Rues de Artix
148 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Bois
patrimoineAvenue de Castille
patrimoineAvenue de Cescau
patrimoineAvenue de la 2e Division Blindée
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de l'Aulouze
patrimoineAvenue des Anciens Combattants d'Algérie
patrimoineAvenue de Sarrailh
patrimoineAvenue de Serres
patrimoineAvenue de Serres Sainte-Marie
patrimoineAvenue des Fleurs
patrimoineAvenue des Pyrénées
patrimoineAvenue de Suzon
patrimoineAvenue du 18e Régiment d'Infanterie
patrimoineAvenue du Corps-Franc Pommiès
patrimoineAvenue Edmond Rostand
patrimoineAvenue Gaston Fébus
patrimoineAvenue Gaston IV de Béarn
patrimoineAvenue Maréchal Leclerc de Hautecloque
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Poumayou
patrimoineBoulevard Rhin et Danube
patrimoineCami Deus Poueys
patrimoineCami Salié
patrimoineChemin Bellevue
patrimoineChemin Campagne
patrimoineChemin de Cambayou
patrimoineChemin des Bois du Castérot
patrimoineChemin des Demoiselles
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Saligot
patrimoineChemin Pedelahore
patrimoineCité Dufau
patrimoineCité Pondix
patrimoineClos des Pyrénées
patrimoineCôte du Castérot
patrimoineDrive
patrimoineImpasse Baradat
patrimoineImpasse Beau Soleil
patrimoineImpasse Candaüs
patrimoineImpasse Casala
patrimoineImpasse de la 2e Division Blindée
patrimoineImpasse de Sarrailh
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Colchiques
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Oeillets
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Castérot
patrimoineImpasse Dufau
patrimoineImpasse du Gouadaulaü
patrimoineImpasse du Jasmin
patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Pic d'Anie
patrimoineImpasse du Pic d'Orhy
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse Henri II d'Albret
patrimoineImpasse la Bruyère
patrimoineImpasse Larrecq
patrimoineImpasse Poumayou
patrimoineLa Pyrénéenne
patrimoineLivraisons
patrimoineLotissement Clos du Chourrut
patrimoineLotissement de la Piscine
patrimoineLotissement des Pyrénées
patrimoineLotissement Domaine de la Cheneraie
natureLotissement La Commanderie des Templiers
patrimoineLotissement Lamothe
patrimoineLotissement Lapuyade
patrimoineLotissement las Grabes
patrimoineLotissement la Termière
patrimoineLotissement Lavignasse
patrimoineLotissement les Jardins de la Coste
patrimoineLotissement Lous Mesples
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rond-Point de la Patte d'Oie
patrimoineRond-Point du Sacedon
patrimoineRond-Point du Souvenir Français
patrimoineRoute d'Arthez de Béarn
patrimoineRoute de Cescau
patrimoineRoute de la Côte de Pondix
patrimoineRue Baradat
patrimoineRue Caup
patrimoineRue de Fourticot
patrimoineRue de Kulor
patrimoineRue de la Bie Cabe
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Patte d'Oie
patrimoineRue de la Porte Neuve
patrimoineRue de l'Arrécat
patrimoineRue de l'Aulouzette
patrimoineRue de Lavignasse
patrimoineRue de Pondix
patrimoineRue des Berges
patrimoineRue des Coucous
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Vignes
natureRue des Violettes
patrimoineRue du 34e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 49e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du Bourdet
patrimoineRue du Candaüs
patrimoineRue du Cap de Lalanne
patrimoineRue du Castéra
patrimoineRue du Castérot
patrimoineRue du Chourrut
patrimoineRue du Cuyala
patrimoineRue Dufau
patrimoineRue du Galoupé
patrimoineRue du Gave
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lys
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pic du Midi
patrimoineRue du Poumet
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Touyarot
patrimoineRue Félix et Charles Moureu
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Henri II d'Albret
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Ingres
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Larrecq
patrimoineRue Marcel Dassault
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Montaigne
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Roger Lapassade
patrimoineRue Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.