Rues de Aspet
124 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue Gallieni
patrimoineCarré de la République
patrimoineChemin Col de la Husse
patrimoineChemin Col de Louzet
patrimoineChemin d'Adèle
patrimoineChemin de Campagne
patrimoineChemin dech-har
patrimoineChemin de Clarin
patrimoineChemin de Comminges
patrimoineChemin de Courrèges
patrimoineChemin de Gaillardet
patrimoineChemin de Giret
patrimoineChemin de la Grotte
patrimoineChemin de la Hountique
patrimoineChemin de las Graouères
patrimoineChemin de las Tachouères
patrimoineChemin de las Vignes
natureChemin de la Teillède
patrimoineChemin de Manac
patrimoineChemin de Maneyre
patrimoineChemin de Marie
patrimoineChemin de Micas
patrimoineChemin de Montachoué
patrimoineChemin de Mounicouéou
patrimoineChemin d'Empedouze
patrimoineChemin de Ouéillas
patrimoineChemin de Palo Grano
patrimoineChemin de Plantin à Tourette
patrimoineChemin de Rigopet
patrimoineChemin de Sarradère d'En Haut
patrimoineChemin de Sarreuilhe
patrimoineChemin d'Escach
patrimoineChemin d'Escouloumès
patrimoineChemin d'Escugnos
patrimoineChemin des Lannes
patrimoineChemin des Morts
patrimoineChemin d'Esplas
patrimoineChemin des Serres
patrimoineChemin des Tourettes
patrimoineChemin de Tailleher
patrimoineChemin Direct Pène Nère
patrimoineChemin d'Izaut à Soueich
patrimoineChemin du Barradas
patrimoineChemin du Cap de la Coste
patrimoineChemin du Cot det Traouès
patrimoineChemin du Pouech
patrimoineCôte de Balejon
patrimoineGrande Rue Augustus Saint-Gaudens
patrimoineImpasse de Balejon
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de Castérès
patrimoineImpasse de Coularan
patrimoineImpasse de Fontagnères
patrimoineImpasse de la Bourdette
patrimoineImpasse de la Chapelle de Miègecoste
patrimoineImpasse Dela Det Ger
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Loubère
patrimoineImpasse de la Ruzole
patrimoineImpasse de la Serre d'Arroutge
patrimoineImpasse de las Vignes
natureImpasse de Peyrelatte
patrimoineImpasse de Pique Poque
patrimoineImpasse de Rouzet
patrimoineImpasse de Sarradère d'En Bas
patrimoineImpasse de Sarradère d'En Haut
patrimoineImpasse des Papillons
patrimoineImpasse du Cimetière
patrimoineImpasse du Fond de la Rouère
patrimoineImpasse du Ger
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Plan de Portes
patrimoineImpasse du Prat de la Hount
patrimoineLa Cour du Pont
patrimoineLotissement l'Orée du Bois
patrimoinePassage de Fontagnères
patrimoinePassage de la Chapelle
patrimoinePassage de la Ligne
patrimoinePassage Joseph Ruau
patrimoinePlace de la Chapelle
patrimoinePlace de l'Eglise
patrimoinePlace du 19 Mars
patrimoinePlace du Pré Commun
patrimoinePlace Général Barès
patrimoinePlace Jean Fauroux
patrimoinePlace Joseph Ruau
patrimoinePlace Peyrot
patrimoinePlace Ruau
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoineRoute de Goua
patrimoineRoute de la Ligne
patrimoineRoute de Milhas
patrimoineRoute de Raoux
patrimoineRoute de Sengouagnet
patrimoineRoute de Soueich
patrimoineRoute d'Estadens
patrimoineRoute d'Izaut-de-l'Hôtel
patrimoineRoute du Col de Larrieu
patrimoineRoute Forestière de Paloumère
patrimoineRue André Bouéry
patrimoineRue Armand Latour
patrimoineRue Cardinal Sourrieu
patrimoineRue de la carrère
patrimoineRue de la Cazalère
patrimoineRue de la Pince à Linge
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de l'Ecole
patrimoineRue de Paloumère
patrimoineRue de Pène Nère
patrimoineRue de Sarradère
patrimoineRue d'escouteil
patrimoineRue des Fosses
patrimoineRue du 19 Mars
patrimoineRue du Carillon
patrimoineRue du Coustet
patrimoineRue du Pré Communn
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Ruelle Catherine de Coarraze
patrimoineRue Madame
patrimoineRue Monetuc
patrimoineSentier de Micas
patrimoineSentier du Barradas
patrimoineVieux Chemin du Pouech
patrimoine