Rues de Asquins
50 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin d'Asnières-sous-Bois à Asquins
patrimoineChemin d'Asnières-sous-Bois à Vézelay
patrimoineChemin d'Asquins à Vézelay
patrimoineChemin de Brûle-Goué
patrimoineChemin de Chauffour
patrimoineChemin de Ferreau Laidiot
patrimoineChemin de Givry à Nanchèvre
patrimoineChemin de la Bretache
patrimoineChemin de la Canotte
patrimoineChemin de la Cordelle
patrimoineChemin de la Croix-Beau
patrimoineChemin de la Croix Blanche
patrimoineChemin de la Ruée des Gallois
patrimoineChemin de la Sainte-Croix à Asquins
patrimoineChemin de Nanchèvre à Domecy
patrimoineChemin de Nanchèvre à Givry
patrimoineChemin de Saint-Jacques
patrimoineChemin de Saint-Père à Givry
patrimoineChemin des Mathelins
patrimoineChemin de sur les Cloitres
patrimoineChemin de Vézelay à Asquins
patrimoineChemin du Bois de Chauffour
patrimoineChemin du Genevre
patrimoineChemin du Verger du Pain
patrimoineGrande Rue
patrimoinePlace de la Croix d'Asquins
patrimoinePlace Saint-Luc Martin
patrimoinePlace sous l'Orme
patrimoineRoute d'Asquins
patrimoineRoute de Brosses
patrimoineRoute de Givry
patrimoineRoute de la Grangeotte
patrimoineRoute des Chaumots
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue de la Bouillère
patrimoineRue de la Chardenaude
patrimoineRue de la Chêvrerie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine Bouillère
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Tannerie
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Soeurs
patrimoineRue de Vézelay
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Traversière
patrimoine