Rues de Ardenay-sur-Mérize
40 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien Chemin de Parigné à Ardenay
patrimoineChemin de Challes au Breil-sur-Mérize
patrimoineChemin de la Croix du Gué de Fasonne
patrimoineChemin de la Vallée au Gué Boussas par Grand Bois Loudon
patrimoineChemin de Monfort
patrimoineChemin de Monfort-le-Gesnois à Parigné-l'Évêque
patrimoineChemin de Monfort-le-Gesnois à Surfonds
patrimoineChemin de Parigné l'Évêque à Monfort-le-Gesnois
patrimoineChemin de Pont-de-Gennes à Ardenay-sur-Mérize
patrimoineChemin de Saint-Denis du Tertre aux Faux
patrimoineChemin des Loudonneaux au Freteau
patrimoineChemin de Surfonds à Monfort-le-Gesnois
patrimoineChemin du Bas Tertre
patrimoineChemin du Breil-sur-Mérize à Challes
patrimoineChemin du Gué de Brias
patrimoineChemin du Ronceray
patrimoineClos du Levant
patrimoineClos du Petit Levant
patrimoineDomaine de la Grassinière
patrimoineLa Vinette
patrimoineLe Champ du Verger
patrimoineLe Clos des Merisiers
patrimoinePlace Saint-Hilaire
patrimoineRoute d'Ardenay-sur-Mérize à Connerré
patrimoineRoute de la Rainière
patrimoineRoute de Parigné
patrimoineRoute de Saint-Mars-la-Brière à Soulitré
patrimoineRoute des Genêts d'Or
patrimoineRoute de Soulitré
patrimoineRue de la Mérize
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Freteaux
patrimoineRue des Genêts d'Or
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue du Lavoir
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Pont de Pierre
patrimoineRue du Vieux Puits
patrimoineRuelle des Jardins
patrimoine