Rues de Aslonnes
65 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Touche
patrimoineAllée des Promeneurs
patrimoineAllée des Prunus
patrimoineChemin de Danlot
patrimoineChemin de l'Aumônier
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de Rocheboeuf
patrimoineChemin des Gilardières
patrimoineChemin des Petits Prés
patrimoineChemin des Teilles
patrimoineChemin du Pin
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin rural
patrimoineChemin rural n°46
patrimoineChemin rural n°57
patrimoineChemin rural n°58
patrimoineChemin rural n°63
patrimoineImpasse de la Grange
patrimoineImpasse de la Poupardière
patrimoineImpasse de la Touche
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Pie Noire
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Goulet
patrimoineImpasse du Poiré
patrimoineImpasse du Sentier
patrimoinePlace de l'Ancienne Mairie
patrimoineRoute Américaine
patrimoineRoute d'Aslonnes
patrimoineRoute de Château Larcher
patrimoineRoute de Gizay
patrimoineRoute de Jouarenne
patrimoineRoute de la Sarmandière
patrimoineRoute de Laverré
patrimoineRoute de la Villedieu
patrimoineRoute de Marçay
patrimoineRoute de Port Laverre
patrimoineRoute de Pouzac
patrimoineRoute de Vaintray
patrimoineRoute de Vivonne
patrimoineRoute du Prieuré
patrimoineRue de Cordonnier
patrimoineRue de la Bergère
patrimoineRue de la Berlanderie
natureRue de la Colonnerie
patrimoineRue de la Douce
patrimoineRue de la Fontaine Bruant
patrimoineRue de l'Ancien Commerce
patrimoineRue de la Touche
patrimoineRue de l'église
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Anciennes Écoles
patrimoineRue des Champs Rouges
patrimoineRue des Chenevières
natureRue des Deux Communes
patrimoineRue des Jardins de Puygrenioux
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue du Goulet
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Porteau
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Paul Préaux
patrimoineRue Principale
patrimoine