Rues de Arles-sur-Tech
119 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Grotte
patrimoineAllée de Rive Male
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de l'Alzine Rodone
patrimoineAvenue de las Indis
patrimoineAvenue du Haut Vallespir
patrimoineAvenue du Vallespir
patrimoineAvenue Louis Moli
patrimoineAvenue Pierre Bergé
patrimoineBaills de la Mairie
patrimoineBaills du Jeu de Paume
patrimoineBaills Jean-Baptiste Barjau
patrimoineBaills Jean Vilar
patrimoineBaills Pallarès
patrimoineBarri d'Avall
patrimoineBoulevard du Riuferrer
patrimoineCamí de Cougoulère
patrimoineCamí de la Palanca
patrimoineCamí de Sant Pere
patrimoineCamí des Esquirols
patrimoineCarrer del Canal Exqueixos
patrimoineCarrer del Moli d'en Biosa
patrimoineCarrer del Niu
patrimoineCarrer dels Tretze Vents
patrimoineCarriera de la Tramuntana
patrimoineCarriera Del Camp de la Teularia
patrimoineCaseta de l'Abat
patrimoineChemin Cascade
patrimoineChemin d'Alzine-Rodone
patrimoineChemin de la Chapelle de Santa Engrâcia
patrimoineChemin de la Chapelle Santa Engracia (Variante)
patrimoineChemin de la Rodella
patrimoineChemin du Mas Pecans
patrimoineChemin du Pin Parasol
patrimoineDomaine de la Batille
patrimoineEl Carrero
patrimoineImpasse Can Tapis
patrimoineImpasse de Cougoulère
patrimoineImpasse de la Rive
patrimoineImpasse de la Sardane
patrimoineImpasse du Pont Neuf
patrimoineLa Place
patrimoinePassage de la Coquinière
patrimoinePiste du Fort des Bains
patrimoinePiste Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame
patrimoinePlaça Josep Sebastià Pons
patrimoinePlacette d'Avall
patrimoinePla d'en Torre
patrimoinePont de Can Bia
patrimoineRoute d'Arles-sur-Tech à Coustouges
patrimoineRoute de la Batllie
patrimoineRoute de la Cugullade
patrimoineRoute de Montalba
patrimoineRoute du Mas Draguines
patrimoineRoute du Riuferrer
patrimoineRue Arnal
patrimoineRue de Barri d'Amont
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Dourdouil
patrimoineRue de l'Abbé Arnulfe
patrimoineRue de la Clotte
patrimoineRue de la Cugullade
patrimoineRue de la Fontete
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Foun d'Avall
patrimoineRue de la Llose
patrimoineRue de la Moisson
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de las Guardia
patrimoineRue de l'Horte
patrimoineRue de l'Oranger
patrimoineRue de l'Oueille
patrimoineRue des 3 Frères Pams
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Cerisiers
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fêtes
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Pardalets
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Rossignols
patrimoineRue des Simiots
patrimoineRue des Usines
patrimoineRue des Verts Pommiers
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Belmaig
patrimoineRue du Bernadou
patrimoineRue du Calciné
patrimoineRue du Canigou
patrimoineRue du Cloître
patrimoineRue du Cortal
patrimoineRue du Gymnase
patrimoineRue du Haut Calciné
patrimoineRue du petit Can Baget
patrimoineRue du Ribéral
patrimoineRue du Tech
patrimoineRue Jordi Barre
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue lo Pardal
patrimoineRue Madame Vilanova
patrimoineRue Magnard
patrimoineRue Molí del Oli
patrimoineRue Montanyes Régalades
patrimoineRue Muntanyes Regaladas
patrimoineRue Paul Capdeville
patrimoineRue Pin Soula de Cougoulère
patrimoineRue René Mur
patrimoineRue Roque Soubre
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Sauveur
patrimoineRue Truja
patrimoineRue Venance Paraire
patrimoineSentier du Piton de Belmatx
patrimoineTraverse Albert Rouge
patrimoine