la Noria
patrimoineImpasse de la Paix
patrimoineImpasse de la Plaine
patrimoineImpasse de la Rose
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse de Lespinasse
patrimoineImpasse de Mazurié
patrimoineImpasse des 4 Vents
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Buis
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Chardons
patrimoineImpasse des Chaumières
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Daturas
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Floralies
patrimoineImpasse des Framboisiers
patrimoineImpasse des Horticulteurs
patrimoineImpasse Desire Payen
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Maraichers
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse Dominique Pélissier
patrimoineImpasse du Héron Cendré
patrimoineImpasse du Lac
patrimoineImpasse du Printemps
patrimoineImpasse du Tibiran
patrimoineImpasse Fernand Azais
patrimoineImpasse Gardes Naudy
patrimoineImpasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Got
patrimoineImpasse Jean Prouvé
patrimoineImpasse Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Laurent
patrimoineImpasse Lichard
patrimoineImpasse Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Impasse Lucien Pomarède
patrimoineImpasse Manet
patrimoineImpasse Mozart
patrimoineImpasse Muratet
patrimoineImpasse Nicole
patrimoineImpasse Paul Gauguin
patrimoineImpasse Paul Langevin
patrimoineImpasse Pavan
patrimoineImpasse Raymond Loewy
patrimoineImpasse Rembrandt
patrimoineImpasse René Arnaud
patrimoineImpasse Salvayre
patrimoineImpasse Simon Abadie
patrimoineLotissement L'Isalgue
patrimoinePlace Alphonse Daudet
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Peupleraie
patrimoinePlace de l'Aubépine
patrimoinePlace de la Vilette
patrimoinePlace de Montségur
patrimoinePlace de Quérigut
patrimoinePlace des Aîné du Côteau Fleuri
patrimoinePlace des Alouettes
patrimoinePlace des Argousiers
patrimoinePlace des Chardonnerets
patrimoinePlace des Chèvrefeuilles
patrimoinePlace des Eglantiers
patrimoinePlace des Fauvettes
patrimoinePlace des Goëlands
patrimoinePlace des Mésanges
patrimoinePlace des Muriers
patrimoinePlace des Pinsons
patrimoinePlace des Primevères
patrimoinePlace des Pyrénées
patrimoinePlace d'Occitanie
patrimoinePlace du Chant du Merle
patrimoinePlace Henri Cayrou
patrimoinePlace Jean-Louis Bazerque
patrimoinePlace Joseph Nougein
patrimoinePlace Louis Aragon
patrimoineRoute/Avenue de Fronton
patrimoineRoute de Beaumont
patrimoineRoute de Fronton
patrimoineRoute de Grenade
patrimoineRoute de Grisolles
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Saint-Cezert
patrimoineRoute de Saint-Cézert
patrimoineRoute de Verdun
patrimoineRoute du Burgaud
patrimoineRue Abbé Firmin Calabert
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Reste
patrimoineRue André Restes
patrimoineRue Biaugette
patrimoineRue Canto Laouzeto
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue de la Bardouquine
patrimoineRue de la Bouquetière
patrimoineRue de la Châtaigneraie
patrimoineRue de la Clé des Champs
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Huppe
patrimoineRue de la Pompe
patrimoineRue de l'Europe
patrimoineRue de Padouens
patrimoineRue des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Rue des Aigrettes
patrimoineRue des Catalpas
patrimoineRue des Chênes
natureRue des Coquelicots
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Micocouliers
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Serres
patrimoineRue des Tilleuls
natureRue d'Oc
patrimoineRue d'Occitanie
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Bois Fleuri
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Capitoul
patrimoineRue du Carrelot
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Clair Matin
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Général Maurel
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Puits du Bourg
patrimoineRue du Vent d'Autan
patrimoineRue Eugène Sicre
patrimoineRue Françoise
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean-François Millet
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jules Ferry
patrimoineRue Louis Bréguet
patrimoineRue Noël Lacans
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Majorel
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Roland Garros
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineTerrasses de Jules
patrimoine